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 ∞ Un crochet, une boussole et une lampe magique [PV Elé]

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MessageSujet: ∞ Un crochet, une boussole et une lampe magique [PV Elé]   Mar 11 Juin - 13:34


Eléazar Mordred & Killian Jones
Quitter Neverland après trois cent ans ne se faisait pas sans un certain nombre de contraintes. Dans le Pays Imaginaire, on ne vieillissait pas, mais le temps n’était pas figé pour autant, et si ce monde avait la fâcheuse manie de bercer ses habitants dans une réalité poreuse, semblable à celle des rêves qui semblaient toujours ou trop longs ou trop courts, pour mieux endormir leur méfiance, cela ne signifiait pas pour autant qu’ils étaient exempts des tâches les plus élémentaires à la survie, à savoir : se nourrir et s’hydrater. Ainsi, les cales du Jolly Roger, pourtant bien pleines lors de leur arrivée, avaient vu leur contenu diminuer progressivement jusqu’à ce que la plus petite goutte de rhum disparaisse du navire. Neverland avait, bien sûr, ses propres ressources. Mais ils n’étaient plus à Neverland, et Killian Jones et son équipage ne survivraient pas longtemps en mer sans ravitaillement. Qui disait ravitaillement disait argent, et c’était ainsi qu’ils avaient patiemment attendus de croiser un bateau – un navire royal s’ils étaient chanceux, un simple bateau marchand s’ils l’étaient un peu moins – et si la chance avait semblé à première vue ne pas être de leur côté, les choses s’étaient rapidement tournées en sa faveur.

Ils avaient pris d’assaut le navire, ce qui n’avait été que l’affaire de quelques minutes puisque le bateau était d’une taille largement inférieure au leur, et que les marins à bord n’avaient clairement pas la même dextérité avec les épées qu’ils avaient avec les cordes. Lorsqu’il n’y eut plus à bord que le marchand – un petit homme trapu et disgracieux que Hook avait rapidement pris en grippe – les autres ayant soit été égorgés, soit ayant préférés se jeter à l’eau que de tomber aux mains des pirates, Killian donna l’ordre à ses hommes de fouiller les cales pour en ramener tout ce qu’ils pourraient y trouver ; avec un peu de chance, ils pourraient en tirer bon prix. A leur grande surprise, ils ne trouvèrent ni sacs de farine, ni bouteilles de rhums, ni riches tissus venus d’ailleurs mais des coffres entiers d’or. Un pactole que le débonnaire marchand n’avait clairement pas pu obtenir en exerçant honnêtement sa profession – ou alors le monde avait plus changé en trois cent ans que le pirate ne l’aurait pensé.
Mais tandis que ses hommes s’affairaient à charger le Jolly Roger des coffres, le marchand tenta de le raisonner d’un ton suppliant. Cet argent était à lui, il ne l’avait pas volé, il en avait besoin pour sa famille, car son fils était malade, et il était prêt à faire tout ce qu’ils voudraient, mais par pitié, non, pas les coffres, ou alors juste quelques-uns… son discours décrut au fur et à mesure, mais pas sa véhémence : après quelques minutes, il semblait prêt à tout leur céder, pourvu qu’ils ne lui prennent pas une certaine lampe qu’il possédait, un cadeau de sa mère qui avait beaucoup de valeur pour lui et… à ce stade, Killian cessa de l’écouter. Il savait reconnaître un débit de mensonges quand il en entendait un, et cet homme mentait comme il respirait. S’il fallait une seule preuve : quelle femme aurait été suffisamment idiote et aveugle pour se choisir un mari pareil ? Un nouveau coffre débordant d’or, de bijoux et de richesses passa à côté de lui, et son regard fut attiré par l’objet qui trônait dessus. Contrastant avec le reste de par sa couleur vieillie et son aspect peu reluisant qui suggérait qu’il s’agissait d’un objet ancien, encore qu’élégant, il comprit aux supplications renouvelées du marchand qu’il s’agissait de la dite lampe. Comme ce dernier cru bon de le souligner, elle ne semblait pas avoir grande valeur, mais Hook n’était pas dupe. Il y avait quelque chose au sujet de cet objet. Plus personne n’utilisait ce genre de lampes aujourd’hui. Celle-ci cachait un secret, et il comptait bien découvrir lequel. Il avait bien sûr entendu parler des lampes magiques et de leurs génies durant ses multiples voyages, mais n’y avait guère prêté beaucoup d'attention. Lorsqu’on fréquentait trop les auberges remplies d’ivrognes et les vieux marins qui perdaient peu à peu la tête, on entendait toutes sortes d’histoires, souvent improbables et sans queues ni têtes, et il aurait fallu être aussi fou qu’eux pour croire tout ce qu’ils racontaient.

Dans une tentative désespérée de récupérer son précieux objet, le marchand se rua sur les marins qui commençaient déjà à hisser le coffre à l’aide de cordages, mais Hook l’immobilisa sans effort, coinçant son crochet dans le col de sa tunique, et le ramena assez brutalement en arrière pour que celui-ci tombe lourdement. Sans lui prêter attention, Hook se tourna vers l'un de ses hommes :
« Chargez les derniers coffres, fouillez les réserves de nourriture, et quant à lui… attachez-le au mât. »
A peine ses ordres furent-ils donnés que deux paires de mains s’emparèrent du bonhomme qui protesta avec plus de vigueur encore.
D’un air las, Killian fit un petit signe de la main en sa direction :
« Et par pitié, bâillonnez-le. »
Le marchand avait raison d’être inquiet. Seul, abandonné sur son propre navire, ligoté et bâillonné, il aurait de la chance si quelqu’un le découvrait avant que la faim et la soif ne le rongent de l’intérieur – si les dieux de la mer n’étaient pas de son côté, il risquait de finir sa vie ainsi, offrant sa dépouille aux volatiles, et c’était un cruel destin. Mais Hook n’était pas réputé pour être quelqu’un de bien, après tout.

***

C’était Lynn qui l’avait découvert. Elle avait voulu fouiller le trésor, et Hook, alors occupé à consulter de vieilles cartes poussiéreuses qui avaient tant bien que mal survécu aux trois siècles passés à Neverland – certaines redessinées de tête par le pirate qui avait fort heureusement un aussi bon coup de crayon que sa mémoire était compétente -, cherchant le port le plus proche où ils pourraient amarrer et se ravitailler, lui avait distraitement donné son accord. Il n’avait pas fallu plus de quelques minutes pour qu’elle vienne attirer l’attention du pirate sur la vieille lampe à laquelle le marchand semblait si attaché et la raison en apparut bientôt évidente. Les montagnes d’or ne venaient pas de nulle-part, visiblement. L’air à la fois intrigué et blasé, comme si l’esprit qui venait d’apparaître n’était qu’un nouveau passager sur son navire, intéressant mais clandestin, il murmura, comme pour lui-même :
« Un génie, hein… »
Se passant un doigt sur sa barbe naissante d’un air songeur, il fit signe à la jeune femme de les laisser seuls, et tandis qu’elle se glissait hors de la cabine, il reporta son attention sur la lampe qu’il saisit en passant son crochet dans l’anse et l’observa se balancer au bout avec intérêt. Ce génie pouvait peut-être lui être utile. Il était peu intéressé par les richesses, l’amour, le pouvoir, et toutes ces choses là. Mais s’il en croyait les légendes, les génies étaient capables des choses les plus incroyables ; il pouvait peut-être l’aider dans sa vengeance. Il pouvait l’aider à tuer Rumplestiltskin. Un sourire narquois se dessina sur les lèvres du pirate.
« Bienvenue à bord, l’ami. Il y a eu un changement de propriétaire, j’en ai peur, mais je suis confiant dans le fait que ma compagnie sera moins déplaisante que celle de mon prédécesseur. »
Spoiler:
 


Captain Hook
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MessageSujet: Re: ∞ Un crochet, une boussole et une lampe magique [PV Elé]   Lun 17 Juin - 22:27




I want you to want me

De l’or encore et encore, je les bourre ces mécréants, je les blinde ces pauvres types que le hasard a mis sur ma route (la mauvaise, forcément). Je les couvre et les saupoudre de cette volupté qui reflète les rayons du soleil de midi. Ils en redemandent, leur délire est insatiable. Ils ont gagné le jackpot avec moi. Jafar, t’es devenu une mule. Une vache à or. Le distributeur, en libre service évidemment. Je me prostitue délibérément, comblant tous leurs désirs futiles. Ce n’est même pas drôle. Un claquement de doigts et hop des caisses innombrables viennent remplir vos cales de joyeux joyaux, de rubis trempés de mon innocente magie, d'émeraudes criminelles et de saphirs tout puissants. Je veux que ça brille dans ce monde morne, éclairé uniquement par mon pouvoir divin.

Je commence à me rouiller même si c’est reposant de jouer les braves alchimistes, créant du métal précieux pour le premier venu. Regardez à quoi je suis réduit : le plus grand génie de tous les temps occupé désormais à accomplir de basses tâches de ménagère. Non, vraiment, je mérite mieux que ces maîtres qui manquent cruellement de créativité. C’est vrai quoi, de l’or, de l’argent à n’en plus finir, c’est du déjà-vu et même si je ne peux pas tuer, ramener les morts ni faire tomber amoureux/se, il y a tant de possibilités encore inexploitées. Une belle vengeance, un beau revers de médaille, voilà ce qu’il me faudrait pour m’extraire de ma terrible routine. Peut-être que tout n’est pas encore perdu.

Il me faut saisir cette occasion (la seule probablement en une décennie, laissez-moi crever bon dieu !). Je m’étire en sortant de ma lampe comme un fauve engourdi. Cela fait une éternité que personne – autre qu’un marchand ambulant – ne m’a réveillé de mon sommeil factice. J’en profite donc, je fais mon plus beau numéro de prestidigitation, sans chercher à apeurer l’inconnue cependant. Je provoque quelques secousses (avec les moyens du bord, il faut s’adapter à l’étroitesse du lieu…), je joue sur les sons et lumières. Cela ne semble pas convenir à la demoiselle qui sort en toute hâte. Qu’est-ce que j’ai encore foiré ? Le feu c’était de trop ? Tout mon enthousiasme retombe d’un coup brusque, musclé, méchant. Me voilà broyant du noir, l’air égaré. Dommage qu’un génie ne puisse pas se suicider en toute dignité.

Partir ne semble pas faire partie des plans de la destinée. Je sens ma lampe être soulevée avec nonchalance. Je lève mon regard fourbe vers l’instigateur de cette vilénie. Pas touche à MON PRECIIIEUX !!! Je m’entoure d’une brume mystérieuse et me grandis un tantinet pour surplomber le nouveau venu. Je le scanne en quelques secondes de mes pupilles rougeoyantes dans la semi obscurité. Il m’apparaît être l’homme de la situation. Son crochet brille d’une lueur agréable. Un pirate. Enfin quelqu’un de bien ! Je fais une révérence courtoise face à celui que je devine être le capitaine de ce navire. Mon sauveur ! Je lui tomberais bien dans les bras. Pitié, sortez-moi de là, j’veux plus ramasser la poussière de cette bande d’incapables ! Je suis la muse du vice parbleu !

« Bienvenue à bord, l’ami. Il y a eu un changement de propriétaire, j’en ai peur, mais je suis confiant dans le fait que ma compagnie sera moins déplaisante que celle de mon prédécesseur. » Voici des paroles sages pour réchauffer le cœur d’un génie en perdition. Bravo mon gars. Je suis à toi pour l’éternité s’il le faut ! Ma voix se fait onctueuse, siffle doucement, quant à mon sourire, il s’élargit.

« J’en suis persuadé, monseigneur. Votre prédécesseur n’est plus que l’ombre d’un mauvais souvenir. Mais vous…vous avez l’allure d’un grand homme. En quoi puis-je me montrer utile ? »

Ce que j’attends ? Le Mal à l’état brut. Quelque chose de monstrueux, une œuvre du Diable en personne. Hellow Faust. Toi et moi on va bien s’entendre.


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MessageSujet: Re: ∞ Un crochet, une boussole et une lampe magique [PV Elé]   Mar 9 Juil - 23:06


Appuyé avec nonchalance contre le seuil d’entrée, le pirate assista le regard blasé au petit spectacle qui se joua devant lui à grand renfort de brume et d’autres effets qui avaient probablement pour but de l’impressionner. L’était-il ? Pas vraiment. Il avait vu toutes sortes de créatures durant sa vie, la plupart armées de mauvaises intentions à son égard, et il était toujours là. A vrai dire, il se disait quelques fois que ce n’était pas tant lui qui fuyait la mort que la mort qui le fuyait, lui. Il avait l’intention de vivre, oui. Mais à côté de cela, il ne cessait de se mettre dans des situations délicates et avait décidé d’affronter le plus redoutable des ennemis. En somme : il vivait dangereusement. Il y avait peu de choses qu’il ne faisait pas au péril de sa vie. Et s’il ne cherchait pas la mort activement, il ne la redoutait pas non plus : dans ses plus sombres moments, elle lui apparaissait même comme une amante morbide mais tentatrice qui la réunirait enfin avec Milah. Après trois cent ans, il estimait l’avoir mérité. Mais son temps n’était pas encore venu, et il ne partirait pas sans emporter avec lui Rumplestiltskin. La grande faucheuse avait dû accepter ce pacte tacite, car il la côtoyait jour après jour sans tomber sous son joug, et avait été plus d’une fois sauvé in extremis de ses griffes. Elle était là, elle planait autour de lui, mais comme une gardienne plus que comme une menace. Le prix de lot avait dû être persuasif. Alors non, il ne redoutait pas vraiment le génie. D’autant que, s’il s’en fiait au peu qu’il savait de ces entités, il ne pouvait pas lui faire du mal : ils étaient, semblait-il, prisonniers de leur lampe et ne pouvaient se servir de leurs pouvoirs à leur compte, ne possédant que trois vœux à exaucer pour chaque personne qui les tirerait de leur sommeil. Autrement dit… il lui était plutôt inoffensif, et ces effets n’étaient que ça : des effets. De la poudre aux yeux. Et pour avoir toujours été un pirate avec un goût prononcé pour les effets dramatiques, il n’était pas prêt à tomber dans ce genre de leurre. Il devait néanmoins reconnaître que le génie avait le goût de la mise en scène, et Hook ne pouvait que l’en féliciter.
Ils s’analysèrent mutuellement pendant quelques secondes avant que le génie ne lui offre une révérence, et l’ombre d’un sourire passa sur les lèvres du capitaine. Il ne pouvait le nier, il adorait qu’on lui adresse des révérences – ce qui était trop rarement le cas, hélas : son équipage le respectait, mais il ne fallait pas trop en demander non plus ; s’ils comprenaient le sens de ce mot c’était déjà beaucoup. Ah, le privilège des nobles, probablement fatigués de leur journée à rester assis sans rien faire, le postérieur confortablement installé sur du velours tandis qu’on crachait sur ceux qui dormaient dans les étables. Et c’était la piraterie qui était mal vue, quelle délectable ironie.
« J’en suis persuadé, monseigneur. Votre prédécesseur n’est plus que l’ombre d’un mauvais souvenir. Mais vous… vous avez l’allure d’un grand homme. En quoi puis-je me montrer utile ? »
Difficile de dire si la flatterie faisait partie des services de base offerts par les génies ou s’il pensait réellement ce qu’il disait, mais le pirate se fichait réellement de faire la différence ; le résultat restait largement plaisant. Sensible aux compliments ? Avec un ego comme le sien, toujours. Son sourire s’élargit en réponse, même s’il avait cette fois quelque chose de quelque peu malsain. Il avait un génie à son service. Bien sûr, il ne manquait pas d’idées quant à la façon dont il pourrait mettre cette aide à profit, mais il lui semblait se rappeler quelque chose au sujet de certains vœux qui étaient off limits, en quelque sorte. Il n’aurait pas été étonné que « dépecer et réduire en miettes le Ténébreux » en eûsse fait partie – si tant était qu’il fut possible de tuer le Ténébreux, chose dont il n’avait jusqu’ici eu aucune confirmation. Mais tout être avait une faiblesse, et Hook trouverait la sienne. Et puis, de toute manière, il n’aurait jamais laissé qui que ce soit d’autre que lui faire le travail à sa place. Il pouvait accepter de l’aide, oui. Mais tuer le Crocodile ? C’était à lui, et lui seul qu’il appartenait de le faire.

Lâchant finalement du regard les yeux rougeoyants du génie, Hook se décida à se décoller du mur pour s’avancer et tirer une vieille chaise en bois sur laquelle il prit place, posant négligemment ses bottes sur la table adjacente, jambes croisées, lampe toujours en main. Il était peut-être un tantinet maniaque de la propreté, mais il restait un pirate avant tout, et il était ici chez lui. Le regard brûlant d’une flamme sombre, il reporta son attention sur la présence, toujours tapie dans l’obscurité, prenant son temps pour répondre :
« Je ne peux cacher que les réponses à cette question sont multiples, mais peut-être faudrait-il commencer par : de quoi es-tu capable, génie ? »
Il se pencha légèrement en avant, un sourire sardonique jouant sur ses lèvres tandis qu’il ajoutait :
« Car je crains bien être un peu plus difficile à satisfaire que tes habituels maîtres. Je ne suis pas intéressé par l’or, ni par le pouvoir, et encore moins par l’amour. Je n’ai qu’un seul but, qu’une seule idée en tête : la vengeance. Aide-moi dans cette quête, et je te rendrai service à mon tour. Sinon, j’ai bien peur que tu ne me sois d’aucune utilité… Et ce qui m’est inutile, je m’en débarrasse. »
Malgré la menace apparente dans ses mots et la voix sombre sur laquelle il les avait énoncés sans un instant élever la voix, son attitude n’avait pas changée. Il restait négligemment adossé sur sa chaise, complètement détendu, et il y avait quelque chose de presque joueur en lui, comme s’il mettait le génie au défi de le surprendre – et probablement était-ce le cas, car il n’avait aucune mauvaise intention contre lui, au contraire. Il était de ceux qui se fiaient à leur première impression et son jugement le concernant était plutôt positif – aussi positif qu’il pouvait l’être pour un pirate, bien sûr.

Abandonnant enfin la vieille lampe sur la table, il éleva son crochet, qui capta la faible lumière de la pièce avec un éclat froid et métallique, et le regarda avec intérêt, comme s’il le voyait pour la première fois, avant de sourire de toutes ses dents en se tournant vers le génie.
« Ah, mais je ne me suis pas présenté, où ai-je la tête ? Killian Jones, capitaine du navire. Mes ennemis m'appellent simplement... Hook.»


Captain Hook
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Dernière édition par Killian Jones le Jeu 17 Oct - 12:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ∞ Un crochet, une boussole et une lampe magique [PV Elé]   Ven 23 Aoû - 17:14



Ô Capitaine mon Capitaine !


Et vos regards seront éblouis
d'un prodige capable d'ébranler
l'incrédulité de Lucifer.

Je m’apitoie sur mon sort avec une telle hargne ! J’envie ces sultans pépères sur leur trône doré qui se pâment devant ces délicieuses princesses et danseuses orientales de surcroît. (Le kama sutra n’est pas né là-bas pour rien messieurs !) Mon pays me manque. Ma terre, le soleil qui se lève, le vent dans les dunes, la froideur des nuits isolées. Mais par-dessus tout, ma condition humaine me manque. Elle n’était point un fardeau finalement. J’ai tout vu depuis. J’ai vu ce qu’il ne fallait pas voir. J’ai noirci mon cœur un peu plus profondément de la folie des hommes, je me suis noyé moi-même. Je finirai en illustre inconnu, dans le tombeau de Toutankhamon, oublié de tous. Heureux destin.

Jafar ressaisis-toi bon sang ! Je dois croire à un factice El Dorado quoiqu’il arrive. Peut-être que je tiens là ma chance d’effacer des centaines d’années poussiéreuses et vaines. Le renouveau m’attend et me tend les bras. Monsieur le Pirate des sept mers et bien plus encore m’intrigue. Je n’ai pas rencontré un personnage d’une aussi haute stature – même pour un hors-la-loi – depuis fort longtemps et il me plaît de contempler le sourire narquois de sa lèvre insolente, la bravade dans son regard noir que nul ne saurait éclaircir et cette gestuelle caractéristique des hommes nés pour nous dominer tous. Il sait ce qu’il veut, lui. Et cela m’enchante.

Tandis que le Capitaine prend ses aises, j’en profite pour retrouver une forme plus classique, l’ancien moi ; à savoir un homme d’une taille imposante, un corps longiligne, des mains gigantesques presque effilées comme des rasoirs, un visage hautain aux sourcils dédaigneux, les traits marqués dans un bloc de marbre, une tenue sobre composée de quelque tunique d’Agrabah agrémentée d’une longue cape sombre en soie, du rouge et du noir principalement, mes couleurs de prédilection. Je porte dans une main mon sceptre préféré, la canne à tête de Cobra.

« …de quoi es-tu capable, génie ? »

Je laisse échapper un rire bref. J’écoute ses désidératas nombreux, notant mentalement « la vengeance » dans la liste de ses priorités. Ah ce mot. Douce consonance. Ça résonne comme une mélodie persane, la flûte du charmeur de serpents. J’en frissonne presque tant cela m’apporte le revirement nécessaire pour ma renaissance. Mon regard s’enflamme d’un seul coup.

« Enfin ! Haha ! Alléluia ! Enfin quelqu’un qui ne demande pas de l’or à foison. Vous êtes l’élu des dieux monseigneur. Ne sous-estimez pas mes pouvoirs cependant. Je pourrais bien vous surprendre même si tuer ne fait pas partie de mes services. Je sais ruser avec les Lois contrairement à mes congénères. De plus, je crois que le jeu en vaut la chandelle… »


Je m’incline devant mon nouveau maître. Il m’aurait proposé d’habiter Versailles ça aurait fait le même effet. L’euphorie tentatrice. L’hystérie mal contenue. Que ne ferais-je pas pour ces belles promesses et sombres desseins ? J’aime j’aime j’aime ! Alors qu’il repose la lampe, je m’approche dans la lumière pauvre de la cabine. Je caresse délicatement la lampe, le point de départ de mon existence ici bas. Être ou ne pas être…

« Jafar tel est mon nom. Enchanté, Capitaine. Je ne peux qu’applaudir un tel surnom. Votre réputation vous précède. »

Je l’ai entendu par le passé. C’est seulement maintenant que ça fait « tilt ». Les marchands ambulants – des maîtres au Q.I. inférieur à un poisson rouge – murmuraient ce pseudonyme pour se faire peur le soir venu. Bien sûr qu’ils flippaient, mais ça restait du domaine de la légende urbaine, pas de quoi s’inquiéter outre mesure. Mais la légende prend vie mes amis…

« Parlez-moi un peu de cette vengeance voulez-vous… ? Vous a-t-on humilié, volé ? Qui est donc l'heureux châtié ? »




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MessageSujet: Re: ∞ Un crochet, une boussole et une lampe magique [PV Elé]   Jeu 17 Oct - 13:35


Hook observa avec intérêt la nouvelle transformation du génie, moins imposante, mais pas moins menaçante pour autant. Avait-il été humain avant de devenir djinn ? Si c’était le cas, c’était sûrement là son apparence originelle. Il reconnut dans sa tunique sombre les tissus riches du lointain royaume d’Agrabah – un endroit où lui-même n’était jamais allé (trop de sable, pas assez d’eau - le cauchemar, pour un pirate) mais dont il avait maintes fois entendu parler dans les récits de certains marins d’eau douce, sans parler des marchands venus de là-bas qu’il avait pu piller en mer et qui recelaient toujours de véritables trésors. Son regard se posa sur la canne en or qu’il tenait fermement entre ses longs doigts effilés, et la tête de cobra majestueuse qui l’ornait. Le pirate le cachait bien, mais il avait les serpents en horreur. Un serpent, après tout, c’était un reptile ; et tout ce qui s’apparentait de près ou de loin à un crocodile ne méritait rien d’autre que sa haine la plus tenace. Relevant enfin les yeux, il aperçut le génie s’animer à ses mots.
« Enfin ! Haha ! Alléluia ! Enfin quelqu’un qui ne demande pas de l’or à foison. Vous êtes l’élu des dieux monseigneur. Ne sous-estimez pas mes pouvoirs cependant. Je pourrais bien vous surprendre même si tuer ne fait pas partie de mes services. Je sais ruser avec les Lois contrairement à mes congénères. De plus, je crois que le jeu en vaut la chandelle… »
S’il avait connu des réactions aussi enthousiastes à chaque fois qu’il avait mentionné son désir de vengeance, il aurait probablement le monde à ses pieds, songea-t-il avec amusement. Mais c’était un changement rafraichissant, et son intérêt pour le génie s’était accru au fur et à mesure que les mots coulaient de sa langue fourchue. Peut-être avait-il enfin trouvé un moyen de vaincre le Ténébreux. Un sourire sinistre étira ses lèvres à cette pensée.

Se penchant légèrement, il produisit une flasque de rhum et deux verres presque magiquement (il n’était peut-être pas un génie, mais un pirate avait ses tours aussi, particulièrement lorsqu’il s’agissait d’alcool), et, ouvrant la flasque, fit couler un peu du liquide ambré dans les deux verres tout en écoutant la réponse de son intriguant passager. Est-ce qu’un génie buvait, au moins ? Il avait en tout cas pris une forme qui semblait suffisamment consistante pour le pirate qui ne se posa pas la question deux fois avant de pousser l’un des deux verres en direction de son interlocuteur, occupé à caresser sa lampe avec amour. Une prison dorée qui ne devait pas avoir que des avantages : après tout, à quoi bon être si puissant si l’on ne peut mettre ses pouvoirs qu’au service des autres ?
« Jafar tel est mon nom. Enchanté, Capitaine. Je ne peux qu’applaudir un tel surnom. Votre réputation vous précède. »
Le pirate leva son verre d’un air satisfait en direction du génie, comme pour trinquer à leur association à venir, et le porta aussitôt à ses lèvres, buvant l’intégralité de son contenu sans cérémonie avant de reposer son verre. Rien de tel qu’un peu de rhum pour remettre les idées en place. Savourant le goût épicé de la boisson dans sa bouche et la familière chaleur que l’alcool propageait dans son estomac, il se resservit aussitôt.
« Parlez-moi un peu de cette vengeance voulez-vous… ? Vous a-t-on humilié, volé ? Qui est donc l'heureux châtié ? »
Son regard s’assombrit à ses questions, les yeux baissés dans le contenu de son verre comme s’il pouvait à sa surface quelque chose qui lui déplaisait immensément. Le coin de ses lèvres dessina cette fois un rictus méprisant.
« Rumplestiltskin, cracha-t-il avec venin. Le Ténébreux. »
On choisissait peut-être ses amis, mais pas ses ennemis, hélas… Cependant, il fallait bien un Némésis qui fut à sa hauteur, et dans un sens, s’être fait un ennemi juré d’un tel personnage faisait honneur à sa réputation.  En revanche, cela compliquait clairement ses idées de vengeance.
« Je l’ai humilié, et il m’a volé en retour », ajouta-t-il enfin en guise d’explications, la mine sombre, sa main crispée sur son verre comme si c’était le cou de son ennemi qu’il tentait ainsi d’étrangler.
Ou était-ce l’inverse ? Mais il n’avait pas volé Milah ; il avait dépossédé nombre d’hommes de leur bien, mais elle n’était pas d’or et de pierres, elle était vivante, et était partie avec lui de son plein gré. En revanche, le Crocodile l’avait volé. Il lui avait pris sa main, et plus que ça, le cœur qu’il ne se savait pas avoir avant de la rencontrer, et l’avait réduit en poussière. Il lui avait pris son bonheur. Et ce qu’il ressentait, ce n’était pas l’humiliation cuisante de l’échec, en dépit de son impuissance face au pouvoir du Ténébreux, non, il n’était plus qu’un concentré de haine et de noirceur. Croisant à nouveau le regard de Jafar, il ajouta :
« Je ne veux pas seulement qu’il périsse, je veux qu’il souffre. En vérité, sa souffrance me satisfera plus grandement que sa mort. Aide-moi à y parvenir, et je saurai me montrer généreux en retour. »
Qu’il ne soit jamais dit de Killian Jones qu’il était ingrat : le pirate savait en effet récompenser ceux qui s’en montraient digne, et s’il était aussi respecté de ses matelots, ce n’était pas seulement par la crainte qu’il leur inspirait ; l’attrait des richesses pouvait être, lui aussi, très persuasif…


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