Forum RPG sur la série Once Upon A Time
 
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 « Ils sont méchants, cruels, sans pitié. Oh, vraiment ? » ♦ Aigéan & Killian

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MessageSujet: « Ils sont méchants, cruels, sans pitié. Oh, vraiment ? » ♦ Aigéan & Killian   Mer 3 Avr - 9:53

« Quel est donc le problème avec elle ? Ses sœurs n’ont jamais rien trouvé à redire à leur éducation alors pourquoi Ariel est-elle si difficile ? » Cachée derrière l’une des immenses colonnes du palais, j’écoutais mon père parler à son conseiller en chef. Je poussais un soupir. Je n’avais jamais voulu lui causer tant de soucis, je l’aimais bien trop pour ça, mais le roi Triton semblait avoir du mal à comprendre mes motivations.

Du plus loin que je m’en souvienne, les activités d’Atlantica ne m’avaient jamais réellement intéressé. Danse, chant, jeux en tout genre, je participais à tout sans broncher puisque c’était mon devoir de princesse. Seulement, mon attention était souvent perturbée par mes propres préférences et donc le reste passait après, quitte à oublier un entrainement et à provoquer la colère du grand roi du peuple des sirènes. Avoir six sœurs ainées qui n’avaient jamais – ou très peu – commis un seul faux pas n’aidait pas du tout. De mes six sœurs, seule Aquata semblait me soutenir. Elle ne m’avait pas jugé lorsqu’elle avait appris que l’homme qui faisait chavirer mon cœur et faisait valser mes pensées étaient un humain. Les autres me voyaient comme une folle bonne à enfermer. Mon père était de leur avis et je voyais bien que ça l’affectait beaucoup.

« Je sais que tu t’entends bien avec Ariel, Sébastien, mais je veux que ta mission de filature soit plus stricte que jamais. Fait appel à toutes tes ressources pour l’empêcher de retourner à la surface… Quoi qu’il lui en coûte. » Le sujet était clos. Les larmes aux yeux je nageais jusqu’à ma chambre, seul lieu à présent où j’avais la possibilité de rester seule. Mon père venait de renoncer à ma liberté, définitivement. Le miroir me renvoya une image peu agréable de moi-même. L’avenir sombre de ma vie se reflétait dans mes yeux et l’idée même que je ne pusse plus jamais sortir à ma guise me consterna. Je baissai la tête et laissai aller mes larmes cependant que mes cheveux suivaient le mouvement de ma tête, frôlant mes épaules et mon dos. Soudain, cette idée de prison dorée me sembla insurmontable. Non non non, je refusais de rester là à moisir dans un océan que je ne supportais plus. Si je me dépêchais, j’allais pouvoir filer en douce avant l’arrivée de Sébastien. Propulsée à grands coups de nageoires, j’agrippai ma sacoche, fourrai tout un tas de choses dedans et empruntai la sortie secrète – que j’avais mis du temps et de l’énergie à concevoir – avant de nager le plus vite possible loin du palais.

Des bulles se formaient sur mon chemin, ondulant autour de mon bassin et de ma queue. Estimant que je me trouvais à bonne distance du palais, je posais les yeux sur cette immense construction dorée. J’aurais pu éprouver un malaise à être partie comme ça, mais ce n’était pas le cas. Un sourire rayonnant s’afficha sur mes lèvres et je me mis en chemin vers de nouveaux horizons, me promettant de ne pas rentrer trop tard.

Je rencontrai grand nombre de poissons, tous posant des yeux interrogateurs sur moi. Le monde sous-marin est vaste et j’espérais qu’il l’était assez pour qu’on ne fasse pas le lien entre ma chevelure de feu et la jeune princesse Ariel qui avaient interdiction formelle de quitter le royaume d’Atlantica. J’ondulais dans l’eau et, petit-à-petit, rejoignais la surface. La mer était calme et plus je grimpai, plus l’eau était chaude. L’astre qui chauffait la terre, appelé lune(1) d’après Eurêka, celui qui annonçait le jour, submergeait totalement la surface de l’océan. J’hésitais un instant puis, lentement, émergeai.

Des cris d’oiseaux accompagnèrent ma sortie de l’eau et la luminosité provoquée par la lune me fit plisser les yeux. Je mis quelques temps à adapter ma vue mais, des vagues qui se mirent à se former rapidement m’indiquèrent que quelque chose d’imposant approchait. Je me retournai vivement et aperçut un bateau. Mon cœur s’emporta quand je songeai à Eric. L’optique de le revoir m’emplissait de joie, mais l’euphorie me quitta aussi rapidement qu’elle s’était installée lorsque mes yeux se posèrent sur le drapeau du bateau. Celui-ci portait un signe que je ne connaissais pas et qui n’était certainement pas celui du prince que j’aimais. Méfiante, je replongeai et observai l’imposant navire d’en-dessous. Soudain, un immense objet métallique fut jeté par-dessus bord et s’enfonça dans l’eau. Je l’évitai de justesse. Je regardai avec curiosité l’objet s’échouer au fond de l’eau dans un bruit sourd tandis que le bois du bateau se mit à craquer. Il venait de s’immobiliser.

Me rapprochant un peu plus, je pu entendre des bruits de pas sur le sol du navire. Intriguée, je sortis de nouveau la tête de l’eau et m’approchai au plus près, mes bras et ma queue frôlant le bois crasseux. Des acclamations de joies se firent entendre et l’un des hommes présents indiqua à un autre qu’il appelait « capitaine » qu’ils ne devaient plus être bien loin de je-ne-sais-quoi. Poussée par la curiosité, je me hissai à une corde et, totalement émergée, m’agrippai à l’un des rebords. Le « capitaine » en question – un nom bien étrange – était grand et avait les cheveux aussi noirs qu’Eric. C’était un homme très séduisant et je me mis à sourire en le regardant, mais lorsque mes yeux se posèrent sur sa main gauche – ou plutôt sur l’endroit où il aurait dû en avoir une ! – je reculai trop furtivement et lâchai prise, tombant dans l’eau dans un bruit d’éclaboussures le moins discret du monde.


Note(s) → Rappelons qu’Ariel est, à ce moment-là, une sirène et qu’elle connait peu de choses du monde des humains.

(1) En réalité il s’agit du soleil, mais Eurêka est un peu « con-con » comme oiseau.



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Dernière édition par Aigéan Dylan le Sam 6 Avr - 15:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Ils sont méchants, cruels, sans pitié. Oh, vraiment ? » ♦ Aigéan & Killian   Mer 3 Avr - 16:21

Trois cent ans qu’il n’avait pas quitté Neverland. Neverland, et sa poussière de fée, ses enfants perdus, ses lagons d’eau si bleus que le ciel paraissait fade en comparaison.
Un endroit où il n’avait, pour ainsi dire, pas été très bien reçu. Il fallait dire, après tout, que lui et ses hommes étaient les premiers adultes à pénétrer dans ce monde de l’éternelle enfance. C’était probablement cette intrusion qui avait offensé Peter Pan et l’avait poussé à dérober sa main au Crocodile (bien qu’il ignorât comment il s’y était pris), ouvrant ainsi les hostilités. Peter Pan, qui était peut-être le seul dans tout Neverland à ne pas craindre le capitaine. Car il pouvait au moins se vanter de cela : il était redouté et respecté de tous, et lorsqu’il n’était pas occupé à mettre au point des plans pour récupérer sa main volée ou se venger du Crocodile, il pouvait arpenter Neverland en toute quiétude, sans risquer de rencontrer âme qui vive sur son chemin. S’il devait être tout à fait honnête, il éprouvait un certain respect pour Peter Pan. Grâce à lui, ces trois cent ans s’étaient envolés comme neige fond au soleil. Bien sûr, il n’était pas venu à Neverland pour lui. Il avait une vengeance à comploter et il n’était pas question de mourir avant son ennemi. Mais pour un pirate, la vie à Neverland n’avait rien d’enviable. Plus de d’abordage et pillage, plus d’aventures et de combats, même plus, à vrai dire, de navigation en mer. Le Jolly Roger était resté immobile, flottant dans les airs, pendant plus de trois cent ans. Evidemment, dans le pays des enfants, le rhum et les femmes étaient devenus des trésors à part entière, plus rares que les plus précieux des bijoux. Ses matelots avaient besoin de compagnie où, à tout le moins, d’alcool pour passer le temps dans un contentement oublieux. Mais hélas, leur cales furent bientôt plus vides que le cœur du Crocodile, et plus d’un se jeta à l’eau de désespoir. Toutes les promesses de fortune ne justifiaient pas une telle lassitude, et tous n’avaient pas comme lui une vengeance féroce qui grondait dans leurs entrailles et leur permettait de tout supporter. Alors le temps leur paraissait long, très long, en vérité. Mais Hook ne se découragea pas. Il attendit patiemment.

Par chance, même dans cet endroit hors du temps, des choses inattendues arrivaient parfois. Et les nouvelles circulaient vite, surtout quand, comme Hook, on s’assurait qu’elles finissaient toujours par tomber dans les bonnes oreilles. Il avait plus d’alliés qu’on aurait pu le penser. Des marins de tout port, des confrères pirates, et des femmes de tout horizon prêtes à beaucoup pour lui – excepté, peut-être, celles de Tortuga, dotées d’un caractère particulièrement irascible. Certaines étaient même plus que de simples femmes, certaines étaient de véritables sorcières.

Certes, son combat était solitaire, et il ne laisserait personne faire la peau du Crocodile avant lui, personne. Mais pour autant, il était parfois utile de forger des alliances, mêmes temporaires, lorsqu’elles pouvaient servir un intérêt commun. Surtout en ces temps indécis où les choses commençaient à bouger. On murmurait que dans le Royaume enchanté, une malédiction se préparait. Que la Reine complotait, elle aussi, sa vengeance. Mais on murmurait bien d’autres choses aussi, et l’une d’elle capta l’attention du capitaine. Un simple nom. Il n’en avait pas fallu plus pour crier à ses marins restants de lever l’ancre et de faire voile sur leurs anciennes terres. Le portail était certes refermé depuis bien longtemps, mais s’il y avait bien une chose qui ne manquait pas à Neverland, c’était de la poussière de fée, et Hook savait comment s’en procurer. Il fallait dire que l’une d’entre elles s’était montré plus coopérative que les autres… et que toutes étaient trop contentes de pouvoir se débarrasser de lui pour objecter quoique ce soit.

Et c’était ainsi que la proue du Jolly Roger avait à nouveau fendu les vagues océanes, éclaboussant de brume sa coque et remettant du baume au cœur à tous ses occupants. Le soleil brillait haut dans le ciel, les mouettes criaient en voletant autour du mât, le vent tournait littéralement en leur faveur, soufflant dans la bonne direction, et Hook ne s’était plus senti aussi vivant depuis des décennies – des siècles, même. Il existait quelqu’un, quelque part dans ce monde, qui avait vécu avec Rumplestiltskin assez longtemps pour savoir comment le tuer, et il avait bien l’intention de trouver cette personne.
« Terre en vue ! » hurla le matelot qui était en vigie en haut du mât.
Hook referma sa boussole avec un claquement sec de sa main valide, et la rangea dans sa poche pour tirer de sa ceinture sa longue vue, la portant à son œil droit. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Enfin, ils y étaient. L’heure de sa vengeance approchait. Il resta à la proue, appuyé contre le gouvernail, observant la terre s’approcher peu à peu jusqu’à ce qu’elle soit visible à l’œil nu.
« Jetez l’ancre ! »
L’ordre fut rapidement exécuté, et bientôt, on put entendre l’ancre tomber et couler lourdement au fond de l’eau avant de heurter un rocher. Le bateau gronda sourdement, puis, après un dernier craquement, il s’immobilisa complètement. Hook se dirigea aussitôt vers les canoës qui leur permettraient d’accoster directement sur la plage, quand un bruit de plongeon bien distinct se fit entendre non loin de lui. Tournant la tête, il n’eut que le temps de voir une queue de poisson disparaître dans l’eau.

Il s’approcha du rebord, scrutant la surface. Une sirène. C’était une queue de sirène qu’il avait aperçu, pas d’un quelconque poisson. Il avait assez longuement fréquenté le lagon des sirènes, à Neverland, pour en reconnaître une quand il en voyait. Mais jamais encore il n’en avait aperçu une dans ces eaux là. Elles préféraient généralement se terrer dans leur royaume, au fond de l’eau, méfiantes des humains et de leurs harpons. A tel point que certains disaient que ce n’était qu’un mythe, qu’elles n’existaient pas. Diverses histoires couraient en vérité à leur sujet. On parlait de créatures dotées d’une voix sublime qui n’avait pour seul but que d’attirer les marins dans l’eau et de les noyer. D’autres racontaient que leur beauté était un leurre et qu’elles étaient en réalité des créatures terrifiantes. Il avait même entendu parler d’un lac aux propriétés magiques, gardé par l’une d’entre elles et dont nul ne serait revenu vivant. Celles de Neverland, quant à elles, n’étaient en effet guère aimables et seul Peter Pan pouvait leur faire face sans aucune crainte. Hook, quant à lui, ne leur inspirait rien d’autre que de la méfiance, et elles se montraient en général plus farouches que menaçantes face à lui. Mais il n’oubliait pas qu’ils n’étaient plus à Neverland et qui savait, dans ce monde, ce dont les sirènes étaient capables ?
Il se pencha un peu plus sur la rambarde, plus intrigué qu’inquiet, un sourire flottant toujours sur ses lèvres.
« Inutile de te cacher, trésor, je ne te veux pas de mal. Je suis sûr que tu as un bien trop joli minois pour vouloir l’abîmer. »

Spoiler:
 


Captain Hook
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MessageSujet: Re: « Ils sont méchants, cruels, sans pitié. Oh, vraiment ? » ♦ Aigéan & Killian   Lun 8 Avr - 9:20

Voir une épave était pour moi quelque chose d’exceptionnelle, de fantastique. J’adorai parcourir ces bateaux sans âme, pour la simple raison que des humains avaient vécu dessus à un moment donné. Alors lorsque je rencontrais un véritable navire, immense et tanguant sur l’océan, j’étais dans un état totalement second. Il n’était alors plus question d’être prudente. C’était une occasion trop rare pour que je n’aille pas voir de plus près l’objet de toutes mes obsessions : l’humanité. Mon, père s’entêtait pourtant à me répéter sans cesse que les humains étaient des créatures viles et cruelles, que je risquais ma vie en passant mon temps à la surface de l’eau et que je ne devais en aucun cas leur accorder ma confiance : la crainte et l’ignorance étaient les seules bonnes attitudes à avoir avec eux. Moi je ne voyais pas les choses de la même manière. Ces « créatures » comme il disait, m’avaient toujours fasciné et lorsque j’avais sauvé la vie du prince, la vérité s’était offerte à moi : les humains des créatures qui valaient la peine qu’on meurt pour elles.

Le navire que j’aperçus ce jour-là m’intrigua plus encore car il était bien différent de ceux que j’avais l’habitude de croiser – qui appartenait tous à la flotte princière d’Eric. Celui-ci était voilé de noir et un étrange drapeau dansait au gré du vent. Piquée par la curiosité, je m’étais approchée au plus près, grimpant à la force de mes bras, accrochée à un cordage. Les plus petits bateaux rangés de côté m’offraient un abri décent, et je pus sans me faire remarquer jeter un coup d’œil sur l’équipage. Tous ces hommes étaient bien moins richement vêtus que l’équipage de mon prince. Ils n’étaient pas très propres et portais des armes qui semblaient avoir bien plus servis que celles, décoratives, des hommes que j’avais déjà vu.

Une acclamation de joie vers l’un des personnages centraux attira mon attention. L’homme en question appelé « capitaine » était jeune et possédait bien plus de charme que tous les autres. Ses iris bleues le rendait hypnotisant, il avait sans aucun doute un pouvoir de séduction aussi impressionnant que mes consoeurs les sirènes. J’étais en pleine analyse de cet homme qui imposait son charisme quand un reflet métallique me fit plisser les yeux sur la source lumineuse. Là, à la place de sa main, se trouvait un objet arqué et pointu qui ne présageait rien de bon. Choquée par cette découverte, je perdis l’équilibre et me retrouvai de nouveau immergée, furieuse de m’être faite ainsi remarquer.

Apeurée, je m’étais précipitée sous la coque du bateau, trop effrayée à l’idée de me faire prendre. Mon cœur battait à tout rompre, mais mon esprit de curieuse m’attirait de nouveau à sortir la tête de l’eau. Frôlant de nouveau le bord, j’émergeai le haut de mon corps discrètement et levai la tête. La coque m’empêchait de voir ce qui se passait là-haut, mais la voix très reconnaissable du « capitaine » me parvint très distinctement. « Inutile de te cacher, trésor, je ne te veux pas de mal. Je suis sûr que tu as un bien trop joli minois pour vouloir l’abîmer. » Joli minois ? Qu’est-ce que c’était que ce terme étrange ? J’hésitai quelques instants et, finalement, nageait lentement plus loin de la coque, me laissai apparaître aux yeux de l’homme. La lune(1) me fit légèrement plisser les yeux, mais ma vue se réadapta très rapidement. Finalement, je le vis, penché sur la rambarde, un sourire enjôleur aux lèvres. Je le scrutai tout en battant des nageoires pour rester à la surface. Le silence pesa un certain moment, mais il n’avait rien de gênant. J’étais simplement en train d’analyser l‘étranger que j’avais en face de moi, la tête levée.

Finalement, je penchai la tête de côté et, sans m’approcher, caressai la surface de l’eau de mes mains. « C’est quoi un minois ? » Demandai-je finalement. Je voulu m’approcher du bord, mais des hommes rejoignirent celui qui m’intéressait. Cet attroupement soudain m’effraya et je plongeai de nouveau sous l’eau. Quelle idiote, pensai-je. Comment savoir si je devais les craindre si je ne leur laissais pas le temps de se présenter. Lentement, je sortis de nouveau la tête de l’eau et, finalement, m’approchai du bord. « Je ne vous ai jamais vu par ici. Qui êtes-vous ? » C’était de la pure curiosité, mais peut-être certains y verraient là une accusation de se trouver non loin d’Atlantica.


Note(s) → Rappelons qu’Ariel est, à ce moment-là, une sirène et qu’elle connait peu de choses du monde des humains.

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MessageSujet: Re: « Ils sont méchants, cruels, sans pitié. Oh, vraiment ? » ♦ Aigéan & Killian   Lun 8 Avr - 17:58

Penché en direction de la surface de l’eau encore secouée de remous là où sa belle visiteuse avait brusquement disparue, Hook crut pendant quelques secondes qu’il lui avait vraiment fait peur et qu’elle ne réapparaitrait pas, s’empressant de fuir pour se retirer dans son lointain royaume préservé des humains. Mais elle finit par ressurgir, s’exposant cette fois pleinement à leurs regards curieux, et il y eut un silence momentané tandis qu’ils s’examinaient l’un l’autre.

Elle avait une chevelure plus rousse que le soleil qui s’embrasait à son firmament, des traits fins et mutins, et malgré la surface réfléchissante de l’eau qui couvrait le reste de son corps, il devinait des courbes féminines qui auraient mis en appétit n’importe quel homme. Mais surtout, il lisait dans son regard autant de curiosité que de méfiance. Si elle avait, comme il le pensait, entendu parler de pirates depuis son royaume océanique, elle avait des raisons plus que justifiées de se méfier. Mais cela confirmait ainsi ce qu’il pensait : les sirènes d’ici étaient aussi différentes de celles de Neverland que l’étaient les fées.

Neverland, pour un monde que l’on disait être celui de l’enfance éternelle, n’avait rien de l’endroit accueillant et insouciant qu’on aurait pu imaginer. Oui, l’île était l’une des plus belles qu’il ait jamais vues : ses couleurs étaient d’une carnation qu’il n’avait jamais trouvé nulle-part ailleurs, ses oiseaux d’un exotisme rare, et la nuit, les étoiles qui y brillaient avaient un éclat à nul-autre pareil. Mais de tous les lieux qu’il avait visité – et il n’était pas pirate pour rien, il avait vu du paysage – le Pays imaginaire était probablement l’un des plus dangereux qu’il ait jamais rencontré. Entre Neverwood, la forêt des enfants perdus (les enfants étaient les créatures les plus cruelles, c’était bien connu… alors imaginez des enfants sauvages, livrés à eux-mêmes) et où l’on trouvait d’ailleurs l’Arbre des Pendus, la réserve des indiens, qui n'étaient pas franchement plus chaleureux que les enfants perdus, la vallée des fées, qui avaient la fâcheuse manie d’attenter à la vie de quiconque n’était pas Peter Pan, le Rocher du crâne et ses multiples pièges, jusqu’à la crique des cannibales, qui était l’endroit où le Jolly Roger avait élu domicile, sans parler bien sûr de la faune et la flore… Mais le lieu le plus redoutable de tous était probablement la lagune aux sirènes. Hook était certain que quiconque ayant la possibilité d’en explorer les fonds y aurait découvert des centaines de squelettes enfouis dans la vase. Si les sirènes de Neverland ne vivaient pas recluses quelque part dans un royaume au fond des mers comme c’était le cas de leur jeune curieuse, c’était qu’elles n’étaient pas aussi innocentes et sans défenses qu’elles en avaient l’air. Leurs charmes étaient aussi incontestables que redoutables et quiconque s’approchait d’elles était assuré de finir sa vie au fond du lagon. Par chance, Hook était parvenu à se faire craindre et respecter d’elles, mais il n’était pour autant idiot au point de tenter sa chance en se risquant à leur rendre visite.

En revanche, quelque chose lui disait qu’il représentait plus un danger pour celle qui lui faisait face que le contraire. Le fait que ces sirènes vivaient cachées en disait suffisamment long, sans mentionner bien sûr la bataille qui se jouait en elle, entre un désir évident de s’approcher un peu plus et des instincts profondément ancrés qui lui commandaient probablement de prendre la poudre d’escampette. Mais elle repoussa ces derniers bravement, et après quelques secondes, elle prit pour la première fois la parole, l’air intrigué, la tête penchée, demandant ce qu’était un « minois ».
« Ah, elle parle donc », murmura-t-il comme pour lui-même, l’air amusé.
Une bonne chose, d’ailleurs, car sa voix était aussi chantante que sa beauté l’avait pu laisser deviner. En revanche, sa connaissance du monde des humains était clairement plus limitée encore qu’il ne le pensait. Il avait comme dans l’idée qu’elle avait outrepassé une limite sacrée en se révélant ainsi à des humains, et en eut la confirmation lorsque ses instincts, contre lesquels elle avait clairement du mal à lutter, eurent raison d’elle en voyant la dizaine de matelots, l’air tout sauf affable, qui s’étaient comme lui approché du bord du navire, et qu'elle replongea à nouveau dans l'eau. Hook se tourna vers eux, claquant sa langue dans son palais.
« Vous ne voyez donc pas que vous lui faites peur, bande de malotrus ? Retournez tous à votre poste, et plus vite que ça ! »
Certains furent tentés de protester, mais le regard d’acier du capitaine, qui cette fois ne souriait plus, les en dissuada, et les pirates retournèrent à leur poste, non sans quelques furtifs regards en arrière. Alors que Hook se tournait à nouveau vers la mer, il eut le plaisir de voir la sirène aux cheveux de feu refaire surface et s’approcher lentement avant de lui poser une seconde question, plus inquisitrice.
« Je ne vous ai jamais vu par ici. Qui êtes-vous ? »
Se reculant juste assez pour faire une légère révérence, un bras écarté, l’autre (celui qui se terminait sur un crochet) près du cœur, il répondit avec une fausse modestie dans la voix :
« Killian Jones, mais on me connaît plus souvent sous mon sobriquet : capitaine Hook, enchanté. »
Se redressant, il se rapprocha et appuya ses coudes sur le rebord du navire et reprit de son habituelle voix charmeuse :
« Les pirates vont de par le monde, ma jolie, ils restent rarement au même endroit… le contraire aurait donc été plus surprenant. »
Elle ne s’y connaissait peut-être pas beaucoup en us et coutumes humaines, mais sa formulation laissait penser que ce n’était toutefois pas la première fois qu’elle montait à la surface, sans quoi elle ne se serait pas surprise de ne l’avoir jamais vu par ici. Il estima plus sage de ne pas lui retourner de questions, de peur de l’effrayer s’il se montrait trop curieux, et esquissa un large sourire avant de reprendre, adoptant une mine pensive :
« Quant à un minois, voyons… » Il plongea son regard dans le sien, puis dessina mentalement le contour de son visage d’un air absent – il avait toujours eu un goût pour la théâtralité. « Deux grands yeux clairs… un petit nez mutin… des lèvres féminines… un ovale parfait… comment appelle-t-on ça ? Ah, oui ! Un visage. Et je dois dire que le tien est encore plus adorable que je ne le pensais. »
Estimant qu’il pouvait au moins se permettre cette interrogation, il ajouta, lui adressant son sourire le plus éclatant :
« Et aurais-je le plaisir de mettre un nom sur ce ravissant… minois ? »


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MessageSujet: Re: « Ils sont méchants, cruels, sans pitié. Oh, vraiment ? » ♦ Aigéan & Killian   Mar 23 Avr - 9:22

Le capitaine qui avait l’air charmeur était incroyablement beau, mais ce n’était pas le cas de son équipage. Des hommes sales aux allures de malfrats s’étaient postés juste aux côtés de leur chef et j’y vis là une immense menace. Instinctivement j’avais replongé. Je n’avais pas l’habitude de m’approcher si près et d’être découverte par autant de personnes – généralement personne ne me voyait d’ailleurs. Cachée sous la coque du bateau, j’entendis tout de même du mouvement, preuve qu’ils avaient sans aucun doute déguerpit du rebord. Intriguée et curieuse, je refis surface et fus soulagée de découvrir que le capitaine était de nouveau seul – même si les matelots n’étaient pas bien loin, tous feignant d’être occupés par quelconque tâche.

La curiosité en bouche, je lui demandai qui il était. C’est vrai que je ne l’avais jamais croisé auparavant, pourtant, mes virées à la surface de l’eau étaient régulières – un peu trop d’ailleurs. Il fit une révérence élégante mais pas trop marquée, ce qui signifiait – pensai-je – qu’il ne se moquait pas de moi. «Killian Jones, mais on me connaît plus souvent sous mon sobriquet : capitaine Hook, enchanté. » Hook. Ce nom me glaça les os. Je l’avais déjà entendu, il était une sorte de légende pour les sirènes. Il était dit qu’il était le chef d’un navire de barbares qui tuaient quiconque se trouvait à travers leur chemin. C’était en partie pour ces histoires sombres que mon peuple vivait reclus au fond de l’océan, n’osant pas braver le danger en s’exposant à la surface. Quel était, déjà, le nom que l’on attribuait à ces hommes ? « Les pirates vont de par le monde, ma jolie, ils restent rarement au même endroit… le contraire aurait donc été plus surprenant. » « Des pirates… » Dis-je songeuse en battant des nageoires. « J’ai entendu parler de vous… » Soufflai-je, comme pour moi-même. Je relevai la tête vers lui. « Quant à un minois, voyons… Deux grands yeux clairs… un petit nez mutin… des lèvres féminines… un ovale parfait… comment appelle-t-on ça ? Ah, oui ! Un visage. Et je dois dire que le tien est encore plus adorable que je ne le pensais. » Un sourire timide s’afficha sur mon visage sous les compliments du capitaine pirate. On devait reconnaitre aux hommes le don de parler avec dextérité aux femmes. Dieu comme j’aurais aimé être humaine pour entendre ce genre de paroles sans arrêt. Cependant, l’idée me vint que, peut-être, ces douces paroles étaient là un subterfuge très malin d’attirer sa proie. Il est vrai que je défendais corps et âme – bon, un peu en cachette en réalité – les Hommes, mais les histoires que l’on racontait me mettaient tout de monde sur mes gardes. Si des légendes utilisaient le bon terme pour parler de certains d’entre eux – les pirates en l’espèce – cela signifiait sans doute qu’il y avait une part de vérité : les pirates n’étaient pas des gens bons. Toujours sur le qui-vive, j’écoutais attentivement sa question. « Et aurais-je le plaisir de mettre un nom sur ce ravissant… minois ? » Plissant un œil et le scrutant sans ciller, je le questionnai avant de lui répondre. « Parlez-vous toujours ainsi monsieur Killian Jones ? » Un fort joli nom quand je m’entendis le prononcer. Ce pirate aurait sans nul doute dû m’effrayer plus que ça et peut-être même aurais-je mieux fait de ne pas rester plus longtemps à la surface, mais quelque chose me disait que je n’avais rien à perdre à me présenter : plutôt tout à y gagner.

Je me mis à nager pour me rapprocher un peu plus du jeune homme. J’avais une folle envie de m’agripper comme pour la première fois à ces cordages pour le voir d’encore plus près, mais une sorte d’instinct m’en empêcha. A la simple pensée de ses matelots, je frémis. « Je m’appelle Ariel. » Dis-je en souriant. Il était inutile de préciser que j’étais la Princesse Ariel, comme lui avait mentionné le fait qu’il était le « Capitaine. » Mais plus que son nom ou son genre « humain », c’est sa présence ici qui m’intriguait. Cet objet de fer qui avait plongé dans l’océan et arrêté le navire, je le connaissais déjà. Ils projetaient de rester ici, mais pourquoi donc ? Il l’avait dit lui-même : les pirates restent rarement au même endroit. Légèrement soupçonneuse, je demandai « Que faites-vous immobilisé en plein milieu de l’océan ? »



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MessageSujet: Re: « Ils sont méchants, cruels, sans pitié. Oh, vraiment ? » ♦ Aigéan & Killian   Lun 6 Mai - 2:30

Ah. A en juger l’expression de la sirène lorsqu’elle l’entendit, son nom était connu jusque sous les profondeurs abyssales de l’océan. Il ne pouvait nier en être plutôt satisfait ; sa réputation le précédait bien au-delà de tout ce qu’il avait pu espérer, parfois même largement exagérée, même s’il n’avait jamais démenti aucune des rumeurs à son sujet. A quoi bon ? Tant qu’il était craint et respecté, il n’avait pas à se plaindre, et s’il fallait pour cela déformer un peu la vérité, et bien cela ne pouvait pas lui faire de mal. Ce n’était, après tout, pas comme si la plus grande partie de ce qui se disait n’était pas vrai. Pas de fumée sans feu, comme disait l’expression.
« Des pirates… J’ai entendu parler de vous… »
Malgré ce qu’elle avait bien pu entendre dire de lui et de ses confrères, cela ne parut pas suffisant pour l’effaroucher. Il lisait dans son regard ce qui ressemblait plutôt à de la curiosité, voire de la fascination, mais pas de la peur. Ce qui ne l’empêchait pas de garder ses distances, nota-t-il. Une aventurière, celle-là, à n’en pas douter.
« Ah, mais je suis sûr que tu ne t’attendais pas à ce que je sois aussi séduisant », rétorqua-t-il avec toute l’assurance dont il était capable – et il n’en manquait pas –, plus souriant que jamais. « Les récits me rendent rarement justice sur ce point. »
Evidemment, il la taquinait – la vie entière était un jeu, pour Hook – mais ce n’était pas si faux en vérité. Il lui était arrivé plus d’une fois d’être traqué par un tout royaume après avoir pillé l’un des navires royaux, et les portraits que l’on retrouvait accrochés aux murs de la capitale n’avaient souvent rien de très flatteur. Sombre et menaçant, oui, mais séduisant ? Pas vraiment. Regrettable, vraiment. Mais il supposait que les marins ne devaient pas être aussi réceptifs à son charme que l’étaient leurs femmes – si c’étaient elles qui échangeaient leurs récits dans les tavernes les plus malfamées, nul doute qu’il en serait autrement. Et il ne se disait pas cela par vanité – s’il pouvait se montrer narcissique et arrogant (et sans doute l’était-il un peu), c’était plus souvent parce qu’il s’était ainsi créé son personnage que par réel égocentrisme. Même s’il était suffisamment lucide pour savoir qu’il n’était pas désagréable à regarder – il aurait fallu être aveugle ou bête pour le penser alors que tant de femmes lui couraient après, et il n’était ni l’un, ni l’autre.

Tandis qu’il attendait la réponse de la sirène, elle dévia habilement sa question par une autre question.
« Parlez-vous toujours ainsi monsieur Killian Jones ? »
Il crut brièvement qu’elle tentait ainsi de se dérober afin de ne pas avoir à lui donner son nom, mais lorsqu’elle nagea pour se rapprocher du bastingage où il était appuyé, il comprit qu’elle se posait réellement la question, ce qui l’amusa grandement. Parlait-il toujours ainsi ? Oui, très probablement. L’éternel séducteur faisait à présent autant partie de son personnage que celui du redoutable pirate. Ils étaient les deux côtés d’une même pièce. Killian Jones et Capitaine Hook. L’un n’était jamais que le masque de l’autre. Et si sa question était en fait une façon détournée de lui demander s’il avait pour habitude de charmer toutes les jeunes femmes qu’il rencontrait, et bien la réponse était indéniablement oui, mais il n’était pas assez indélicat pour dire une chose pareille.
« Je peux m’exprimer de toutes les façons que tu veux, trésor », offrit-il en guise de réponse, parvenant à faire d’une phrase banale quelque chose de presque suggestif et plein de promesses, ce qui était l’un de ses nombreux talents.
La sirène s’était arrêtée avant de s’agripper aux cordages comme elle l’avait fait un peu plus tôt pour se hisser à sa hauteur. Mais il lui sembla que plus que lui-même, c’étaient ses matelots qu’elle craignait – matelots qui continuaient d’ailleurs à la surveiller furtivement, s’assurant que Hook ne les surprenait pas se faisant. Il n’était pas dupe pour autant, et il connaissait ses hommes. Il y aurait perdu sa seconde main avant de leur céder une seule once de sa confiance – chose qu’il n’avait de toute façon pas pour habitude de faire. Ils étaient ses subalternes, pas ses amis, et s’assurait qu’il n’y avait pas d’ambigüité sur la question.
« Je m’appelle Ariel », lui répondit-elle enfin avec un sourire avant de reprendre, d’un air plus soupçonneux : « Que faites-vous immobilisé en plein milieu de l’océan ? »
A cette question, il arqua un sourcil amusé.Elle ne perdait pas le nord.
« Et vous, êtes-vous toujours aussi curieuse, demoiselle Ariel ? » répondit-il, en empruntant les mêmes intonations qu’elle avait utilisées à sa précédente question.
Joli prénom, Ariel. Très… chantant. Mais qui n’en disait pas beaucoup plus sur elle – non pas qu’il s’y fut attendu ; s’il avait fallu connaître le nom de toutes les sirènes qui batifolaient dans les eaux où le Jolly Roger flottait, il ne serait jamais allé bien loin. Quel intérêt, de toute façon ? Le mystère était bien plus excitant.

Il se détacha du bastingage d’un pas en arrière, écartant les mains d’une façon supposée lui montrer qu’il était désarmé, ce qui, bien sûr, n’avait pas tout à fait le même effet lorsqu’on possédait un crochet à la place d’une des mains – mais au moins ce geste restait universellement connu, et son sens était-il partout le même.
« Tu peux t’approcher chérie, je peux t’assurer qu’aucun mal ne te sera fait - et quoiqu’on en dise, les pirates ont le sens de l’honneur. »
C’était la stricte vérité. Un sens de l’honneur peut-être un peu… détourné, certes, mais le code était le code. S’appuyant à nouveau sur le rebord du navire, il ajouta :
« Et pour répondre à ta question, je suis en quête d’un certain trésor… mais puisque tu sembles si bien connaître les alentours, tu peux peut-être nous aider ? »
L’idée lui était venu subitement, mais en y repensant, cela valait le coup de demander. Peut-être qu’elle ne pourrait les aider, ou même qu’elle refuserait tout net, mais cela ne coûtait rien d’essayer, et s’il pouvait joindre l’utile à l’agréable… et bien disons qu’il n’aurait pas trop de scrupules à se servir d’elle. Après tout, il lui laissait le choix.


Captain Hook
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MessageSujet: Re: « Ils sont méchants, cruels, sans pitié. Oh, vraiment ? » ♦ Aigéan & Killian   Mar 11 Juin - 9:01

Le mot pirate ne m’était pas inconnu. Nous autres les sirènes connaissions de par les récits l’existence de ces humains naviguant sur les eaux à la recherche de trésors. Il était également dit que ces hommes étaient sans pitié, avec personne, pas même avec les leurs. « Ah, mais je suis sûr que tu ne t’attendais pas à ce que je sois aussi séduisant. Les récits me rendent rarement justice sur ce point. » Il m’offrit un large sourire et le mot « séduisant » prit tout son sens. Un sourire narquois se dessina sur mes lèvres. « Chez les sirènes, il est rare que les récits rendent justice aux humains. » Et c’était vrai. Des barbares sanguinaires, mangeurs de poissons, dénués d’intelligence et de sympathie. Eric était celui qui me prouvait le contraire et il semblait – pour l’instant – que le capitaine Hook était pareil. Mais même la curiosité avait ses limites. Si Kilian Jones m’intéressait plus qu’il ne m’effrayait, son équipage lui me mettait mal à l’aise.

Le pirate me demanda mon prénom, de ce ton charmeur dont il usait depuis le début. Je n’avais encore jamais vu un homme parler à une femme. Sur les bateaux, il n’y avait que des hommes et ils n’utilisaient certainement pas ce langage. Etait-ce donc de cette manière qu’il fallait se comporter ? Je lui posai la question, ignorant la sienne. « Je peux m’exprimer de toutes les façons que tu veux, trésor. » Ainsi donc il y avait d’autres manières. Je me demandai bien lesquelles. Je me souvins d’une chose dont m’avait parlé Eurêka. Il me disait que les humains faisaient de ce fameux langage des livres que les femmes aimaient particulièrement lire. Comment ça s’appelait déjà ? Un mot qui ressemblait à poisson. « Usez-vous parfois de la poisie (1) ? » Demandai-je, peu sûre de moi.

Après un moment d’hésitation, je finis tous de même par me rapprocher du bord, ne résistant plus à la tentation, d’admirer cet homme de plus près. L’attrait particulier qu’il avait sur moi n’avait rien de comparable à celui d’Eric, mais j’avais envie d’en savoir plus. Je lui souris en lui donnant enfin mon prénom, et marqua une note de méfiance en lui demandant ce que son bateau faisait arrêté à cet endroit précis de l’océan. Il n’y avait rien à voir à par les vastes étendues d’eau. « Et vous, êtes-vous toujours aussi curieuse, demoiselle Ariel ? » Je baissai les yeux timidement et mes lèvres s’étirèrent en un sourire amusé. Il m’avait démasquée. Lorsque je relevai la tête, il avait quelque peu reculé du bastingage et avait les mains légèrement détachées de lui. C’était une invitation à m’approcher davantage. Il m’assura qu’aucun mal ne me serait fait et que je pouvais le croire sur parole. Il fit de nouveau un pas vers moi et s’appuya de nouveau sur le rebord de son navire. « Et pour répondre à ta question, je suis en quête d’un certain trésor… mais puisque tu sembles si bien connaître les alentours, tu peux peut-être nous aider ? »

Ayant obtenue sa promesse qu’aucun mal ne me serait fait, je me remis à nager et m’agrippai aux cordages pour me rapprocher de lui. Il était encore plus beau de près. J’avais l’impression de réellement pouvoir lui faire confiance. Du coin de l’œil je surveillais tout de même les autres matelots, toujours anxieuse de ce qui pouvait m’arriver. Eux, je ne leur faisais pas confiance. « Vous aider à trouver un trésor ? » Demandai-je, intriguée. Cela me revenait à présent, on disait des pirates qu’en plus d’être violents et sanguinaires, ils étaient pilleurs de trésors. Est-ce que cela faisait de moi une sirène pirate ? Rougissante je me souvenais de mes fouilles dans les épaves de l’océan. Qu’est-ce que le pirate pouvait bien chercher ? « Je peux vous aider. », dis-je, enthousiaste, mais j’ajoutai après un bref instant « Mais qu’est-ce que ça m’apporterai de le faire ? Je suis moi-même une collectionneuse voyez-vous. » Après tout, pourquoi offrir mes services gratuitement si je pouvais obtenir quelque chose d’un humain ?


Note(s) → Rappelons qu’Ariel est, à ce moment-là, une sirène et qu’elle connait peu de choses du monde des humains.

(1) Prononcé avec hésitation et une certaine incompréhension. Il n’y que Eureka qui lui a parlé de ça, il s’agit de la poésie.



Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: « Ils sont méchants, cruels, sans pitié. Oh, vraiment ? » ♦ Aigéan & Killian   Jeu 27 Juin - 22:05


En dépit de tout ce qu’elle avait pu entendre de lui et des pirates, elle n’était pas encore repartie se cacher et Hook n’arrivait pas à déterminer si elle était ou très inconsciente, ou très courageuse. Probablement un peu des deux. Mais c’était à son avantage, car elle se laissait ainsi approcher - non pas que cela lui importât tant que ça. Il fût un temps où il aurait probablement été intéressé à l’idée de la capturer et/ou de la tuer, pour voir s’il pouvait en tirer quelque chose quelque part. Peut-être que sa queue de sirène aurait fait le bonheur d’un marchand de poissons qui lui en aurait offert bon prix, et il imaginait aisément que certains hommes auraient été prêts à déverser encore plus pour mettre la main sur ce genre de créatures, surtout considérant combien elles étaient difficiles à approcher ; peu importait, tant qu’il avait quelque chose d’intéressant à en tirer, Hook n’avait jamais été très regardant. Mais ce temps était révolu, et ne lui importait plus rien que sa vengeance. Il n’était pas devenu un meilleur homme pour autant, bien au contraire : il était bien plus cruel qu’avant. Si elle avait pu lui être utile dans sa quête de sang, il l’aurait dépecée sans le moindre remords, mais les choses étant ce qu’elles étaient, elle lui était plus utile vivante que morte, et pour être tout à fait honnête, il n’aurait pas vraiment aimé devoir tuer une si belle créature, ni la laisser entre les mains sales de quelconques malfrats. D’autant qu’elle lui semblait largement inoffensive ; son seul tort était peut-être d’être curieuse (un tort partagé) et Hook ne prenait pas de plaisir particulier à tuer des êtres qui ne lui voulaient aucun mal : le code d’honneur des pirates était ce qu’il était, mais il le respectait. Quitte à se salir les mains, autant le faire pour une cause qui lui semblait justifiée. Mais elle avait raison de se méfier de lui en dépit de ses sourires charmeurs : il n’était pas quelqu’un de bien, ne l’avait jamais été, et ne s’arrangeait pas vraiment avec le temps.
« Chez les sirènes, il est rare que les récits rendent justice aux humains. »
Un sourire narquois s’était dessiné sur ses délicieuses lèvres à sa réponse et Hook eut un petit rire sombre en réaction, pas franchement surpris par cette confession. Pas de chance pour elle, elle était tombée sur l’un des hommes les plus redoutables et redoutés en mer, mais elle n’était bien entendu pas obligée de découvrir cet aspect là de sa personnalité. Il savait être un gentleman. Et une partie de lui admirait son courage.
« Chez les humains, les récits sur les sirènes sont au contraire très flatteurs », rétorqua le capitaine de sa voix de velours.
Ce qui était en grande partie vrai, car on vantait sans faille leur beauté, leur grâce et leur voix qui n’étaient à nul autre pareils, mais on leur prêtait aussi bien souvent des récits inquiétants qui auraient fait frissonner les plus braves marins. Et si Hook avait vu ce dont les sirènes de Neverland étaient capables sur ses hommes, celle-ci ne lui semblait pas être une menace : elle les craignait bien trop pour cela.
La réponse de Killian semblait l’avoir laissée perplexe et elle finit par demander d’un ton mal assuré :
« Usez-vous parfois de la poisie ? »
Le pirate ne comprit que grâce au fil de leur conversation de quoi elle pouvait bien parler. De la poésie. En dépit de ses maladresses de langage, elle semblait en savoir beaucoup sur la culture des hommes pour quelqu’un qui n’avait jamais pied à terre. Il s’esclaffa. Il n’était pas le plus idiot des hommes – au contraire, sur ce bateau, il était sans aucun doute le plus cultivé de tous, et c’était encore à supposer qu’ils fussent capables de lire. La somme de leur quotient intellectuel accumulée n’aurait probablement pas encore donné le sien, et ce n’était pourtant pas non plus le plus éduqué des hommes. Oui, dans sa jeunesse il avait lu toutes sortes de récits et d’aventures qui lui avaient donné envie de devenir pirate, et de la poésie parfois aussi. Mais il ne pouvait pas prétendre en avoir retenu quoique ce soit, il avait toujours préféré les histoires de capes et d’épées, de combats héroïques et de quêtes de vengeance. Il avait en quelque sorte et d’une façon aussi ironique que cruelle, réalisé son rêve.
« J’ai bien peur que la poésie de marin ne soit guère convenable pour des oreilles aussi délicates. »
Si on pouvait appeler les chansons à boire et autres contines paillardes qui se chantaient joyeusement dans les auberges passée une certaine heure de la poésie, ce dont il n’était pas sûr. Il y avait des chansons moins crues, plus tristes, qui parlaient de la Grande Bleue et des marins qui mourraient pour elle, mais elles étaient plus rares et lorsqu’elles commençaient à être chantées, l’alcool avait en général déjà bien coulé, les paroles étaient plus bafouillées qu’énoncées, et les esprits bien souvent n’étaient plus assez clairs pour se remémorer les paroles.
« Vous aider à trouver un trésor ? »
La sirène sembla d’abord intriguée par sa requête puis, l’air pensif, dû se remémorer quelque chose qui colora ses joues d’une façon charmante. La petite aventurière n’en était donc pas à sa première aventure – elle avait sans nul doute déjà elle-même fouillé quelques trésors, théorie qui se confirma lorsqu’elle ajouta, avec plus de confiance :
« Je peux vous aider.  Mais qu’est-ce que ça m’apporterai de le faire ? Je suis moi-même une collectionneuse voyez-vous. »
Bien, elle voulait marchander, elle apprenait vite : à ce rythme là, il ne lui manquerait réellement bientôt plus que des jambes. Le pirate s’autorisa un pas vers elle en espérant ne pas la faire fuir à nouveau. Il venait de quitter Neverland, et avait prévu une escale au château de la reine, où une certaine détenue pourrait peut-être l’aider dans sa vengeance, mais il avait attendu trois siècles, il pouvait bien repousser un peu cette visite si sur le chemin il pouvait trouver une nouvelle façon de s’assurer qu’il aurait la peau de son Crocodile. Le trésor qui l’intéressait avait des propriétés magiques et même s’il ne pouvait ni en faire usage pour marchander certains services auprès de Cora, peut-être pouvait-il s’en servir lui-même. Un petit coup de pouce de la magie ne serait pas de refus après tout.
« Il s’agit d’une sorte de… Graal. Une vulgaire coupe, en vérité, mais dont les propriétés ne sont pas totalement… dénuées d’intérêt, disons. »
Pour le dire autrement, cette coupe était supposée faire perdre les pouvoirs de celui qui buvait dedans – s’il pouvait en tout cas s’appuyer sur les récits du pirate qui prétendait avoir possédé cet objet avec lequel il avait apparemment déjoué un certain nombre d’adversaires déjà. Jusqu’à ce que l’un d’entre eux ne décide de se venger en faisant couler son navire au fond de l’eau. Il avait été chanceux de s’en sortir en vérité – si tant était que son récit était fiable, bien entendu. Il avait réussi à obtenir de l’homme l’endroit où le dit bateau avait coulé, mais ne possédant pas de branchies, la recherche du trésor sous l’eau s’avérait pour le moins… compliquée.
« Voyons, que puis-je offrir en retour ? »
Il fit mine de réfléchir, se grattant la barbe du bout de son crochet avant de retourner son attention sur la sirène puis se pencha vers elle, le regard brillant, la voix tentatrice :
« Je peux agrandir ta collection en te proposant des trésors de chez nous. Approfondir ta connaissance de notre monde. Tu n’as qu’à demander… » Il se pencha un peu plus, et sa voix se fit plus basse, presque murmurée : « Et je tâcherai de t’exaucer. »
Des sous-entendus ? Où ça ?


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MessageSujet: Re: « Ils sont méchants, cruels, sans pitié. Oh, vraiment ? » ♦ Aigéan & Killian   Lun 23 Sep - 14:58


Killian Jones était un homme véritablement intrigant. Tout en lui aurait dû me donner envie de fuir, de nager au plus vite et au plus loin de lui, mais un fil invisible me rapprochait dangereusement du bateau et de l’homme qui en était le capitaine. Ma remarque sur les récits des sirènes à propos des hommes ne sembla guère l’étonner. Etait-ce parce qu’il en avait déjà entendu, ou parce que tout ce qui était relaté était vrai ?

En parlant récit, j’étais curieuse de savoir si le capitaine Hook était l’un de ces hommes à savoir utiliser les mots dans un sens bien défini pour parler avec allure et charmer les jeunes femmes. Eurêka m’avait donné le nom de cette formule, mais je n’étais plus certaine de le prononcer correctement. Pourtant le pirate comprit ce que je lui demandai et me corrigea même avec subtilité.

« J’ai bien peur que la poésie de marin ne soit guère convenable pour des oreilles aussi délicates. » Je baissai les yeux et répétai à voix basse « Poésie. Poésie. Poésie. » Je relevais les yeux et souris à sa remarque. Effectivement, nous savions que la délicatesse n’était pas un trait de caractère des humains, des hommes plus particulièrement. « J’ai cru comprendre que vous aviez effectivement une passion commune à nous autres les sirènes : le chant. Pardonnez-moi, mais les pirates ont vraiment un très mauvais timbre ! » Dis-je en riant d’un air enchanteur.  

Le sujet vira au sérieux lorsqu’il se décida enfin à m’expliquer la raison de sa présence au beau milieu de l’océan. Il cherchait quelque chose. Un trésor en réalité. Je fus surprise qu’il demande mon aide, mais en fus totalement ravie. Une certaine confiance s’était-elle installée entre nous deux pour qu’il me mette dans la confidence et me propose de participer à sa recherche ? Ou bien était-ce tout autre chose ? Je me mis à réfléchir rapidement. Aider ce pirate était sans aucun doute le seul moyen pour moi de rester en compagnie de lui. Si je refusais il était presque évident qu’il allait s’en aller, sans chercher à en savoir plus sur moi. J’acceptai donc. Mais à une certaine condition. C’était donnant-donnant. Je l’aidais si lui me donner quelque chose en retour.

« Il s’agit d’une sorte de… Graal. Une vulgaire coupe, en vérité, mais dont les propriétés ne sont pas totalement… dénuées d’intérêt, disons. » Je fronçai les sourcils, réfléchissant et me dessinant l’image de ce que pouvait bien chercher Killian Jones. J’avais à peine remarqué que le pirate s’était rapproché du bord, réduisant la distance qui nous séparait à presque rien. « Je peux agrandir ta collection en te proposant des trésors de chez nous. Approfondir ta connaissance de notre monde. Tu n’as qu’à demander… Et je tâcherai de t’exaucer. » Les décibels avaient considérablement diminués et je dues me rapprocher à mon tour pour saisir toutes les notes qui sortaient de sa bouche. Mes yeux devaient trahir mon excitation, il ne pouvait pas en être autrement. J’aurai pu lui demander n’importe quel objet précieux, j’étais certaine qu’il allait me le donner. Mais plus encore qu’un objet, c’est d’un endroit dont j’avais besoin.

« Marché conclu. Je vous trouve votre… Graal, et vous me donnez ce que je demande. » Peut-être allait-ce être compliqué, c’est pourquoi je ne lui donnai aucune information sur mon désir pour le moment. Je voulais avant tout l’aider, trouver cette coupe et réclamer ma monnaie d’échange en temps voulu. Avais-je un peu de sang de pirate dans le sang ? C’était tout bonnement impossible, mais cette idée me plaisait assez pour y croire. « Où cette coupe devrait-elle se trouver ? J’imagine que vous avez besoin de ceci. » Dis-je en remuant ma queue hors de l’eau, l’éclaboussant légèrement au passage. « Je vous écoute monsieur Killian Jones et jure de faire tout mon possible pour trouver ce que vous cherchez. » Sur ce, je le gratifiai de mon sourire le plus rayonnant.



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MessageSujet: Re: « Ils sont méchants, cruels, sans pitié. Oh, vraiment ? » ♦ Aigéan & Killian   Jeu 17 Oct - 18:11


Ah, cette douce innocence, il devait le reconnaître, avait quelque chose d’exquis. Oui, il pouvait comprendre qu’avec une telle ignorance du monde extérieur les sirènes fussent aussi facilement effrayées à l’idée d’aller à la surface de l’eau le découvrir de leurs propres yeux. Il n’y avait pourtant pas que de mauvaises choses, mais les êtres qui peuplaient la terre étaient dès leur plus jeune âge préparés à ce qu’ils allaient confronter en grandissant. Ils étaient armés. Ces sirènes en revanche…  avaient encore beaucoup à apprendre sur le monde des hommes avant de pouvoir l’arpenter sereinement. Non pas qu’elles en fussent capables, de toute façon. Ce qui était regrettable, en vérité. Mais peut-être était-ce mieux ainsi. Hook était souvent perçu comme un être sans cœur, mais il en avait encore assez pour ne pas souhaiter qu’une telle innocence soit souillée par la perversité des siens, et c’était pourtant ce qui lui semblait devoir fatalement arriver si les deux univers devaient un jour se mélanger. Peut-être valait-il mieux qu’elle ne perçoive du sien que la poésie et les chants.
« J’ai cru comprendre que vous aviez effectivement une passion commune à nous autres les sirènes : le chant. Pardonnez-moi, mais les pirates ont vraiment un très mauvais timbre ! »
Se joignant à la sirène, le pirate rit franchement à cette remarque énoncée avec un mélange d’audace et de timidité assez attendrissant. Ce n’était que la  vérité, après tout. Mais il fallait dire aussi que les pirates chantaient le plus souvent lorsqu’ils étaient éméchés, ou pour se donner du courage, et éventuellement par sens de la camaraderie, certainement pas par amour de la musique. Il y avait peu de choses sacrées dans la piraterie, et l’art n’était pas vraiment l’une d’elles, sauf si on pouvait en trouver dans le pillage et le crime. Mais il ne jugea pas bon de le préciser, à quoi bon ? Il était probable qu’elle ne comprendrait de toute façon pas, et son but n’était pas de l’effrayer, pas alors qu’il était si proche d’obtenir d’elle une aide qu’il ne pouvait trouver autrement.
Une étincelle s’alluma d’ailleurs dans son regard lorsqu’il lui fit part de ses recherches et lui offrit d’y participer en échange de ce qu’elle voudrait. A s’aventurer jusque là et à échanger avec un pirate qu’elle semblait prête à aider, il était clair qu’elle avait un tempérament aussi curieux que téméraire, voire assez fougueux. Car, s’il avait bien l’intention de tenir parole, elle ne pouvait le savoir, et en vérité il ne lui avait rien proposé d’extravagant en échange, même si cela semblait lui suffire. Mais après tout, elle avait beau avoir l’âme rebelle, elle restait encore assez naïve quant aux pirates et leur réputation plutôt négative. Ou peut-être était-ce une simple conséquence de son charme dévastateur, allez savoir.

A présent presque nez à nez, il pouvait observer à loisir son « joli minois ». Il semblait avoir assez gagné sa confiance pour qu’elle se laisse approcher. Elle avait tort, tellement tort, car il n’était pas quelqu’un de recommandable, mais il avait bien l’intention de s’assurer qu’elle ne le découvrirait pas tout de suite. Elle attisait sa curiosité, offrait une distraction rafraichissante et pouvait en plus s’avérer utile : même s’il lui avait voulu du mal, et ce n’était pas le cas, il avait plus à y gagner à la laisser en vie. Hélas, tous n’étaient pas comme lui et l’apprivoiser ainsi était à double-tranchant, et il en avait conscience, mais il était trop égoïste pour changer d’avis. Mieux valait qu’elle soit en sa compagnie qu’en celle d’un autre, pour le moment.
« Marché conclu. Je vous trouve votre… Graal, et vous me donnez ce que je demande. »
Peut-être ne savait-elle pas encore ce qu’elle voulait puisqu’elle ne précisa pas de quoi il s’agissait, mais Killian avait dans l’idée qu’elle savait déjà trop bien et qu’effrayée à l’idée qu’il change d’avis si cela devait s’avérer trop difficile à récupérer, il rétracte son offre. Peut-être n’était-il pas le seul à être égoïste, en fin de compte. Il sourit à cette idée. Il aurait pu trouver plus simple d’obtenir d’elle ce qu’il voulait puis de l’abandonner, mais les pirates avaient un code d’honneur, et leur parole n’était pas à prendre à la légère, qu’il s’agisse de promesses ou de menaces.
« Où cette coupe devrait-elle se trouver ? J’imagine que vous avez besoin de ceci. », dit-elle en remuant la queue, l’éclaboussant légèrement au passage. « Je vous écoute monsieur Killian Jones et jure de faire tout mon possible pour trouver ce que vous cherchez. »
Le pirate sourit en réaction, et inclina légèrement la tête en guise de remerciement.
« Nous avons donc un marché, visage d’ange, » conclut-il avec amusement.
Reprenant son sérieux, il saisit sa boussole, l’ouvrit et l’inspecta pendant quelques secondes avant de relever les yeux vers Ariel :
« Un bateau s’est échoué en pleine tempête il y a moins d’une semaine, quelque part au nord-est d’ici, peut-être l’as-tu déjà vu ? La coupe était l’une des marchandises à bord, ce qui rend en effet sa recherche quelque peu… difficile, pour ceux d’entre nous qui ne sont pourvus que de jambes. Si tu trouves ce bateau et me ramène la coupe, je considérerais que tu as rempli ta part du marché, et quels que soient tes désirs, je serais ton homme », reprit-il en baissant progressivement d’une octave.
Pirate oui, mais séducteur avant tout.


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MessageSujet: Re: « Ils sont méchants, cruels, sans pitié. Oh, vraiment ? » ♦ Aigéan & Killian   

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