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 Bibliothèque ☍ La philo pour les nuls, en vente chez votre marchand de journaux.

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Mais en réalité, je suis
Invité
MessageSujet: Bibliothèque ☍ La philo pour les nuls, en vente chez votre marchand de journaux.    Dim 30 Déc - 22:16



La philo pour les nuls


    Le cerveau de la jeune fille était en pleine ébullition. Elle fronçait les sourcils, se mordait les lèvres, se grattait le crâne, tirait la langue, se tripotait les cheveux … Mais rien n’y faisait, les consignes qu’elle avait sous les yeux s’apparentait à du chinois. Et encore, elle aurait eu plus de chances de comprendre cette langue asiatique que de saisir le sens de ce que son professeur de littérature anglaise exigeait d’elle. Si elle continuait à ce rythme, elle risquait de bruler le peu de neurones qui lui restait. Et il ne lui en restait plus beaucoup de neurones.

    Cela faisait plus d’une demi-heure qu’Andréa Williams, 19 ans et toutes ses dents, s’arrachait la crinière à chercher par où prendre une dite-dissertation. D’autant plus qu’elle n’avait d’autre choix que de la rendre pour le lendemain même. Et savoir que le temps n’était pas en sa faveur n’arrangeait en rien sa situation. Elle aurait donné n’importe quoi pour prendre rendez-vous avec ce dernier et d’aboutir à un arrangement avec lui. Il n’aurait qu’à s’arrêter le temps d’un après-midi. Il n'en fallait pas plus pour faire son bonheur. Et puis, c'était pas comme si elle lui demanderait la lune, mais simplement quelques heures supplémentaires. Mais en attendant, puisqu'elle n'avait aucun moyen pour rentrer en contact avec le Temps et qu'elle manquait visiblement de temps pour en chercher un, Andy se voyait obliger d’affronter John Locke et sa fichue philosophie des lumières.

    *BORDEL. En plus, c’est la faute de Lana. J’aurais jamais du la sortir hier, elle m’a encore fait le coup des yeux doux celle-là.*

    Rejetée ses fautes sur les autres ? Mais non, voyons, ce n’était pas le genre de la maison.

    Entre temps, que ce soit à cause de sa chienne ou à cause de sa propre personne, Andy avait préféré allait promener la dite Lana dans les rues de Storybrooke plutôt que de rédiger quoi que ce soit pour ses cours. Dire qu’elle avait toute une semaine pour sa rédaction. Mais bon, notre jeune brunette s’était jugée bien trop occupée pour daigner s’en occuper avant. Tout le monde savait bien que traînait avec sa chienne dans la rue était plus important que tout le reste. Notamment plus important que sa bourse et le risque de la perdre si jamais elle ne réussissait pas son année scolaire.

    *Viens, je me jette par la fenêtre. C’est suffisamment en hauteur, non ?!*

    Et que je relis une énième fois la consigne et que je fais mine de chercher dans un bouquin en feignant comprendre et que je tente de repérer la mouche qui survole allégrement la pièce en enviant son insouciance … Et dans tout cela, pas un mot n’était écrit sur la copie double. De plus, elle avait décidée de déménager temporairement dans la bibliothèque dans le but d’y trouver une atmosphère propice au travail. Surtout que la capacité de concentration de la jeune fille ne dépassait aucunement celle d’un poisson rouge dans un bocal. Ainsi, elle avait espéré qu’élire domicile dans un lieu d’études l’aiderait un tant soit peu. En vain.

    Elle commençait sincèrement à baisser les bras.

    *Shit, j’en peux plus.*

    Plus elle s’enfonçait dans sa réflexion, plus Andy se rendait compte qu’elle risquait de camper en ce lieu toute la nuit. Et encore, cela ne serait pas suffisant.
    Et si elle laissait carrément tomber ses études ? Elle n'aurait plus qu'à contacter le service de déchetterie et y demander ue job de technicien de surface. Elle n’aurait plus qu’à enfiler une combinaison verte ou jaune, selon la tendance, et balayer les trottoirs à longueur de journée. Elle aurait ainsi tout son temps pour promener sa chienne. Même qu’elle pourrait concilier les deux à la fois. Et puis, c’était un métier qui avait vachement de l’ avenir, il ne fallait pas croire le contraire. Hum.

    *Ce n’est pas pour te mettre la pression Andy, mais il est déjà 3H de l’aprem. Et si tu continues à ce rythme, tu ne risques pas d’aller loin. Alors, au lieu d’envisager un changement de carrière, BOSSE.*

    Dans un ultime espoir de motivation, elle se secoua la tête, se gifla intérieurement et replongea son nez dans le bouquin. Elle finirait peut-être bien par y trouver un angle d’attaque et pondre quelque chose de plus ou moins acceptable, d’ici la fin de la journée.
    Rien. Rien. Et toujours rien. Elle ne trouvait rien. De plus, son imagination et son inspiration avaient décidément pris une année sabbatique sans son accord, la laissant dans sa propre bouse jusqu’au cou.

    Elle devrait peut-être envisager, en dernier recours, de séduire son professeur et … espérer un délai supplémentaire. Aussitôt pensé, aussitôt servi. De nombreuses images, tout aussi dégoutantes que déroutantes s’imposèrent à son esprit. Andréa laissa échapper un : « Eurk ! », abandonna fissa cette idée et leva les yeux vers le ciel.

    *Au secooours, je vais péter un câble !*

    Elle ferma le bouquin qu’elle avait en main, violement. Autant passer ses nerfs sur un objet inanimé que de se lever et agresser le premier inconnu venu.

    En attendant, qu’une âme charitable lui vienne en aide avant qu’elle ne finisse par blesser quelqu’un pour de bon.
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« Aislinn Liddell »
Mais en réalité, je suis
Alice au pays des Merveilles
MessageSujet: Re: Bibliothèque ☍ La philo pour les nuls, en vente chez votre marchand de journaux.    Mer 2 Jan - 14:08


    La bibliothèque est un endroit de calme, de silence et de concentration. Vous aussi, vous sentez que cela va coincer quelque part à partir du moment où Aislinn se retrouve dans un tel lieu ? Ne soyons pas mauvaise langue : Aislinn adorait les livres et les bibliothèques. Sans doute, que si Storybrooke avait possédé une bibliothèque elle aurait été ravie d'y passer des heures, d'emprunter des myriades de livres et de quêter des stages et petits boulots. Ce n'était pas le cas et elle était actuellement coincée dans la « bibliothèque » de l'école. La poisse. Beaucoup moins drôle qu'une vraie bibliothèque, et beaucoup trop sérieux pour elle. Travail, travail.

    Les études littéraires, cela veut dire aussi ( surtout, elle avait l'impression ) apprendre le latin, ce qui embêtait beaucoup Aislinn. Est-ce que cela existait, les petits latins ? Des enfants latins qui lisent des histoires en latins? Des contes latins ? Elle n'en avait jamais croisé un seul ! Sans doute que cela existait, les contes existaient toujours dans toutes les cultures, mais... Elle ne voulait pas apprendre ce truc. Apprendre de nouvelles choses, c'était toujours chouette, et elle n'était même pas si mauvaise en latin, d'ailleurs. Pourquoi tirait-elle une telle tête, alors ? Les dictionnaires. Aislinn avait besoin de lutter avec un dictionnaire, ouvrage que les vieilles mégères, qui surveillaient les différents étudiants studieux, interdisaient de sortir de la pièce.

    Aislinn était donc bloquée ici, forcée de passer l'après-midi ici plutôt qu'à la maison, et cette simple constatation l'agaçait. Le latin l'empêchait de rentrer, elle haïssait le latin, CQFD. Elle voulait rentrer au manoir, ou au moins se balader dehors... Pas rester ici, murée dans le silence et entourée de bouquins inintéressants au possible. Tudieu, des cours cela devraient être court. Ou du moins plus court que cela.
    Deux heures. Elle se forçait à rester deux heures ici. Normalement, son devoir pouvait être fait dans ce temps. A la bibliothèque, c'était plus facile de se concentrer et d'avancer vite, pas comme à la maison : elle pouvait le faire. Sauf qu'Aislinn n'avait pas besoin de distraction pour être distraite. Trois pauvres phrases traduites gisaient lamentablement sur sa table. Il en restait plus du double à faire, et il ne lui restait plus qu'une heure, et encore, si elle résistait à l'envie de s'échapper plus tôt que prévu. Autrement dit, elle était dans la panade.

    Concentration. Tout cela était une simple affaire de concentration. Sauf que depuis près d'une demi-heure, Aislinn avait autre chose à regarder que les rayonnages de livres – déjà fort intéressants – les mouches – fort nombreuses, un cadavre devait être caché quelque part - , les branches d'arbres qui cognaient sur les vitres – et la faisaient sursauter – et le vide – captivant, le vide, fascinant. Il y a 36 minutes exactement, selon l'horloge de la pièce, une jeune fille s'était installée non loin d'Aislinn pour travailler. Depuis lors, la rousse observait la jeune fille, son menton appuyé sur sa paume. De temps en temps, elle se rappelait la raison de sa présence en ces lieux, et tournait distraitement une page ou deux du dictionnaire ouvert devant elle, à la recherche d'un mot ou d'un autre. Mais, la plupart du temps, elle se contentait d'observer sa voisine avec attention, et elle tendait le plus discrètement possible le nez vers elle, essayant de deviner ce qu'elle pouvait bien avoir à faire.
    Tout était bon pour se déconcentrer. D'après les livres qu'elle feuilletait avec découragement, elle faisait de la philosophie. Impossible dire son sujet, ou quelle philosophie précisément. Aislinn avait beau tendre le cou, elle ne voyait rien, c'était d'une frustration !

    A chaque fois que l'autre jeune fille levait les yeux de ses livres et de sa feuille – et cela arrivait assez souvent, il faut le dire. Apparemment elles surveillaient la même mouche- Alice retournait fixer le vide et jouer avec son crayon. Peut-être pourrait-elle écrire un conte en latin, elle-même ? Ça, ça serait intéressant ! Elle relèverait le défi : la prochaine fois qu'elle aurait un thème à rendre, elle rendrait bien du latin, mais un conte. Na. Machinalement, son crayon se mit à tracer quelques mots sous sa traduction... Il était une fois...Et voilà, elle était partie pour gribouiller un beau petit conte plein de magie et de... « Eurk ! » Eurk ? Quoi eurk ? L'ogre a vomit ? Aislinn releva la tête avec un léger sursaut : évidemment, elle s'était déjà faite avoir par son propre conte, et avait tout oublié ! Le eurk. D'où pouvait bien provenir le eurk ?

    ...Utilise tes neurones Aislinn, y a eu un eurk et un soupir, et simultanément ta voisine lève les yeux au ciel d'un air désespéré, fais le compte, elle en a marre et elle soupire et émet des bruits étranges pour le montrer. Le paroxysme de la violence fut lorsque la jeune femme ferma le livre qu'elle avait devant elle avec violence, jetant l'éponge. Aislinn grimaça au son, elle détestait qu'on maltraite les livres, cela lui faisait mal. Mais, dans le même temps... cela lui donnait une bonne excuse! Ni une, ni deux, la rouquine se glissa à côté de la jeune femme, et lui adressa un sourire timide :

    « -Qu'est-ce que ce livre peut bien te raconter pour que tu lui fasses ça ? ….Et que tu fasses cette tête désespérée ?... J'espère que je ne te dérange pas ? »





Elle est un petit trésor qu’on aimerait cacher au reste du monde, qu’on garderait pour soi comme un petit talisman porte-bonheur et qu’on porterait tout contre son cœur en cas de coups de blues ou pour des moments bienheureux comme celui-ci.  ♥️ Whale

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