Forum RPG sur la série Once Upon A Time
 
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 Prince coincé et Fée dévergondée | Morgana & Arthur

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MessageSujet: Prince coincé et Fée dévergondée | Morgana & Arthur   Mar 4 Juin - 21:12



Orage, Ô désespoir, Ô malédiction ennemie !
« Clap, clip, clap, petite pluie d'avril. Tombe du ciel en jolis diamants. »

Ft. Morgana ♥

Le métier d'avocat n'était pas un métier de tout repos, surtout quand vous aviez la terrible Regina Mills comme chef tout-puissant. Arthur avait bien étudié la république, et il pouvait affirmer que ce village n'était qu'un semblant de république. Avec la Terreur que provoquait the Evil Queen sur son passage, cela ressemblait beaucoup plus à une monarchie, pour ne pas dire un régime totalitaire... Mais quoi de plus normal pour, justement, une reine ? Et c'était d'ailleurs dans le but d'embêter cette très cher maire qu'Arthur avait décidé de devenir avocat. Je ne vous raconte pas le nombre d'heure de travail qu'il a dû faire pour être certain de faire du bon boulot ! Monsieur Mandragore, au service des victimes de la malédiction, bonjour ! Oui, Mandragore. Le roi avait jugé préférable de faire comme s'il ne savait pas qui il était. Comme la plupart des habitants de Storybrooke. C'était certainement préférable ; la reine vous avez moins à l’œil... Seul Merlin était au courant de la vérité. Et grand bien lui en prit ; devinez qui est avocat avec (ou plutôt contre) lui ? Morgana. Sa très chère Morgana. Son désir de cacher sa mémoire devint encore plus fort et tenace. Pourquoi ?

En voilà, une bonne question. Pourquoi cacher qu'il a ses souvenirs, et particulièrement à elle ? Il y avait bien plusieurs hypothèses possibles ; il ne voulait absolument pas qu'elle l'embête, en plus elle était pour Regina, elle serait sans doute bien foutue de se mettre contre lui pour l'empêcher de repartir à Camelot. Ou bien, tout simplement, le jeune roi désirait vraiment oublier qu'elle était sa demi-sœur... Enfin, il y avait finalement pas mal de raisons possibles et imaginables à cette décision raffermie par sa présence.

Bref, pour en revenir à nos moutons ; le métier d'avocat n'était pas de tout repos et, avec ses escapades nocturnes avec ses compagnons du Badass Gang, le jeune homme commençait à être légèrement fatigué. Heureusement, rien de prévu pour se soir, il allait pouvoir regagner son sommeil perdu. Mais pour le moment, il cheminait vers son manoir en compagnie de la jolie ''fée''. Le silence était leur compagnon de route mais, si il remarquait les petits coups d'œil qu'elle lui lançait de temps à autre, lui se forçait à garder ses yeux bien en face de lui, sur le chemin qu'ils suivaient. Le manoir d'Arthur était le premier sur leur route, une belle et vieille bâtisse de l'extérieur... De l'intérieur aussi, certes, mais tout avait été isolé. Il avait l'électricité, l'eau, internet, le téléphone... Il avait tout, quoi. Même si la demeure était faite pour lui rappeler son cher château. Il avait même une salle d'arme, pleine d'épées et d'armures ! (Mais pas Excalibure, elle était précieusement cachée... Quelque part).

Encore cinq petites minutes à traîner dans le silence, voir dix si vraiment il marchait lentement... Et il serait chez lui. Et Morgana partirait chez elle. Fin de la ballade, aucun mot échangé, rien. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, c'était plutôt difficile de ne pas adresser la parole à la jeune femme, de faire comme s'il ne la connaissait pas du tout... Un bruit le tira de ses pensées. Un grondement sourd et puissant, provenant du ciel. Et une goutte d'eau, tombée sur son nez, lui fit relever la tête. De gros nuages noirs s'amoncelaient dans le ciel, et prévoyaient un gros orage. Cette pensée lui tira un léger sourire. Il imaginait Morgana en train de courir pieds nus dans l'herbe, et danser sous la pluie en souriant – voir même en riant. Arthur Pendragon connaissait se détail... Mais pas Arthur Mandragore. Et la tentation était grande... Le jeune homme fini par tourner la tête vers sa compagne de route ;

- Arthur : Un orage se prépare... Voudriez-vous venir vous abriter chez moi, le temps qu'il passe ? demanda-t-il d'un ton hasardeux.

Arthur avait mis du temps à comprendre le système de vouvoiement et de tutoiement du XXIème siècle. A présent, il maîtrisait assez. Au bout de 28 ans... C'était même devenu naturel. Arthur avait peur de revenir tout « chamboulé » à Camelot... Mais il devait se rendre à l'évidence ; son retour ne semblait pas prévu pour être dans un futur proche. Et, pour le moment, Mr. Mandragore ne se trouvait pas assez proche de Morgana pour pouvoir la tutoyer.

Comme pour l'inviter à entrer, il entrouvrit le portail arrivé devant son manoir en posant son regard sur elle, attendant patiemment qu'elle daigne entrer.


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MessageSujet: Re: Prince coincé et Fée dévergondée | Morgana & Arthur   Mar 4 Juin - 22:25


« Parfois la pluie me permet d'être amoureux sans objet. »
Dossiers, procédures, et autres bureaucraties irritantes venaient d'être vivement fourrées dans le tiroir du bureau. Morgana jeta un coup d'oeil à sa montre: c'était l'heure. L'ennui mortel des heures passées à travailler comme avocate pour sa majesté la re...la maire était terminé. Morgana avait choisit cette re-conversion : oui, elle aimait bien être avocate. Plaider, permettre un acquittement ou une culpabilité... Cela lui donnait une impression de pouvoir que bien peu de choses dans ce nouveau monde pouvait lui donner. Et puis, cela lui permettait de se faire bien voir de la reine.

Mais le travail en lui-même était assez ennuyant, et n'avait rien à voir avec ce dont elle avait l'habitude. Si les premiers temps, la nouveauté et la nécessité d'apprendre beaucoup de choses en peu de temps avaient stimulé son intérêt...à force, cette curiosité s'était érodée. C'était aussi pour ça qu'elle cherchait Arthur dès qu'elle se retrouvait face à lui : cela l'amusait et la distrayait, de mimer la confrontation avec son roi. Roi qu'elle attendait pour rentrer chez elle, plusieurs soirs par semaine.

Elle ne passait pas son temps à son temps à guetter l'heure comme une adolescente éperdue, taisez-vous...mais c'est vrai qu'elle aurait pu partir plus tôt ou plus tard, et que comme par hasard, elle s'arrangeait pour rentrer avec lui. Quoi ? C'était les rares moments qu'elle pouvait passer avec lui depuis 28 ans !
Ils quittaient quasiment toujours les locaux en même temps, et rentraient ensembles. Quoique, rentrer ensemble était un trop grand mot : Morgana apparaissait dans l'entrée, par pure coïncidence, alors que le roi s'apprêtait à sortir, et il lui tenait galamment la porte, la laissant passer devant lui. Ils habitaient tous deux en périphérie de la ville, Arthur dans un grand manoir, Morgana dans une maison assez simple, mais encore plus retirée, en lisière de la forêt. Ils marchaient ensembles, dans un silence religieux et se séparaient en s'approchant de la demeure du roi, avec un simple au revoir

Bonjour, au revoir, marche silencieuse. Ces quelques minutes tuaient Morgana littéralement de l'intérieur. Oh, elle ne demandait pas à ce qu'il soit amoureux d'elle (… en fait si ) mais qu'il lui parle au moins. Même lorsqu'il était fou amoureux de Guenièvre il lui accordait plus d'attention ! Arthur avait perdu tous ses souvenirs, la laissant seule. La galanterie qu'il conservait de lui tenir la porte était la seule chose qui lui rappelait son frère. Enfin, ça et toutes les petites mimiques et habitudes qu'elle saisissait au vol, en l'observant du coin de l'oeil.
Comme à l'instant; elle ne pouvait pas se retenir de lui jeter quelques coups d'oeil, de temps à autres. Elle ne lui adressait pas la parole : oh oui, elle était douée pour les enchantements, les plaidoiries et même séduire les hommes ! Mais comment était-elle censée lui parler... sans faire référence à leur passé ? Morgana avait essayé, au début de la malédiction : ses indices étaient restés sans écho. Il ne se rappelait de rien, et il valait mieux faire semblant de ne pas le connaître.

Morgana tendit machinalement la main pour recueillir l'une des premières gouttes qui tombait. Elle sourit sans même y penser; dans ce monde sans magie et triste à pleurer, la pluie était l'un des derniers moyens qu'avait la nature qu'elle divinisait pour se manifester. Elle adorait la pluie, les orages. A Camelot, pendant que tout le monde pestait contre les fuites, elle, elle restait dehors, à la sentir tomber sur ses épaules, ou à danser, sans avoir peur d'attraper froid. La tenue, beaucoup trop stricte, que son nouveau métier et ce monde lui imposaient n'était pas faite pour de tels débordements; rien que les talons hauts étaient une souffrance, alors courir sous la pluie ? Aurait-elle été seule, elle n'aurait pas hésité...mais face à Arthur ? A monsieur Mandragore, pardon ?

«-Un orage se prépare... Voudriez-vous venir vous abriter chez moi, le temps qu'il passe ? » La gorge nouée, Morgana se retourna vers lui. Ses lèvres affichèrent un sourire pré-fabriqué et elle les remercia mentalement. Spontanément, elle aurait été incapable d'afficher le sourire nécessaire à la situation. Avant, elle dansait pieds nus, presque nue, sous la pluie, devant lui . Cela le faisait rire, sourire. Parfois elle l'entraînait avec lui. Aujourd'hui...

« -.. Pourquoi pas, en effet. Je vous remercie. »

Le remercier de la priver d'un orage ! On marchait sur la tête ! Mais il l'invitait chez lui, elle ne pouvait quand même pas refuser, Merlin seul savait quand est-ce qu'elle aurait à nouveau l'occasion de lui adresser la parole en dehors du travail. Elle esquissa un sourire aimable, avant de passer devant lui alors qu'il ouvrait le portail, et ne résista pas à l'envie de le frôler légèrement ce faisant. Il valait mieux en effet rentrer rapidement : elle était incapable de mimer l'effroi face à la pluie, de rentrer la tête dans ses épaules ou de protéger ses longs cheveux, comme toute femme civilisée l'aurait fait. Et elle était pressée de voir où vivait désormais son roi, qu'elle observait calmement alors qu'il les faisait entrer.



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MessageSujet: Re: Prince coincé et Fée dévergondée | Morgana & Arthur   Lun 10 Juin - 19:21



Orage, Ô désespoir, Ô malédiction ennemie !
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Comme il l'avait prévu, Morgana tourna la tête vers lui lorsqu'il lui proposa de venir s'abriter. S'il ne pouvait savoir ce qu'elle pouvait ressentir, Arthur imaginait sans peine quelles pensées la jeune femme pouvait avoir puisqu'il était hanté par les mêmes. Il répondit au sourire de la demoiselle par un sourire poli, qui accepta d'entrer et le remercia pour sa proposition. Arthur se retint d'étirer les lèvres ; elle était donc réellement prêt à rater un orage pour passer un peu de temps en sa compagnie ? Cette pensée était plutôt flatteuse. Il la laissa passer le portillon et se diriger rapidement vers la porte. Une fois qu'il eu bien fermé son portail, il revint en trottinant vers sa maison et ouvrit la porte, laissant une fois de plus la demoiselle passer avant lui. Il essuya rapidement ses chaussures sur le paillasson, avant de débarrasser Morgana de ses affaires, qu'il pendit au porte-manteau, à côté des siennes.

Le vestibule donnait sur un grand hall, occupé par un large escalier au centre de la pièce qui donnait vers les étages supérieurs. Au fond, de chaque côté de l'escalier, se tenait deux portes ; l'une menant vers la cave et l'autre vers la petite cabane à l'arrière du manoir, où était entreposé tout le nécessaire pour jardiner. A gauche se trouvait la cuisine et une grande salle de réception. A droite, un grand salon. Les chambres, bureaux, salle de bain et autres pièces étaient répartis dans les étages. Évidemment, le manoir était également pourvu d'un vaste grenier – quoi que le plafond n'y était pas spécialement haut, surtout sur les côtés. La décoration et les meubles étaient tous – ou presque – dans le style moyenâgeux de Camelot. A défaut d'avoir tout les meubles de son cher château, Arthur avait réussi à en récupérer plusieurs (sans savoir comment ils étaient arrivés là, mais passons ; il en était plutôt content). Le reste des meubles étaient fait dans le même style, quoi que bien plus confortable qu'à Camelot. La cheminée du salon, par exemple, ne risquait pas de prendre feu à tout instant. En revanche, il avait le top de l'équipement électroménager, la cuisine, les salle de bains... C'est peut-être l'une des rares choses qui lui manquerait, le jour où il retrouverait son royaume. Il devrait trouver un moyen d'arranger tout ça !

Le roi conduisit son invitée jusqu'au salon, où un feu avait été allumé dans la grande cheminée. En posant son regard sur elle, il se demanda soudainement s'il avait bien fait de la faire entrer ici, et commença presque à regretter sa proposition. Il ne faudrait pas qu'elle trouve l'épée magique – qui était pourtant fort bien cachée, depuis qu'Harmony l'avait trouvée par inadvertance. Il chassa rapidement ses pensées pour lui offrir un sourire chaleureux ;

- Arthur : Peut-être désirez-vous du thé ? Ou du café ? lui proposa-t-il sur un ton amical.

Avec des speculoos, of course. Il n'attendit pas la réponse de la fée pour sortir de la pièce, traverser le hall, passer la salle de réception et se retrouver dans la cuisine, remontant ses manches afin de préparer le plus beau plateau de thé et café qu'il n'avait jamais fait.


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MessageSujet: Re: Prince coincé et Fée dévergondée | Morgana & Arthur   Mar 11 Juin - 18:39



L'orage tonnait pour de bon au-dehors alors que Arthur la faisait galamment entrer dans sa demeure. Morgana eut un frisson accompagné d'un pincement au cœur, alors qu'elle apercevait la pluie tomber par la fenêtre, mais elle les dissimula en tendant sa veste à son frère. Elle le suivit dans sa demeure qui n'était pas sans lui rappeler Camelot, aussi bien dans ses dimensions ( son court chemin jusqu'au salon lui avait fait entrevoir un grand escalier et plusieurs portes ) que dans son ameublement : la décoration était de style médiéval et des meubles provenaient sans doute de Camelot.

Elle ne pouvait pas faire de reproches cependant : la fée avait elle-même prélevé des meubles à Camelot, qu'elle avait ramené ici et fait restauré dans le plus grand secret. 28 ans c'est long loin de son foyer. Cela fit sourire Morgana, alors qu'une vague de nostalgie s'emparait d'elle. Camelot. Bien sûr elle y avait eu son lot d'ennemis et de mauvais souvenirs, et ce n'avait jamais été sa maison ( elle préférait de loin Avalon ou son château ) mais... c'était Camelot. La jeune femme chassa aussitôt le sentiment : Son lit était-il encore celui où il avait l'habitude de s'ébattre avec sa femme, rehaussé d'une literie moderne et confortable ? L'idée la faisait bouillir. Elle aurait brûlé ce lit par la pensée si elle possédait encore assez de pouvoirs pour le faire.

Morgana resta donc silencieuse, observant les lieux sans rien dire. C'était terrible comme ils avaient pu être complices autrefois et aujourd'hui restaient murés dans le silence. Il l'avait invité chez lui, et... et rien. Un instant le silence se fit inconfortable entre eux, et l'ouïe de Morgana dériva lentement jusqu'à se concentrer sur le bruit de la pluie qui tombait au-dehors. Le roi était son hôte, c'était à lui de l'accueillir, même si soudainement il semblait perdu. Arthur Pendragon perdu. Pas le genre de pensée qu'elle avait l'habitude d'avoir.
« -Peut-être désirez-vous du thé ? Ou du café ? » Quel aimable et serviable roi que voilà. Elle ouvrit la bouche pour lui répondre, mais déjà Arthur quittait la pièce, sans doute pour aller chercher les boissons. La fuyait-il ?

Des rangées et des rangées de livres l'entourait dans le salon où Arthur l'avait laissée. Elle chassa la désagréable impression d'être fuie et abandonnée en passant lentement ses doigts sur leur tranche. Elle avait le plaisir d'en connaître la plupart ( 28 ans laissaient un temps infini pour lire ) et esquissa un sourire moqueur en tombant sur les livres consacrés au roi Arthur et à ses chevaliers. La vilaine fée Morgane et la douce reine Guenièvre s'y trouvaient aussi. Et l'honneur bafoué d'Arthur en mari cocu y était inscrit en toutes lettres. Qu'est-ce que ça avait pu la faire rire lorsqu'elle avait découvert ça pour la première fois !

Là encore, elle esquissa un léger rire en secouant la tête, mais celui-ci fut interrompu lorsque ses pas l'amenèrent jusqu'au bureau de la pièce. Morgana se mordit doucement la lèvre, mais n'hésita pas une seule seconde: silencieusement, délicatement, elle entrouvrit un à un les quelques tiroirs. Arthur, son bon roi Arthur le naïf ne les avait pas fermés: un coup d'œil lui suffit pour apercevoir de la paperasse, des documents du même genre que ceux qui encombraient les tiroirs de l'avocate. Et des dessins, des gribouillages, à peine. D'une main trop fébrile, la fée les sortit de leur tiroir, se promettant à mi-voix de brûler toute la maison s'il s'agissait de dessins de la reine.

C'était elle. Pas elle la reine, elle Morgana. Ce n'était pas du grand art ( elle ne se souvenait pas l'avoir jamais vu tenir un crayon et dessiner ) mais elle était tout de même reconnaissable. Cela n'avait rien d'étrange : les visages d'individus connus par le passé hantaient souvent les maudits; Il n'y avait rien qu'à voir les peintures d'Harmony, en ville, pour s'en convaincre. Mais habituellement c'était leurs aimés. Habituellement, les dits aimés se trouvaient dans le monde des contes, et n'étaient pas leurs collègues de travail. Alors quoi, avait-il des vagues réminiscences d'elle, ou trouvait-il simplement l'avocate séduisante ? La dernière option offrait des opportunités intéressantes pour Morgana.

Un bruit de pas lui fit lever les yeux du dessin qu'elle tenait en main: Arthur revenait. Elle aurait pu fermer le tiroir et s'en éloigner pour ne pas se faire surprendre, voire même ralentir le temps pour se donner un peu plus de temps, justement. Non; elle referma soigneusement les tiroirs, mais conserva l'un des dessins; Morgana s'éloigna de quelques pas et se baissait pour ramasser la feuille tombée au sol, au moment où Arthur rentrait dans la pièce. La feuille avait du s'égarer quand il l'avait rangé pour la dernière fois, et elle l'a ramassait tout à fait par hasard... n'est-ce pas.
Morgana mima la surprise alors que ses yeux se posaient sur le dessin. Elle eut un sourire qui se voulait amusé et flatté alors qu'elle lui lançait une oeillade séductrice, lui montrant le dessin. Le posant négligemment dans la bibliothèque alors qu'elle passait à côté, elle vint s'asseoir sur le canapé:

« - Je comprends maintenant votre invitation, monsieur Mandragore. »

Jouer au jeu de la séduction entre humains qui ignorent tout l'un de l'autre. Morgana croisa les jambes, posant son regard sur lui. C'était plaisant de voir le roi, son roi et seigneur venir la servir, un plateau dans les mains. Intérieurement, Morgana mourait de rire. C'était une vision comme elle l'avait toujours rêvé: le roi qui la servait, qui était aux petits soins, qui était à genou, qui...

« -Du thé, je vous prie. »

C'était Jafar qui lui avait fait découvert cette boisson des années auparavant: non seulement elle en avait adoré le goût, mais cela lui rappelait cette époque: pas forcément heureuse, avec la jeune reine qui prenait ses aises à Camelot et dans le lit d'Arthur, mais au moins avait-elle alors son mauvais génie pour la soutenir. Ce qui n'était plus le cas, elle était seule face à Arthur, à qui elle souriait. Un tête à tête. Pile ce qui lui fallait.



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MessageSujet: Re: Prince coincé et Fée dévergondée | Morgana & Arthur   Mar 30 Juil - 23:01



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Ft. Morgana ♥

Arthur fit bouillir l'eau pour le thé en sifflotant – sa voisine, Aislinn, lui en avait conseillé quelques uns particulièrement bons -  tout en faisant couler du café. Il sortit deux tasses, y ajouta deux cuillères, remplie une petite assiette de Speculoos et posa le tout sur un plateau. Une fois qu'il eu récupérer les boissons chaudes, il ajouta deux jolies serviettes et se dirigea vers le salon. Lorsqu'il y arriva, il vit Morgana se baisser pour ramasser une feuille qui traînait sur le sol. Arthur leva légèrement un sourcil, se demandant par quel miracle ce morceau de papier avait échappé à sa vigilance. Enfin, il ne pouvait pas être parfait tout le temps. Le roi commença, en revanche, à s'inquiéter lorsque sa demi-sœur eu un air surpris. Et ce coup d'œil qu'elle lui lança... Posant ses yeux sur la feuille qu'elle lui montrait à présent, les yeux du roi s’écarquillèrent.

La belle avocate venait de trouver l'un de ces dessins. Dessin d'elle-même, évidemment. Sur tous les papiers qui se trouvait dans cette pièce, il avait évidemment fallu qu'elle tombe sur un croquis de Morgana !

- Morgana : Je comprends maintenant votre invitation, monsieur Mandragore.

Arthur lui adressa un sourire timide, gardant une expression figée. Il alla même jusqu'à rougir, ouvrir la bouche, fuir son regard, refermer la bouche. En 28 ans, il ne s'était encore jamais retrouver face à cette situation ; jouer l'homme gêné devant une fort belle femme. Rien que pour faire faire ce genre de choses au roi, Régina pouvait être fière d'avoir lancé cette foutue malédiction. Il n'était qu'un gentleman poli pris sur le fait ; Arthur n'arriverait pas à jouer l'éternel timide, de toute façon. D'accord, il n'était plus un Pendragon. Mais il pouvait tout de même garder un peu de son côté confiant, non ? Il se savait bel homme, tout de même !

- Morgana : Du thé, je vous prie.
- Arthur : Tout de suite, mademoiselle. répondit le jeune homme en se reprenant.

Il esquissa un sourire à la jeune femme en laissa ses yeux glisser rapidement le long de ses jambes, avant de lui servir une tasse de thé qu'il posa dans une soucoupe et lui tendit. Quand elle l'eut attrapé, il lui proposa des spéculoos et prit place dans le fauteuil, face à elle, en se servant une tasse de café.

- Arthur : Je... J'espère que cela ne vous gêne pas. murmura Arthur, faisant allusion au dessin. Depuis le temps que l'on se côtoie et que l'on rentre ensemble sans jamais se parler... Et...

Le jeune homme allait ajouter « Et si ça peut vous rassurer, vous n'êtes pas la seule femme que je dessine ». Mais il aurait menti et, en plus, cela aurait bien pu la vexer. Rectification : cela l'aurait vexé et, en plus, ce n'était pas vraiment flatteur. Réfléchissant à toute vitesse, le roi décida de changer du tout au tout ; il s'assurerait ainsi que la charmante créature n'ai plus aucun doute vis-à-vis de sa perte de mémoire – si celle-ci en avait encore.

- Arthur : Et... Je... Enfin, c'est vraiment étrange, mais je dois vous le dire. Depuis quelques temps... Ou assez longtemps, en fait... Je... Vous me hantez. Je vous vois dans mes rêves. Dans un autre lieu, à une autre époque. C'est vous, j'en suis certain ! Je vous vois, belle et majestueuse, dansant au milieu d'une forêt. Vous souriez, radieuse, et... Arthur pinça les lèvres, prenant un air soudainement profondément gêné. Ex... Excusez-moi ! Je me suis laissé emporter, je... Ne... N'ayez pas peur, s'il vous plaît.

Et voilà. Jouer la carte de l'amnésique hanter par son passé, sans comprendre pourquoi ! Vraiment, il était prêt à faire n'importe quoi "pour" Morgana.


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MessageSujet: Re: Prince coincé et Fée dévergondée | Morgana & Arthur   Sam 3 Aoû - 19:27




« Somebody I used to know. »Morgana était manipulatrice et provoquante; en montrant le dessin, elle espérait bien susciter une réaction chez Arthur. Elle était curieuse de savoir laquelle, et si en apparence elle était d'humeur badine et amusée, intérieurement, elle avait un noeud dans l'estomac. Mais elle ne s'attendait pas à ce que Arthur Pendragon, roi de la Table Ronde, preux chevalier et fier guerrier fasse le poisson abruti et gêné. Il ressemblait à un ado pris en faute. En s'asseyant, Morgana observait le roi embarassé qui fuyait son regard. Elle était troublée par cet Arthur imprévu et qu'elle ne connaissait pas. Son Arthur était un homme assuré; il dirigeait un pays, une armée, une assemblée de chevaliers. Même lors de leur première rencontre, ou lors de leurs affrontements à la barre, Arthur n'était pas un timide. Poli, gentleman, pas (trop) orgueilleux, oui... Mais il était courageux, intelligent, élégant, extrêmement bel homme: pas de quoi rougir devant une dame. Aussi, curieuse, Morgana chercha à croiser son regard, étudiant la rougeur inédite qui colorait les joues de son amant.

"Tout de suite, mademoiselle." elle lui rendit son sourire aimable, tout en prenant la tasse tendue, remercia. Thé, petits gâteaux, et roi à croquer; intéressant. La fée ne prit pas la peine de le corriger: c'était madame. Elle était mariée, mais la malédiction l'avait séparée de son mari et de son fils ( qui lui manquait, lui ) restés prisonniers du monde des contes. Elle préférait taire ce mariage: célibataire, volage, libre comme l'air, ouverte à toute proposition. Pas queston de décourager Arthur. De toute façon, Morgana ne s'était jamais sentie très liée à Urien par ce mariagée chrétien. Selon ses croyances, si elle devait se considérer comme liée à quelqu'un, ce serait plutôt à son frère et roi. Elle ne l'avait pas caché à son époux, et puisqu'il y avait un héritier, ils s'en étaient accomodés.

Dans ce monde-ci, Arthur et elle n'avaient ni liens du sang, ni ceux du mariager pour se prévenir d'être ensembles. Arthur semblait avoir oublié Guenièvre, enfin. Il ne manquait que l'amour qui les avait lié, au moins un temps. En outre, Morgana saisit le regard d'Arthur qui s'attardait sur ses jambes. C'était l'effet recherché bien sûr, et la fée luxureuse était passée maîtresse dans l'art d'attirer les regards mâles, mais cela lui fit plaisir. Avec ou sans mémoire, son corps faisait toujours le même effet à l'homme: autant commencer par là.

"Je... J'espère que cela ne vous gêne pas." La voix du roi était à peine audible, tant il semblait mal à l'aise. Sans cesser de tremper ses lèvres dans le thé - délicieux - la jeune femme leva un sourcil interrogateur. "Depuis le temps que l'on se côtoie et que l'on rentre ensemble sans jamais se parler... Et..." Parlons en de ces retours. Un bonheur et une torture. Tellement stupide.

"Et vous n'aviez jamais semblé très avide de me parler, bien au contraire," glissa Morgana avec une moue boudeuse quand elle réalisa qu'Arthur n'allait pas finir sa phrase, pourtant intéressante. Et quoi ? "Et... Je... Enfin, c'est vraiment étrange " Cela fit bondir son coeur dans sa poitrine, et elle avala une gorgée de thé pour cacher son trouble, baissant les paupières sur le breuvage. Etrange; un adjectif qui allait de paire avec magie et malédiction.

La fée écoutait Arthur, sans le lâcher du regard, sans respirer presque. "Vous me hantez". Cela sonnait presque comme une déclaration d'amour. Il était amnésique, et il valait mieux pour elle qu'il le reste. Mais il rêvait d'elle, pas de son épouse. Cela donnait envie à Morgana d'aller danser au-dehors, sous l'orage qui tonnait joyeusement. Mais quelle réponse lui faire ? Jouer son rôle, le même rôle qu'elle tenait depuis maintenant près de 28 ans ? Ou bien jouer le même jeu que lui, celui de l'amnésique hantée par son beau collègue ? Cela révulsait Morgana; c'était trop romantique, trop mièvre pour elle. Cela serait efficace: ils échangeraient leurs rêves/souvenirs, se découvriraient amoureux, se regarderaient émus... Quelle déchéance pour le roi de Camelot et la grande prêtresse d'Avalon ! "N'ayez pas peur s'il vous plaît"

"Je vous en prie, j'ai dépassé le stade d'avoir peur du grand méchant loup. Et puis ce n'était pas comme si vous évoquiez des rêves peu catholique" Quoique, elle dans une forêt n'avait rien de chrétien. "n'est ce pas ?"ajouta-t-elle en lui jetant un regard par en dessous, avec un sourire en coin qui en disait long. Ses rêves à elle n'étaient pas catholiques, dans tous les sens du terme: luxure, paganisme, ambition... Morgana agita sa crinière dans un mouvement agacé, elle sentait grandir en elle un sentiment proche du courroux et de l'indignation face à cet homme trop timide et amnésique qui ne lui rappelait son frère que par son physique - charmant au demeurant - et qui croyait l'effrayer avec des rêves - elle avait vécu des transes et des visions, elle ! Elle profitait de la malédiction, mais la distance prise avec Arthur, ou même Jafar l'irritait par moments.

"Pourquoi aurais-je peur de vous ? Comptez vous me tenir prisonnier en quelque donjon ?" Morgana riva son regard clair à celui d'Arthur avant de déposer sa tasse sur la table basse qui les séprait. La jeune femme, penchée en avant, lui sourit : "Cela ne me gêne pas, cela m'intrigue. Je sais peu de choses de vous monsieur Mandragore, malgré le temps passé à se cotoyer. Mais si cela peut vous rassurer, j'aime les forêts et danser. Et je vous remercie du compliment. " Après tout, il avait dit qu'elle était belle ! Lentement, grâcieusement, elle se renfonça dans son siège, détaillant les traits de son vis à vis. "Et ? Finissez je vous prie."



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MessageSujet: Re: Prince coincé et Fée dévergondée | Morgana & Arthur   Mer 6 Nov - 13:20



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Arthur fixait Morgana avec cet air de chien battu qu’il avait appris et perfectionné durant vingt-huit ans, en cas de force majeur. Et il lui semblait bien qu’il était actuellement dans un cas de force majeur, justement, alors qu’il demandait à la fée – qu’il la suppliait même – de ne pas avoir peur de lui. Le roi avait bien remarqué l’attention toute particulière que sa demi-sœur lui avait accordé lorsque le mot « étrange » avait franchi ses lèvres. Peut-être espérait-elle un déclic ? Ce n’était malheureusement pas le cas. Et il savait que cela ne plairait pas forcément à la jeune femme, mais il ne pouvait pas réduire à néant vingt-huit ans de comédie et de mensonges, de fausse amnésie et d’éloignement forcé d’un seul mot, comme ça. Ou justement, si, il le pourrait. Il en est capable. Mais il ne le peut pas, tout simplement.

- Morgana :Je vous en prie, j'ai dépassé le stade d'avoir peur du grand méchant loup. Et puis ce n'était pas comme si vous évoquiez des rêves peu catholique. Elle marqua une courte pause, et ajouta ; N'est ce pas ?

Arthur eu un léger sourire en réponse à celui qu’elle lui adressé. Amusé. Il veillait toujours à ne pas avoir l’air emprunté, mais le plus difficile était de savoir, en temps normal, quand est-ce qu’Arthur Mandragore se détendrait…

- Arthur :Bien sûr. répondit-il sans se départir de son sourire amusé.

Bien sûr quoi ? Bien sûr que ses rêves étaient catholiques, ou bien sûr qu’ils ne l’étaient pas ? Le jeune homme lui laissait choisir ce qui lui convenait le mieux – bien qu’il n’eut pas grand doute quant à cela. Elle n’en saurait pas plus. Parce qu’effectivement, il lui arrivait de rêver d’elle. Mais pas en tant qu’amnésique.

- Morgana : Pourquoi aurais-je peur de vous ? Comptez-vous me tenir prisonnier en quelque donjon ? Cela ne me gêne pas, cela m'intrigue. Je sais peu de choses de vous monsieur Mandragore, malgré le temps passé à se côtoyer. Mais si cela peut vous rassurer, j'aime les forêts et danser. Et je vous remercie du compliment. Et ? Finissez je vous prie.

Et ? Et si Arthur c’était arrêté là, c’est plus pour ne pas trop en dire que parce qu’il était gêné, même si pour le coup, tout concordait. Et ? Que pouvait-il lui dire ? Oser le sensuel ? Non. Choisir la solution de facilité, avouer se réveiller ? Non plus. Il était un homme, que diable, même s’il n’était théoriquement pas l’homme courageux qui régnait sur Camelot ! Laissons ressortir un peu le roi. A petite dose, cela ne pouvait pas faire de mal, n’est-ce pas ?

- Arthur : Et je me réveillais, en me demandant toujours comment je pourrais vous aborder sans vous importuner, comment vous dire… Ce que je vous ai dit. Vous êtes une femme belle et intéressante, et moi, je me sens sot de n’avoir rien dit pendant tout ce temps. lança-t-il du tac au tac. Ce qu’il venait de dire relevait en partie de la vérité ; oui, il se sentait de ne pas lui avoir adressé la parole plus tôt. Mais il avait eu une bonne raison de ne pas le faire jusqu’à ce jour, n’est-ce pas ?...

Arthur avait un regard déterminé, quoi qu’une lueur légèrement inquiète brillait au fond de ses yeux. Cette expression seyait bien au jeune homme timide « qu’il était », même si ce n’était pas recherché. Il donnait l’impression d’avoir pris son courage à deux mains et de s’être jeté dans une eau glacé. Mais il l’avait fait. A présent, baisser les yeux ou rougir aurait été ridicule, et le roi ne tenait pas à piétiner autant son honneur. Il se contenta de terminer sa tasse, avant de la poser à son tour sur la table basse.

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MessageSujet: Re: Prince coincé et Fée dévergondée | Morgana & Arthur   Sam 16 Nov - 15:27




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Le sourire amusé d'Arthur faisait irrésistiblement monter sa réplique aux lèvres de sa soeur.  Intérieurement, Morgana rougissait, furieuse contre elle-même: elle se comportait comme une adolescente amoureuse, à son premier flirt chez Granny's. Elle et Arthur auraient du avoir normalement dépassés ce stade depuis bien longtemps, et ce n'était pas dans le genre de la fée que de sourire comme une idiote. Mais, à sa décharge, cela faisait vingt-huit ans qu'elle se contentait de regarder Arthur de loin et de remâcher les mêmes souvenirs lointains.

« -Bien sûr. » Une réponse bien assurée qui n'implique pourtant pas grand chose. Le sourire de la brune s'agrandit légèrement, irrésistiblement. Elle se mordit la lèvre, amusée. Qu'est-elle censée comprendre ? Qu'il rêvait d'elle de manière peu catholique, ou que jamais, ô grand jamais ce n'était le cas ? Morgana avait assez conscience d'elle-même et des hommes pour oser s'avancer sur la première solution. Leur rencontre d'abord innocente, pour se protéger de la pluie, venait de soudainement sauter à pieds joints sur le chemin du flirt, changeant tout à fait la donne. Et le coeur de Morgana ne cessait de bondir dans sa poitrine, ravie de se sentir à nouveau dans ce terrain à la fois glissant et délicieux. «-Et je me réveillais, en me demandant toujours comment je pourrais vous aborder sans vous importuner, comment vous dire… Ce que je vous ai dit. Vous êtes une femme belle et intéressante, et moi, je me sens sot de n’avoir rien dit pendant tout ce temps. » Morgana sourit, visiblement flattée.  Elle s'attendait à rien d'aussi direct, venant du timide Arthur Mandragore...mais cela lui rappelait le lien qu'elle avait pu avoir autrefois avec son demi-frère.

« -Oh. »

Morgana était ravie de ce regard qui soutenait le sien, elle revivait de se revoir ainsi dans les yeux d'Arthur. Une lueur joueuse autant que séductrice allumait soudain le regard vert de la jeune femme. Elle le parcourut de regard, s'arrêtant brièvement sur les traits de son frère, sur le corps que cachaient le costume de ce monde, le déshabillant du regard. Il n'avait pas changé et constater à quel point il était toujours bel homme faisait à chaque fois chavirer le coeur de Morgana un peu plus.  

« - Nous savons tous les deux que vous n'êtes pas un sot. Bien que, prendre votre courage à deux mains plus tôt, nous aurait fait gagner du temps. Vraiment, depuis combien de temps nous connaissons nous ?! »

Il lui plaisait. Elle lui plaisait. Pour la première fois depuis longtemps, depuis encore avant le début de la malédiction, Arthur venait d'avouer qu'elle lui plaisait. A partir de ce moment-là, entre deux adultes, les choses devenaient faciles, n'est-ce pas ? Enfin, si l'on avait aucun scrupule à tirer profit d'un amnésique.  En même temps que l'homme se penchait vers la table basse pour y déposer sa tasse, la jeune femme se pencha elle aussi, mais pour prendre un gâteau dans l'assiette proposée... mais sa main changea soudainement de direction et vint se poser délicatement sur le poignet d'Arthur. Elle riva son regard au sien, sûre d'elle et de ses charmes, un sourire séducteur aux lèvres.

« -...Arthur. Je peux vous appeler ainsi ? »



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MessageSujet: Re: Prince coincé et Fée dévergondée | Morgana & Arthur   Jeu 26 Déc - 18:02



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Arthur avait plus de mal à ne jouer qu’un rôle devant Morgana, peut-être justement parce que c’était elle. Mais le fait était qu’elle était tombée dans le panneau – comme tous les autres – et c’était cela qui comptait. En vingt-huit ans, partagé entre son « métier », ses recherches, sa vie à Storybrooke et d’autres occupations… Il n’avait, à son grand malheur, pas encore réussi à trouver Merlin ici. Il savait bien que le magicien était peut-être coincé de l’autre côté, mais Arthur avait une intuition qui lui soufflait que le vieux barbu était plus malin que tout cela. Il avait besoin de lui, de ses conseils… En particulier pour le « Problème Morgana ». Bon, ça n’était pas réellement un problème puisqu’il était, ici, totalement déchargé de toutes ses fonctions royales. De plus, il n’était plus marier. Mais Morgana était ce qu’elle était, et ayant gardé sa mémoire, il ne devait pas espérer qu’elle soit devenu un ange (ce qui, d’un certain côté, le rassurait, car même si sa sœur le faisait parfois sortir de ses gonds, il l’aimait telle qu’elle était).

Le petit « Oh » qu’elle répondit à ses paroles – sa presque déclaration, pourrait-on même penser – lui tira un sourire. Celui de la fée était beau, comme ses yeux et les étincelles qui y pétillaient. Ils avaient souffert tous les deux par le passé, en grande partie à cause de lui – sa naissance, son mariage, son amour pour Guenièvre. Alors il avait envie qu’elle soit heureuse ici. Il ne voulait plus la faire souffrir ; c’était certainement en partie pour cela qu’il ne lui avait jamais adressé la parole alors que, de toute évidence, c’est ce qu’elle avait tant attendu. Il n’était pas dupe et le regard qu’elle glissait lui tire le flattait plus qu’il ne le montrait (un garçon timide ne pouvait pas se dévergonder soudainement face à une demoiselle à laquelle il ne parlait que depuis quelques minutes et qui le matait ouvertement, même s’il avait avoué qu’il n’était pas insensible à son charme, n’est-ce pas ?)

- Morgana : Nous savons tous les deux que vous n'êtes pas un sot. Bien que, prendre votre courage à deux mains plus tôt, nous aurait fait gagner du temps. Vraiment, depuis combien de temps nous connaissons nous ?!
- Arthur : Je ne saurais le dire. Depuis bien trop de temps.

Arthur haussa légèrement les épaules pour ponctuer ses paroles, avec un léger sourire en coin. Ayant terminé sa tasse, il se penchait au-dessus de la table ; la jeune femme en faisait de même de son côté, pour prendre un petit gâteau. C’est du moins ce qu’elle voulut faire croire au roi ; subterfuge qui fonctionna plutôt bien puisqu’il fut surpris lorsqu’elle posa sa main sur son poignet.

- Morgana : ...Arthur. Je peux vous appeler ainsi ?

L’avocat plongea ses yeux dans le regard à la fois envoûtant et troublant de la fée. Inconsciemment, ils descendirent lentement vers sa bouche, soulevée en un sourire enjôleur. Il mordit la sienne ; il lui fallait résister à cette envie d’embrasser les lèvres de Morgana. De les maltraiter si elle le lui permettait, de… Il retrouva ses esprits – Arthur, reprends-toi ! – et esquissa un sourire.

- Arthur : Bien sûr. Comment vous dire non ? susurra-t-il avant de succomber à la tentation et de l’embrasser.

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MessageSujet: Re: Prince coincé et Fée dévergondée | Morgana & Arthur   Ven 7 Fév - 18:10




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Morgana n'avait rien d'un ange. Elle n'hésitait à fouler au pied les sentiments d'autrui, elle était prête à tout pour obtenir ce qu'elle désirait. Mensonges, trahisons, magie noire ou assassinats..Elle était déterminée et sans aucune morale, ambitieuse aussi. Mais Storybrooke l'avait apaisé, d'une certaine façon ; dans ce monde où tout était doux et facile, quel intérêt y avait-il à être dur ? Elle n'avait pas à se battre pour sa vie, pour sa famille et ses pouvoirs. Personne à haïr, aucun chemin à se tailler par la violence et les complots, et en conséquence elle revenait à la jeune prêtresse qu'elle avait été ...il y a longtemps, avant que Merlin ne la pousse dans les bras d'Arthur et bouleverse son monde.

« -Je ne saurais le dire. Depuis bien trop de temps. » Si seulement, tu savais combien temps, Arthur, si seulement ne put s'empêcher de penser Morgana. Son frère l'avait oublié, et tout en elle lui criait régulièrement de lui jeter la vérité au visage, de le confronter et de l'obliger à la regarder en face. De la voir comme sa sœur, son amante, son amour. Mais ces souvenirs venaient ceux de l'inceste, de la royauté, de leurs mariages et la brune refusait de les laisser reprendre sa vie, reprendre le bonheur qu'elle avait après tout plus que mérité.
Elle gagnerait Arthur Mandragore à l'ancienne, jusqu'à ce que leur entente et leur lien soit aussi fort qu'il l'avait été.

Son sourire en coin trahissait sa fierté, sa certitude d'avoir les cartes du jeu en main et d'être capable de le séduire et de l'amener où elle désirait. Il avait beau être un roi de légende, il n'était au fond qu'un homme.  Il lui avoué son attirance pour elle,
Oh comme elle se haïssait de chercher à séduire Arthur comme n'importe quel mâle ! Il n'était pas n'importe qui, pas pour elle, en tous cas.
Le cœur de Morgana battait fort dans sa poitrine alors que sa main se posait sur le poignet d'Arthur. Ce n'était rien, ce n'était qu'un fichu poignet, et elle avait habituellement beaucoup plus de maîtrise. Mais cela faisait tellement d'années, elle avait tant attendu et espérer... Son regard croisa celui d'Arthur et elle se sentit fondre. Elle sentait le regard de son honorable confrère s'attarder sur ses traits et ne pouvait s'empêcher de les embellir d'un sourire resplendissant. Flattée de son regard et agitée par les papillons dans son estomac.

« -Bien sûr. Comment vous dire non ? » Les hommes ne lui disaient jamais non, et Morgana s'apprêtait à le lui démontrer avec orgueil. Elle manipulait les hommes d'un regard, les séduisait sans hésitation, sans peine ou morale. Le nombre de chevalier de la Table Ronde qu'elle avait entraîné dans un coin sombre ou dans ses appartements le prouvaient aisément – que ce soit par pure luxure, amour du pouvoir...ou par colère envers Arthur étaient des motifs qui importaient peu face aux faits.

Mais son frère avait toujours été un cas particulier. Parce qu'il était son demi-frère, parce qu'il était le roi de Bretagne, parce qu'il était...un homme semblable à aucun autre, égal à aucun autre plus précisément. Morgana ne s'attendait pas à ce qu'il l'embrasse, et elle eut un léger sursaut, mais ne s'écarta pas. Bien au contraire. Elle offrit ses lèvres à l'avocat sans hésitation, sans pouvoir s'empêcher de frémir.

Lorsqu'ils se séparèrent, l'avocate fort peu respectable effleura sa joue du dos de sa main avec une tendresse ineffable dans le regard, avant de poser doucement, délicatement, sa main à plat sur sa joue. Sa beauté était toujours aussi éblouissante, songea-t-elle, l'estomac noué. Tout était parfait chez Arthur Pendragon, et même une malédiction jetée avec de vilaines intentions ne pouvaient rien y changer. Ses traits étaient réguliers, un plaisir pour les yeux, et elle avait de nombreux souvenirs de sa haute stature s'entraînant pour le combat...Il était beau, aussi bien physiquement que parce que ce que ses yeux livraient, que par le corpus de vertus enfermées dans ce corps. Vertus que Morgana ne partageait pas le moins du monde, et qu'elle n'appréciait que chez Arthur...Du moins quand les décisions prises raisonnablement par le roi ne la faisait pas claquer les portes de colère en murmurant des malédictions et des promesses de vengeance sanglante. Evidemment.

Elle resta immobile, plongée dans son regard et effleurant ses lèvres de son souffle. Elle sourit, malicieuse malgré son souffle coupé :

«-Arthur... »


Elle avait l'impression de revoir le vrai Arthur Pendragon, un instant. Celui qui se rappelait d'elle. Elle aurait du s'écarter, s'excuser, continuer à mentir et à jouer les femmes certes séduites mais... mon dieu c'était la première fois qu'elle lui adressait la parole en vingt-huit ans! Ce n'était sans doute pas comme cela qu'elle était censée se conduire...

Mais elle en avait assez et se moquait des convenances. Le pire qui pourrait arriver étant qu'Arthur la repousse...Mais cela ne serait pas la première fois, n'est-ce pas, songea-t-elle avec une certaine aigreur. Avant de recroiser son regard et de pencher en avant pour l'embrasser, sa main glissant de sa joue à sa nuque. Le contact de ses lèvres, de sa peau tout cela lui avait manqué et retrouver Arthur...cela la sortait de la torpeur et de l'ennui dans lequel elle avait été murée toutes ses années. Et la fée avait l'impression qu'elle ne cesserait de l'embrasser que lorsqu'il la repousserait lui-même. Elle l'aurait sans doute violé sur le canapé à l'instant même, en réalité, ou du moins se serait jetée dans ses bras, si la table ne les avait pas séparés, rendant difficile tout contact physique en dehors de leurs mains et de leurs lèvres. Morgana envisageait d'ailleurs d'envoyer valser le service à thé et la table elle-même – est-ce que ces pouvoirs étaient assez revenus pour le lui permettre ? - mais Arthur l'avait invitée chez lui pour l'abriter de la pluie, pas lui permettre de détruire son salon. Quoique. S'il avait eu ses souvenirs, il n'aurait pas pu s'attendre honnêtement à autre chose.  




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