Forum RPG sur la série Once Upon A Time
 
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 ❝ I'd cut your name in my heart ❞ PV

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Mais en réalité, je suis
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MessageSujet: ❝ I'd cut your name in my heart ❞ PV   Ven 22 Mar - 13:21


I'D CUT YOUR NAME
IN MY HEART
Régina Mills & Katerina Moscovitch

Katerina… Katerina, qui es-tu Katerina ? Douce enfant du néant. Ombre sépulcrale d’antan. Katerina, ma douce Katerina, que la vie a écartelée parfois. Pourquoi es-tu si pâle encore ? Serait-ce la fuite de ces jours sans détours, sans recours ? Ou bien l’ivresse d’un avenir déjà avorté ? Katerina, regarde autour de toi, ces êtres, ces âmes aussi noires que l’encre de tes cheveux. Ne vois-tu pas leur course ? L’imminence de leur chute, quand ils se perdent en contemplation futile… Ils ne sont pas mieux que toi, Katerina. Pas mieux, que cette foi décadente. Ils ne sont qu’un éternel au revoir, que le vent balaye au gré du temps…


« Laisse-moi » Nonchalamment, elle rejeta son bras vers l’arrière. Au loin lui parvenait l’écho suppliant d’un homme. Mais elle n’était déjà plus. Peu lui importait. Il y avait elle, le monde et puis les autres autours. Comme autant de petites poussières de cendre, qu’elle ne prenait pas le temps de regarder. N’y voyez là aucun égocentrisme de sa part. Simplement, elle se souciait peu des gens. Ou peut-être au final était-ce eux, qui ne se préoccupaient pas d’elle ?... Comment savoir… Laissant échapper de son nez deux filets de vapeur grisâtre, elle porta de nouveau la cigarette à ses lèvres. « Katerina ! » Cette fois, elle tourna son regard assombris par les années manquées. Il était toujours là, derrière elle, à chercher sa main dans l’obscurité écrasante. Elle soupira, lasse, puis déposa brièvement sa bouche contre la sienne. « A demain Mike. » Un sourire amusé traversa son visage, avant qu’elle ne le laisse finalement là, sur le bord du trottoir. Ses deux grands yeux verts s’étaient arrondis en une grimace perplexe. Perdu, il agita alors maladroitement sa main, tel un enfant. Katerina se retourna un instant. L’espace d’une fraction de seconde, elle le détailla, inscrivant chaque détail au plus profond de son esprit démantelé. Silencieusement, elle devinait ce qu’elle perdrait bientôt. Mais les visages apparaissaient, disparaissaient comme les images d’un film. Éternellement éphémères…

Rêveuse, elle s’enfonçait dans les rues désertes de Storybrooke. Le jour s’était éteint sur les enfants qui devaient déjà sommeiller paisiblement, sous le regard bienveillant des parents. Alors Katerina ferma ses paupières légèrement poudrées. Elle imagina la chaleur d’un foyer, la douceur d’une enfance, l’amour d’une espérance… Autant de souhaits, qu’elle ne connaîtrait probablement jamais. Un nœud étreignit sa gorge douloureuse, tandis qu’elle relevait la prunelle de ses yeux vers le ciel étoilés. L’univers semblait bien étroit en cette nuit. Comme une prison limpide, que l’on aurait imposée. Une bulle dans laquelle elle se sentait dépérir lentement. Doux poison venimeux…

Ô, petite mort illusoire, qu’elle revêtait inlassablement tel un long manteau d'abîme. Comme elle aimait s’y frictionner encore et encore. Blanchissant la peau déjà pourtant si pâle. Il fallait disparaître. Disparaître, pour enfin renaître. Pour enfin, paraître ? Mais comment ranimer la flamme de l’éternel, quand soi-même on n’était plus ?... Alors, elle s’obstinait. Embrassant de ses longs bras cristallins l’existence éteinte de ceux qui, désormais gisaient sous ses pieds. Elle caressait en effet, les surfaces lisses et légèrement humides du sépulcre dévastateur, comme une mère chérirait son enfant. La tête inclinée, âme en peine, âme en phase de devenir ou bien de s’éteindre, elle se perdait en contemplations vaines. Dans son cheminement, elle jetait par ailleurs quelques mots. Quelques noms, égarés là sur les pierres victimes elles aussi, de l’érosion. Au loin, elle pouvait entendre les grondements de l’obscurité. Chaque petite vie, que la nature avait accueillie en son sein.

Elle apparut comme une illusion perdue, fleur ébène au milieu de cette nuit funèbre. L’irritation qu’elle éprouva la fit grimacer, mais une évidence qu’elle ne comprit pas encore, l’obligea à disparaitre aussitôt. Lentement, elle s’approcha. Poussée par une force invisible, elle prononça quelques mots. Quelques mots comme ça, jetés au hasard. « Je suis désolée, Madame. » Peut-être était-ce les traits attristés de son visage. Ou bien la fragilité qu’elle décelait. Mais pour la première fois, Katerina lui adressa un sourire sincère…

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« Régina Mills »
Mais en réalité, je suis
la Méchante Reine
MessageSujet: Re: ❝ I'd cut your name in my heart ❞ PV   Mar 26 Mar - 0:38

    Ma journée. Une journée de repos, que je redoutais particulièrement. Je n'étais pas sûre de réussir à le faire, de ne pas en avoir la force, pourtant c'était aujourd'hui ou jamais. Toute la nuit, mes rêves furent affublés d'affreux cauchemars. Si bien qu'en me réveillant, les larmes envahissaient déjà mes yeux et irritaient légèrement ma conjonctive. Après quelques instants à sangloter et à fixer la fenêtre, l'oreiller blottit contre moi, je décidai d'entamer les premiers préparatifs. Je me lève et profite de l'eau chaude de la douche coulant sur mon visage pour effacer toute trace d'un œil attristé. Je prends soin de préparer le petit déjeuner d'Henry, et de passer un rapide coup de fil. M'efforçant, même au téléphone de rester la femme froide que tout le monde connaissait, j’appelais Emma. Qui aurait pu penser que l'Evil Queen, et actuelle Maire de Storybrooke confierait son fils à la femme qu'elle détestait le plus dans cette ville ? A Emma Swan, la soit disante « savior » qui pourrait être la seule à conjurer la malédiction ? Et pire, qui pourrait lui arracher ce qu'elle a de plus cher en ce monde, Henry. Pourtant, je l'avais fait. Aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres. Au moins un sourire qui réchauffait mon cœur depuis longtemps gelé : Son « Trop cool ! » si propre aux jeunes enfants. Pour l'une des premières fois, Henry semblait m'être reconnaissant. Et Swan ne tarda pas à venir le chercher. À présent seule, je pouvais désormais finir de me préparer, pour aller en ville chez le fleuriste et y acheter le plus gros et le plus cher assortiment qu'il y avait en vente. Je pris de grandes inspirations tandis que je me dirigeais vers le cimetière. Vêtue de mon long manteau noir, vérifiant que personne ne m'avait suivie, j'entre alors dans le caveau. Pas un simple caveau. Je pousse la tombe du défunt paternel pour descendre au sous-sol, rejoindre toutes les choses me sont chères. Et une particulièrement, à l'honneur aujourd'hui. Jour de deuil. C'est l'anniversaire de la mort de Daniel. Chaque année je viens me recueillir de longues heures près de son corps sans vie, que j'ai pris soin de ramener ici pour qu'au moins une fois dans l'année je n'ai plus cette impression d'être si seule. Je sais qu'il aurait voulu que je le laisse partir, mais cela m'est impossible. Je lui parle, je lui raconte les moments merveilleux que j'ai passé avec lui, et le noir que je broie dans cette nouvelle vie. Moi qui pensais avoir tout gagné en amenant tout le monde ici, j'ai en réalité perdu d'avantage. Et mon passé semble me rattraper. J'avais promis à Daniel que je ne deviendrais jamais comme celle qui m'a privée de lui, de mon bonheur, à jamais. De longues heures passées dans ce caveau, de nouveau aujourd'hui, tantôt des larmes tantôt de légers éclats de rire en évoquant les souvenirs du passé. Soudain, une légère bise s'engouffre dans la petite salle humide, soulevant doucement mes cheveux d'ébène. Je n'ai pas vu le temps passer ici, la lune doit être déjà haute dans le ciel. C'est à contrecoeur que je quitte mon bien-aimé, la main sur mon visage, m'efforçant de ne pas pleurer de nouveau. Je referme la porte du caveau, effleurant ainsi la porte de pierre du bout de mes doigts fins, et murmurant, les yeux humides :

    « Au revoir, Daniel. »

    Puis comme au cœur de la nuit, ce fut comme un éclair. Effrayée, prise au dépourvu, je sursaute et m'éloigne aussitôt de la porte de pierre. Quelqu'un était là, quelqu'un m'a vue. Je me retrouve alors face à une jeune fille. Il me semble la connaître. La semaine passée, elle était venue me voir pour tenter de me convaincre d'annuler la réforme que je voulais instaurer pour la faculté de lettres. Les rougeurs de mon visage et mes yeux luisant à la lumière de la lune trahissaient incontestablement ma peine. Quelle honte d'avoir été vue ainsi. Je redeviens alors la femme sévère et méprisante que tout le monde connaissait bien. Littéralement, comme si j'allais lui cracher au visage, je m'emportai.

    « De quoi vous vous mêlez, insolente ! Je vous interdis de traîner dans ces environs, passez votre chemin et allez-vous en ! »

    Reprends-toi, Régina. Ce n'est qu'une étudiante qui n'a rien fait de mal. Elle a simplement dû se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Qui plus est, elle était loin d'être hostile. Mais compte tenu de la gêne que j'éprouvais, le venin de la vipère malheureuse avait prit le dessus.



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❝ I'd cut your name in my heart ❞ PV

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