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 Des maux mal soignés | PV Whale

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MessageSujet: Des maux mal soignés | PV Whale   Mer 22 Mai - 19:25



« Nom d’un chien, what the hell was that ? » marmonna Ruby, le dos plaqué contre la porte du Granny’s Café, le coeur battant à tout rompre dans sa poitrine alors que de l’eau de pluie gouttait encore de ses longs cheveux bruns. Un silence de mort s’était installé dans le café vide de tout client –un phénomène rare- alors que la jeune femme venait de rentrer en trompe après s’être fait surprendre par la pluie. Par la pluie, et autre chose. Quelque chose qu’elle n’avait pas compris et qui avait semé le chaos le plus complet dans son esprit pourtant habituellement tranquille. La gorge nouée, elle se laissa lentement glisser au sol en essayant de calmer son rythme cardiaque affolé et ferma brièvement les yeux pour les rouvrir immédiatement, avec un sursaut comme si une décharge électrique venait de parcourir sa colonne vertébrale. Ruby frissonna. Qu’est-ce que c’était que ce délire ?

« Granny ? Tu es là ? » appela Ruby avec une note de crainte mêlée d’espoir dans la voix. Granny avait beau être casse-pieds, c’était sa grand-mère, sa grand-mère de chic et de choc qui savait toujours tout, qui aurait une explication, de quoi la rassurer sur ce qu’elle venait de vivre et surtout de voir. Allez Granny, sors de ta cachette bon sang ! Dis quelque chose, n’importe quoi… Ruby tressaillit lorsqu’elle entendit la voix de sa grand-mère venant de la réserve. Se relevant, la jeune femme avança à pas lents vers l’arrière-salle… pour découvrir la propriétaire des lieux assise sur une chaise, le teint pâle, une main sur son cœur.

« Granny ! » s’exclama Ruby en courant s’agenouiller auprès de son aïeule. Inconsciemment, elle nota que la vieille femme avait les cheveux et les épaules mouillés, comme si elle aussi était sortie sous la pluie –probablement pour sortir les poubelles. « Granny, qu’est-ce qui t’arrive ? »
« Trois fois rien, ne t’inquiète pas Ruby… » répondit Granny en se redressant avec une grimace. « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je suis allée sortir les poubelles et alors que j’étais dehors j’ai… »
« Quoi ? » demanda Ruby, éberluée à l’idée que sa grand-mère ait pu, au même moment qu’elle, vivre ce qui lui était arrivé quelques instants plus tôt. Qu’est-ce que c’était que ce délire ?
« Je l’ignore… » reprit Granny, sourcils froncés, comme si elle avait lu dans les pensées de sa petite-fille. Croisant son regard, elle parut comprendre instantanément que chez Ruby aussi, quelque chose clochait. « Ruby, toi aussi tu as eu ces… visions ? »

Hochant la tête, incapable de tout à fait articuler un son, Ruby prit une inspiration et se releva. Plutôt que rester ici à se retourner l’esprit dans tous les sens pour rien, autant passer à l’action pour se remettre les idées en place.

« Tu as l’air de ne pas être bien Granny. Va te reposer dans ta chambre, je vais demander au docteur Whale s’il peut venir te voir ou envoyer quelqu’un. »

Après avoir accompagné Granny dans sa chambre et s’être assurée qu’elle avait tout ce dont elle avait besoin ainsi qu’un téléphone à portée de main pour l’appeler au cas où, la serveuse ressortit du restaurant et sauta dans sa voiture aussi rouge que ses mèches de cheveux colorées, et fonça en direction de l’hôpital sans se soucier des limitations de vitesse. La route était déserte. Visiblement, il se passait quelque chose de bizarre, et pas seulement pour elle. Ses doigts se crispèrent sur le volant alors que des bribes de ses… visions lui revenaient en mémoire. Un paysage enneigé, un chalet dans la montagne. La couleur rouge, et un grognement… et ce goût amer et métallique qui avait envahi sa bouche… comme du sang. Nerveusement, Ruby se passa une main sur le front et se fit violence pour garder son calme et rester rationnelle. Quoi qu’il se soit passé, elle devait d’abord penser à Granny. Les bizarreries, ça serait pour plus tard.

Dix minutes plus tard, elle franchissait les portes de l’hôpital, détonnant dans ce décor blanc clinique avec son jean déchiré, ses Doc Martins rouges et sa chemise de bûcheron assortie ouverte sur un t-shirt blanc. Aussitôt, elle interpella une infirmière :

« Excusez-moi, je dois parler au docteur Whale de toute urgence, est-ce que… »
« On ne sait pas où est passé le docteur, si vous réussissez à le trouver, n’hésitez pas à nous l’amener ! Excuse-moi, tout est devenu fou ici depuis une heure, je dois y aller… »

Plantée là, Ruby retint une bordée de jurons et machinalement tritura une mèche de ses longs cheveux. Puis, bien décidée à ne pas repartir les mains vides, elle se rendit jusqu’à la salle où le docteur donnait habituellement ses consultations. Vide, évidemment. Seule pendait là sa veste de médecin avec le badge à son nom. Etait-il donc parti ? Ruby inspira, prête à soupirer, quand soudain un nouvel éclair traversa son échine. Non, Whale n’était pas parti. Elle ignorait comment elle le savait : mais soudain, elle avait la certitude absolue qu’il était toujours dans le bâtiment. Immobile, comme si faire le moindre mouvement allait rompre le charme, elle fut brièvement déstabilisée en se remémorant l’arrestation de Mary Margaret quelques temps plus tôt, et l’enquête qu’elle avait menée avec Emma. C’était le même sentiment qu’elle avait eu en cherchant des preuves sur les bords de la rivière… Un instinct infaillible, irréfutable, qui la mènerait à ce qu’elle désirait. Et ce qu’elle voulait, là tout de suite, c’était trouver Whale. Résolue, Ruby sortit de la salle, et après un instant d’hésitation, partit dans un couloir à sa droite. Advienne que pourra.

Quelques minutes plus tard, Ruby se retrouvait dans un sous-sol de l’hôpital, sans savoir ce que Whale pouvait bien fiche là, mais avec la conviction qu’il y était. Perplexe, elle avança, et arriva devant un bureau en retrait. Tous ses sens, brusquement, lui criaient que Whale devait être, était derrière cette porte. Le cœur battant, elle posa la main sur la poignée de la porte et ouvrit. Whale.

« Docteur Whale ? Qu’est-ce que vous fabriquez enfermé ici ? Tout le monde vous cherche ! » s’exclama-t-elle en reconnaissant la silhouette du docteur qui, assis dans son fauteuil, lui tournait le dos. Elle n’était pas sortie de l’auberge.
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MessageSujet: Re: Des maux mal soignés | PV Whale   Mer 22 Mai - 21:43


I walk alone

Le plus fort de l’orage est passé, on respire – enfin – un peu mieux dans ce monde de dingues. La pluie en revanche poursuit son œuvre maléfique, bien déterminée à nous tremper jusqu’aux sous-vêtements. Cela n’est pas désagréable quand on croise une fille canon en chemisier blanc transparent, mais je préfèrerais m’épargner ce désagrément. Je veux dire : faire sécher son boxer dans la salle d’attente, ce n’est pas très glamour, vous en conviendrez. Pensez un peu à ma réputation, déjà que celle-ci n’est pas très glorieuse, il faut que je sauve les apparences.

A deux ou trois ou quatre reprises (j’ai arrêté le compte), je manque de m’évanouir sur le bord de la chaussée. Je n’ai rien bu pourtant, mais c’est toute cette foutue pluie…ça me rend complètement patraque. Je me sens comme étranger à moi-même, pire que lors de ma dernière cuite, pire que mes tentatives avortées de mettre fin à mes jours. Petite précision : j’ai juste placé le canon d’un revolver contre ma tempe, pas la peine de faire les gros yeux. On vit décidément pour le pire à Storybrooke, la ville agonisante. Chaque jour se répète avec la même régularité mortuaire. On devrait tous commencer à creuser notre tombe, ça ferait des économies. Mince, je deviens aigri, c’est mauvais signe. Je vais replonger d’ici peu.

Il me faut un millénaire avant de parvenir à ma bagnole garée dans un coin – dans la confusion je n’ai pas trop fait attention, j’ai dû me prendre un PV (et j’emmerde l’autorité publique). Me voilà malin, j’ai égaré les clés et je meurs d’envie de faire le chemin du retour à pied. Je fouille dans mes poches. Je n’ai pas l’esprit très éclairé en cet instant. Les passants ont tous un air affolé qui me rappelle le film Les Oiseaux de Hitchcock. La panique, la mort qui rôde, le danger…On en a un parfait exemple. Je mets la main sur les fameuses clés et par miracle j’arrive en vie à l’hôpital où les infirmières me tombent dessus comme des groupies. Du calme, mesdemoiselles. Le prince charmant est là ! Faites place ! Elles me regardent comme si je venais dans le but d’oindre tout ce beau peuple, leur appliquant les saintes huiles sur le front.

Je prétexte un malaise (rien de faux dans cette affirmation) et vais me recueillir dans mon antre. Qu’on me foute la paix, je ne demande que ça. Discrètement, je dépose ma veste et mon badge puis file en douce dans les tréfonds du bâtiment. J’entends mon nom, mais je suis déjà loin. Adieu, camarades, adieu les amis. Quelqu’un m’attend. Un rencard avec Jack. Jack Daniel’s pour les intimes. Je tire une clé de la poche intérieure de ma veste. J’atteins le bureau, le tiroir, le saint Graal. Jésus-Marie-Joseph-Maman. La bouteille trône, je bois au goulot sans remord. Une douce euphorie atténue mes angoisses existentielles.

L’heure tourne et trépasse. L’hôpital panique, tout l’monde me cherche et moi j’oublie tout tout tout dans un liquide mordoré. C’est le pied. La tête me tourne ou c’est le monde à l’envers ? J’vois trouble, c’est le bonheur absolu, l’extase du paysan parvenu, du pauvre type, le lâche bienheureux. La porte s’ouvre et je ne sursaute même pas, j’entends que dalle. Je me retourne sans conviction. « Ne pas…déranger… » J’ai les yeux rouges d’un albinos proche du coma éthylique. J’ai dû m’enfiler…j’sais pas moi…glouglou. « Hum...Plaît-il ? » Dans mon brouillard intérieur je distingue une femme, du rouge…Ruby. Je me redresse mais ça n’arrange pas ma disposition naturelle à…à quoi ? Noyer les tracas quotidiens dans l’alcool ? Faire semblant ? On ne joue plus. Le mal de vivre est revenu, plus tenace que jamais. L’impuissance, la peur de demain…

« ça n’s'voit pas ? T’veux un verre, honey ? » Je lui tends une bouteille vide. Je lui jette un semi regard de détresse. Sauve-moi. Laisse-moi crever tranquille. J’suis pas en état de soigner quelqu’un présentement, mais j’ai besoin de quelqu’un, sauf que je ne me l’avouerai probablement jamais.
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MessageSujet: Re: Des maux mal soignés | PV Whale   Jeu 23 Mai - 10:38



Ruby avait beau être une amie attentive et une oreille suffisamment patiente pour écouter les peines de cœur de la moitié de la ville derrière son comptoir chez Granny’s, elle n’aurait jamais imaginé se retrouver un jour dans une situation comme celle-ci ; c’est-à-dire face à un médecin à priori respecté en train de consciencieusement vider une ou deux bouteilles de Jack Daniel’s au lieu d’être occupé à charcuter ses patients pour mieux les remettre sur pied. Elle n’avait pas l’habitude des clients ivres –ceux-là, c’était le Rabbit Hole qui les récupérait. Et le docteur Whale, même si elle levait les yeux au ciel chaque fois qu’il tentait de mettre le grappin sur une fille ou sur elle-même, était l’une des dernières personnes au monde qu’elle aurait imaginé noyer ses soucis dans l’alcool. Elle ne savait pas pourquoi elle s’en était convaincue ; le prestige de l’uniforme, probablement.
La main encore sur la poignée de la porte et ne sachant quelle attitude adopter, Ruby détailla Whale en essayant d’estimer à quel stade d’enivrement il en était arrivé. L’odeur d’alcool lui agressait les narines et elle ne put retenir une grimace –tiens, elle ne se savait pas le nez si sensible- alors qu’elle notait les yeux rougis du praticien et sa main pas tout à fait assurée qui tenait la bouteille. Il avait l’air de la reconnaître, même s’il avait eu un long instant d’hésitation, et s’était redressé dans son fauteuil. Volonté de sauver les meubles ? Un peu tard pour ça, songea-t-elle en arqua un sourcil.

« ça n’s'voit pas ? T’veux un verre, honey ? » parvint-il à articuler, visiblement non sans mal, alors qu’elle croisait les bras d’un air désapprobateur. Bien, ce ne serait visiblement pas lui qui viendrait en aide à Granny ce soir. Elle hésita franchement à le planter là et partir à la recherche d’un autre médecin –ou infirmière, ou guérisseuse, ou prof de yoga, qu’importe- mais ses jambes refusèrent de suivre le mouvement. Quelque chose, elle ne savait trop quoi, avait comme allumé une sonnerie d’alerte dans un coin encore inconnu de son cerveau. La même sonnerie qui lui avait soufflé où trouver les indices pour sauver Mary Margaret de la prison, la même sonnerie qui lui avait soufflé que Whale n’avait pas quitté le bâtiment quelques instants plus tôt. Décidément, son instinct avait l’air de vouloir faire des siennes en ce moment ; et comme jusqu’ici ça lui avait plutôt réussi, elle décida malgré les circonstances de lui obéir encore une fois. Suis ton instinct, lui avait dit Emma. Brièvement, elle ferma les yeux. Ok. Obéis à ton instinct. Et là tout de suite, son instinct lui soufflait : reste.

Faisant un pas dans le bureau, elle referma la porte derrière elle après s’être assurée qu’aucune infirmière un peu trop curieuse ne l’avait suivie, et se tourna de nouveau face au docteur.

« Vous avez l’air à peu près aussi frais que Marco le jour où Granny l’a emmené de force prendre un cours intensif de rock. Je suppose que ce n’est pas exactement le bon moment pour vous demander de venir vous occuper de ma grand-mère. » remarqua-t-elle non sans une pointe d’amertume dans la voix. Ne fréquentant pas souvent l’hôpital, Ruby ne connaissait pas d’autre médecin que Whale, et même si c’était un tombeur, un coureur de jupons, elle avait cru qu’il pourrait l’aider. Comme médecin, elle avait eu confiance en lui. Elle aurait placé la santé de sa grand-mère entre ses mains les yeux fermés sans hésiter une seule seconde. Oui, même si c’était une confiance de patient à médecin, elle aurait placé la sienne en Whale. Elle était déçue. Et par conséquent, un poil en colère.
« Donnez-moi une seule bonne raison pour ne pas remonter là-haut et dire à vos collègues où vous êtes et ce que vous êtes en train de f… » commença-t-elle un tantinet remontée, mais la sonnerie de son téléphone la coupa dans son élan. Un rapide coup d’œil à l’écran lui confirma qu’il s’agissait de Granny. L’espace d’un instant elle craignit qu’il ne soit arrivé quelque chose, mais quand elle décrocha en oubliant Whale :

« Ruby ? Ecoute, inutile de déranger le docteur, je me sens beaucoup mieux depuis quelques minutes. J’ai reçu un coup de fil du docteur Hopper, apparemment de nombreux patients ont débarqué chez lui en panique et il a besoin d’aide pour gérer tout ça. Je sors lui donner un coup de main ! »
« Quoi ? Mais Granny, tu as fait un malaise il y a à peine vingt minutes et… » voulut protester Ruby, mais visiblement le monde s’était ligué contre elle ce jour-là.
« Ruby, je vais juste en face aider Archie à gérer quelques personnes inquiètes. Si ça ne va pas je t’appelle. Allez, reviens à la maison, et passe le bonjour à Whale de ma part ! »

Et hop, Granny raccrocha sans laisser la possibilité à sa petite-fille de répondre. Celle-ci étouffa dans l’œuf tout le bien qu’elle allait dire de sa grand-mère, estimant que le docteur n’était pas exactement la personne la plus appropriée pour recevoir ses plaintes surtout maintenant, et rangea son téléphone en soupirant.

« Granny vous passe le bonjour. » répéta-t-elle machinalement en haussant les épaules d'un air impuissant avant de repousser une mèche de cheveux derrière son oreille. Puis, jetant un nouveau coup d’œil à son interlocuteur qui n’avait pas bougé depuis tout à l’heure, sentit son amertume s’évanouir doucement. Maintenant que Granny n’avait plus l’air en danger, elle pouvait le considérer d’un autre œil, et une nouvelle fois remarqua que quelque chose semblait vraiment aller de travers. C’était la première fois qu’elle le voyait dans cet état ; et pour être honnête, elle devait reconnaître qu’il lui faisait de la peine. Elle ressentit une pointe de culpabilité à l’idée d’avoir failli s’emporter contre lui. Mary Margaret, elle, se serait immédiatement demandé s’il n’avait pas un problème beaucoup plus sérieux que quelques verres de trop. Baissant les yeux sur la bouteille vide qu’il lui tenait toujours dans sa main, elle prit sa décision. S’approchant du fauteuil, elle lui prit doucement la bouteille vide des mains et la posa sur le bureau contre lequel elle alla s’appuyer, faisant face au docteur qui avait peut-être plus besoin d’aide que Granny en cet instant précis.

« Désolée de m’être emportée. J’étais juste… inquiète pour ma grand-mère. » marquant une courte pause, elle sonda son regard à la recherche d’un indice sur son état véritable –complètement bourré pour le plaisir, ou cachant un mal-être plus profond ? « Vous êtes sûr qu’il soit très raisonnable de boire autant pendant vos heures de service ? Je suis sûre qu’ils en ont du très bon à Rabbit Hole aussi, vous savez. Et il y a plus d’ambiance que dans un sous-sol d’hôpital. » ajouta-t-elle avec un demi-sourire. Le ton de l’humour n’allait probablement pas durer, mais c’était toujours une bonne façon d’essayer de faire parler quelqu’un, non ?
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MessageSujet: Re: Des maux mal soignés | PV Whale   Jeu 30 Mai - 16:18


Very bad trip

En un autre lieu, un autre temps, une autre galaxie, un jour sans doute plus ensoleillé, une autre vie dans laquelle je ne serais pas un ivrogne patenté, j’aurais fait les choses correctement. Si, si ! Dans les règles de l’art. Si je n’avais pas été dans un état d’ébriété avancé, j’aurais très certainement éprouvé la honte en cet instant, celle qui vous tombe dessus instantanément telle une douche trop froide. Cette honte insidieuse qui vous bouffe de l’intérieur et vous hante constamment. Honte à la profession. Imposteur ! crié-je en mon âme et conscience. Whale, t’es un putain d’escroc, t’as eu ton brevet de secourisme dans une pochette surprise et c’est Madame le maire qui a officialisé ton diplôme de médecin (lui-même falsifié pour les besoins). Qu’est-ce que tu vaux, hein ? Même pas capable de sauver des gens, alors les ramener à la vie…

Je passe vraiment pour le débauché de service. Qu’elle parte, oui, ça vaut mieux. Je l’écoute à peine. Qu’ils trouvent un autre Doc’. Chérie, ce n’est pas ce soir que je me convertirai en Saint. Je perçois des paroles, mais tout est fort confus. Une histoire de grand-mère. Je ne remets pas encore les noms et les visages. Granny ? Celle qui me file des bouteilles de Whisky en douce ? Ah oui, sacrée bonne femme. Elle reconnaît les désœuvrés. Elle dit que c’est mal que je boive tant, mais elle n’a pas idée à quel point elle a raison ! Toutefois, la chère madame me sert quand elle sent qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort. Le problème est que c’est de plus en plus fréquent. Et cette foutue pluie n’a rien arrangé à ma perdition.

Je reconnecte mes cellules grillées et contemple mon interlocutrice du coin de l’œil. Non, je mate pas ses fesses, même si elles valent le détour, je me concentre sur ce qu’elle dit. Je comprends vaguement qu’elle a besoin de moi, or j’suis K.O. Recalé. « Donnez-moi une seule bonne raison pour ne pas remonter là-haut et dire à vos collègues où vous êtes et ce que vous êtes en train de f… »

Des menaces ? Merveilleux. Même pas peur ! Au point où j’en suis, vous savez…Ruby est interrompue dans sa tirade par la sonnerie de son téléphone. A cet instant précis, je décroche (non, pas le tél, le cerveau !). Je plonge, tête la dernière. C’est une impasse, un méandre de vieux souvenirs calcinés. Je voyage ici et là, sans rien capter. C’est un tourbillon qui me happe. Voilà que je trinque avec deux hommes, un père et un fils semble-t-il…non, c’est nous, deux fils…Victor et…et…quel est son nom ? Je l’ai sur le bout de la langue mais ça m’échappe. Je m’en vais, scène trop horri…-joyeuse, je débarque dans un labo genre cours de chimie pour les nuls. Quoique, ça en jette, on se croirait dans un film d’horreur. Noir. Blanc. Eclair. Levée des morts vivants.

La boisson ne m’a jamais procuré de telles visions. Encore sous le choc, la voix de Ruby est comme déformée. Des propos lointains me parviennent. Je hoche la tête. Ce langage incompréhensible me sort du néant. La bouteille s’envole de mes mains pour atterrir sur le bureau. Whaou elle est magicienne. Ou alors j’ai encore loupé un épisode, tant pis. Je ressens sa colère, cependant je suis encore dans mes rêveries. Ah non, plus colère, maintenant humour, enfin, je crois...?

« Vous êtes sûr qu’il soit très raisonnable de boire autant pendant vos heures de service ? [...] »

Je lève le regard d’un homme qui n’a pas la moindre idée de ce qu’il fait ici maintenant. Je pousse un interminable soupir de faiblesse et entreprends la démarche de me mettre en position verticale. Pour ça, il me faut bien une minute. Je suis carrément stone là. J’esquisse un sourire en coin tout en me morigénant intérieurement. Quel piètre spectacle…A,E,I,O,U, parle, détache les syllabes. « Z’avez raison…je devrais peut-être… » A peine debout, mes jambes semblent se disloquer. Pas la peine d’être un devin pour connaître l’issue fatale. Je chute et ma tête vient heurter un coin du bureau. Je m’étale de tout mon long sur le sol glacial. Je m’évanouis…peut-être trente secondes, cinq minutes, une heure ? Mes yeux tâtonnent au réveil.

« Ruby ? Qu’est-ce que vous faites encore là ? Ne vous encombrez pas avec un pauvre type. Je…je viendrai examiner votre grand-mère, c’est promis…maintenant vous pouvez partir, je vais très bien. »

Changement de ton. Le coup a dû me remettre les idées en place. C’est pas trop tôt. Je suis toujours allongé, mais il semblerait que j’aie recouvré mes esprits. Je refuse qu’elle en voit plus, c’est déjà trop.

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MessageSujet: Re: Des maux mal soignés | PV Whale   Mar 4 Juin - 20:09

Paumée, Ruby était paumée. Bonne amie et confidente, elle n’était néanmoins pas habituée à être mise face à un numéro aussi incompréhensible que celui qui se présentait maintenant à elle : le médecin qu’elle connaissait plus de réputation qu’autre chose qui se révélait être un alcoolique –occasionnel ou régulier ? Voilà encore un point à déterminer- qui picolait pendant ses heures de bureau. Par goût ou par mal-être ? Parce qu’il était un loser, un peu dérangé, ou profondément ébranlé ? Elle ne savait pas quelle solution était la meilleure ou la pire, si elle devait souhaiter à Whale d’être un pauvre type mais sain d’esprit, ou un brave type mais abîmé au point de devoir noyer ses soucis dans l’alcool. Deux poids deux mesures, la meilleure mauvaise nouvelle ou la pire bonne nouvelle. Bon Dieu, mais dans quoi était-elle encore en train de se fourrer ? Il était encore temps de faire demi-tour. Repartir comme elle était venue, quitter cet hôpital qui puait le mercurochrome, la chimiothérapie, et maintenant l’alcool et la misère. Pas besoin de s’enfoncer dans ce gouffre-là. Tu peux encore quitter cet endroit Ruby, s’énervait un coin de son cerveau, sans qu’elle ne puisse déterminer avec certitude s’il s’agissait de sa bonne ou sa mauvaise conscience. Whale était en chute libre ; il était encore temps pour elle de s’échapper avant qu’il ne lui attrape la main pour l’entraîner avec lui. Et pourtant, les jambes de Ruby continuaient à refuser obstinément de bouger.

« Z’avez raison…je devrais peut-être… » Ruby eut un mouvement instinctif pour aller vers lui alors qu’il tentait –assez lamentablement, reconnaissons-le- de se redresser, rassemblant les derniers débris d’une dignité bricolée à la va-vite pour l’occasion. Mauvais calcul : alors qu’il avait failli se stabiliser, ses jambes se dérobèrent sous son poids et la jeune femme eut à peine le temps de réagir avant qu’il ne s’écroule, la tête la première sur un coin de son bureau –quand la poisse décidait de frapper, elle ne faisait jamais les choses à moitié. Un bruit sourd se fit entendre, arrachant une exclamation de frayeur à Ruby qui se précipita aussitôt sur le sol auprès du docteur désormais inconscient. « WHALE ! » s’écria-t-elle en se penchant sur lui, paniquée. Non non non, ce n’était pas comme ça que les choses étaient supposées se passer ! « Whale, nom d’un chien vous m’entendez ? » martela-t-elle en posant sa main sur la joue du médecin pour faire tourner sa tête vers lui, dans l’espoir qu’il ouvrirait les yeux et dirait quelque chose, même une imbécillité. Mais rien. Le docteur restait inconscient. Après une courte seconde d’hésitation, Ruby se leva d’un bond et courut dans le couloir où elle aperçut une infirmière de dos qui s’éloignait. Elle allait l’appeler au secours, quand tout à coup elle songea que si quelqu’un s’apercevait que Whale était ivre mort, il serait sûrement renvoyé. Cas de conscience. Sauver Whale et détruire sa carrière ou sauver sa carrière au risque de le laisser passer ses derniers instants sur le carrelage froid d’un sous-sol d’hôpital ? Décidément, ce n’était vraiment pas son jour.

« Ruby ? Que fais-tu ici ? » Se retournant vivement, Ruby crut s’évanouir de soulagement en reconnaissant une de ses vieilles copines, Lucy, infirmière au service pédiatrique et surtout une des amies les plus fidèles que la serveuse ait jamais eues. C’était elle, sa porte de sortie. Ruby lui empoigna le bras avec une force dont elle fut elle-même surprise, et planta son regard dans le sien : « Lucy, j’ai besoin de ton aide. Mais quoi qu’il arrive, tu dois me JURER de ne rien dire à personne ! Dis-moi que tu me le promets ! » Comme elle s’en était douté, Lucy eut un instant de flottement puis accepta. Aussitôt, Ruby la tira dans le bureau où Whale gisait encore. Restant interdite un bref instant, l’infirmière finit par se reprendre. Et tint parole. En un quart de seconde, elle prit les choses en main –au grand soulagement de Ruby- et lui intima de l’aider à transporter Whale dans une chambre vide voisine afin de l’ausculter à l’abri des regards. Enfin, Ruby pouvait respirer.

Une demi-heure plus tard, Ruby était assise sur un tabouret à côté du lit dans lequel Whale se reposait. Lucy l’avait aidée à le porter jusqu’ici, et après quelques minutes d’examen avait conclu qu’il s’en tirait à bon compte ; une belle bosse et une bonne gueule de bois, quelques jours de repos et il n’y paraîtrait plus. L’infirmière avait dû retourner à ses devoirs, mais Ruby avait insisté pour rester à veiller Whale. Songeuse, elle observait le médecin, maintenant que dans son sommeil il était incapable d’arborer son sourire narquois ou cet air détaché qui le caractérisaient si bien. Whale le tombeur, Whale le médecin, Whale l’alcoolique, les masques se suivaient sans se ressembler et l’Homme disparaissait derrière eux dans un tourbillon infernal. Qui êtes-vous, Whale ?
Soudain, il laissa échapper un grognement et ouvrit péniblement les yeux, ramenant Ruby à la réalité.
« Ruby ? Qu’est-ce que vous faites encore là ? Ne vous encombrez pas avec un pauvre type. Je…je viendrai examiner votre grand-mère, c’est promis…maintenant vous pouvez partir, je vais très bien. » articula-t-il après l’avoir trouvée du regard. Ruby lui jeta un regard mi-indulgent, mi-‘mais bien sûr’. Sa voix avait changée, et il fuyait son regard. Visiblement, sa chute avait au moins eu le mérite de le faire dégriser à la vitesse de la lumière. « Ne soyez pas ridicule Whale, il n’est pas question que je vous laisse tout seul ici sans surveillance. Oubliez Granny. Contentez-vous de vous reposer un peu. » répondit-elle avec un demi-sourire qui se voulait rassurant. C’aurait sûrement été plus facile si un de ses amis s’était trouvé à la place du médecin ; mais lui, elle le connaissait si peu qu’il était difficile de savoir quoi dire ou quoi faire sans faire de gaffe. Vaguement gênée, elle se leva pour aller chercher la carafe d’eau laissée là par Lucy et remplit le verre avant de revenir le tendre à son ‘patient’. « Tenez, ça vous aidera peut-être à y voir plus clair… et avant toute chose : ne me refaites jamais un coup pareil. Je ne suis pas infirmière moi, si ça avait été plus grave et que Lucy n’avait pas été là… Arrangez-vous pour vous assommer devant un collègue, la prochaine fois. » Et maintenant ? Devait-elle le laisser de reposer ? Partir ? Rester ? Ruby n’avait jamais été la championne de la comédie et mentait aussi mal qu’un livre ouvert – impossible de dissimuler le fait qu’elle ne savait pas vraiment où se mettre. Mais en même temps, son instinct lui dictait que laisser le docteur seul n’aurait pas été l’idée du siècle. Décidément, elle avait tout du vrai bon toutou. Un saint-bernard pas fichu de quitter un seul instant le noyé qu'elle avait repêché. « Comment vous vous sentez ? » demanda-t-elle d’un air soucieux en reprenant place sur son tabouret. Après tout, même le bon docteur ne méritait pas qu'on l'abandonne dans une chambre vide en sous-sol alors qu'il venait se faire sacrément mal au crâne. Gueule ou bois ou pas.
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MessageSujet: Re: Des maux mal soignés | PV Whale   Dim 9 Juin - 21:51


Where is my mind ?

Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ? La tête dans l’mur, j’vois que dalle, je fonce dedans sans m’en rendre compte. C’est sans surprise. Je ne peux rien dire pour ma défense. J’aimerais pleurer dans des bras amis, me laisser aller trente secondes, expier tout ça. J’aimerais ne pas me sentir seul comme toutes ces nuits où je remue le silence. On s’attend à voir un médecin qui gagne relativement bien sa vie occuper un lieu spacieux et tout confort, un endroit où ne règne pas la morosité à longueur de journée, un petit paradis dont tout le monde rêve. Ce n’est pas mon cas. Ça ne ressemble à rien d’idyllique pour ce que j’en sais. Un vrai foutoir. Une planque de célibataire qui ramène quelques filles d’un soir dans sa couche et puis…et puis le néant, c’est sans avenir comme vie.

Me taper la tête contre le bureau a déconnecté des cellules mais a ravivé aussi une mémoire disparue. Il y a quelqu’un que j’aimerais revoir à tout prix. Quelqu’un de ma famille, il est mourant. Dans les tréfonds de mon âme, j’aperçois les contours d’un visage familier. Je n’ai pas eu le temps de lui dire au revoir comme il aurait fallu. Je me sens comme un abruti fini. Il est parti, ou est-ce moi qui suis parti ? Je ne connais pas le détail de l’histoire, mais il faut que je le retrouve, c’est impératif. Il me manque. Ça me laisse comme un trou noir à la place du cœur. Quelqu’un s’est amusé d’ailleurs à en faire de la charpie.

Je lève les yeux sur toi. Je suis abasourdi de découvrir de l’inquiétude dans ton regard profond qui me scanne. Avec un train de retard, je reconnais l’odeur caractéristique des draps de l’hôpital, sous ma nuque je sens un coussin moelleux : je suis allongé dans une chambre attenante au bureau, cela me semble être le plus probable. Ruby m’a porté jusqu’ici ? On l’a aidée ? Je commence à paniquer légèrement. Je ne fais pas confiance à grand monde disons. J’ai peur que cet accident de parcours s’ébruite et que je me fasse renvoyer par la force des choses, même si Madame le Maire m’assure mon poste.

Je sature complètement, il faudrait que je me repose, suivre ses sages conseils, mais j’ai les nerfs en pelote et un tantinet surchauffés. J’ai juste besoin de mettre de l’ordre dans cette confusion des sentiments. Pourquoi reste-t-elle ? Rien ne l’y oblige pourtant. Elle aurait mille raisons de me laisser tomber, alors qu’est-ce qui la motive ? La générosité naturelle ? Cela me laisse perplexe. Je bredouille un remerciement quand elle me donne un verre d’eau aux vertus apaisantes pour un mec qui s’est enfilé quelques bouteilles d’alcool en un temps record.

Je me sens comme un assisté de la vie et ça m’embarrasse plus que tout  – plus que mon état déplorable et honteux, je n’aime pas me sentir redevable envers qui que ce soit. De plus, quand il est question de Ruby, cela ne fait qu’aggraver mon malaise. Ce n’est pas sans raison que je me rends chez Granny le plus souvent possible. Je guette la jeune femme derrière son comptoir et son large sourire rayonnant qu’elle distribue à tous ses clients. Parfois j’en reçois un (m'est-il vraiment destiné ?) et je m’estime très chanceux ces jours-là. Certes, vous me direz que c’est une serveuse sexy, que je l'apprécie juste physiquement, mais il n’y a pas que ça. Elle a le don de me remonter le moral quand celui-ci touche le fond. Elle n’en a pas conscience bien sûr, je passe pour le macho lovelace bourreau des cœurs et la demoiselle se contrefiche de mes petites attentions envers elle, je ne suis sûrement pas le premier à lui faire des avances, n’est-ce pas ?

En tout cas, déboussolé comme je suis, je me montre incapable de jouer la comédie. Pour une fois, elle peut rencontrer le « vrai » Dr Whale. « […] ne me refaites jamais un coup pareil » Je ne peux pas m’empêcher de faire une grimace. « Je ne peux rien vous promettre… » Je lui lance un sourire contrit comme pour excuser cette fâcheuse situation. Son ton énervé parvient à me détendre miraculeusement. Sa dernière question, qui marque un soupçon d’anxiété, me surprend totalement. Mon rire éclate de manière inattendue et j’essaye de justifier mon hilarité : « En fait, vous n’êtes pas en colère, vous…vous vous souciez de mon cas, c’est adorable. » Cette fois, mon sourire s’agrandit, fier d’avoir lu entre les lignes.

Après un temps, je me sens apte à parler plus librement. Il faut que j’en parle à quelqu’un, ça urge. Je ne peux pas toujours garder tout pour moi.

« Est-ce que vous aussi il vous est arrivé quelque chose aujourd’hui ? Je veux dire…dans votre perception du monde, comme si on avait ouvert une porte qu’on aurait mieux fait de laisser fermer. J’ai eu des hallucinations, des flashs qui ressemblaient à des souvenirs très lointains. Mais…après tout, il n’y a pas de quoi s’alarmer, la boisson a dû me faire délirer. Oubliez. »

Je la regarde en espérant qu’elle ne fera pas attention à mes propos décousus et incohérents. Elle va vraiment me prendre pour un dingue. C’est foutu. Whale le docteur Maboul, cette étiquette risque de me coller encore longtemps…



CODE TOXIC GLAM



men made madness and the romance of sadness.

Je nie les larmes leur lumière
Mes yeux ne sont plus de ce monde
Je suis passé tout est passé
Je suis une ombre dans le noir
Je suis le germe du désordre
— Eluard
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Mais en réalité, je suis
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