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 Secrets d'alcôve entre un génie et une fée [Lez&Morg] [Flashback]

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MessageSujet: Secrets d'alcôve entre un génie et une fée [Lez&Morg] [Flashback]   Mar 11 Juin - 21:06

« -Je vais le tuer ! »

La porte de bois s'abattit brusquement contre la pire, claquée avec violence derrière la fée enragée. Sur son passage, tous les gardes et chevaliers s'étaient prudemment plaqués contre les murs, lui faisant place avec une précipitation peu dignes d'hommes censés assurer la sécurité du royaume et affronter pour cela chevaliers, monstres et dragons. Puisque Arthur lui prêtait oreille, ils la respectaient. Mais lorsqu'elle était aussi furieuse qu'à l'instant, ils la craignaient. Elle avait même bousculé une servante peu prompte, ce qui n'était pas dans ses habitudes. Les pas de la jeune femme, ses longues robes virevoltant derrière elle et la lueur meurtrière de ses yeux verts, tout hurle qu'elle est à prendre avec des pincettes. Voire avec des tisonniers longs de trois mètres. Magiquement ignifugés et bénis par le pape lui-même.

D'étranges rumeurs couraient sur le compte de Morgana de Gorlois, qu'on surnommait Morgane la fée: on entendait des voix sortir de sa chambre alors même qu'elle y était seule, elle séduisait les hommes trop facilement pour être honnête, on pouvait venir la voir en cas de bobos, cauchemars, insomnies... et enfants non désirés. On disait qu'elle était une sorcière, une magicienne qui n'avait rien d'une bonne chrétienne. On évitait de la contrarier lorsqu'elle était folle de rage autant parce qu'Arthur la soutenait ( tout du moins, habituellement, car ces derniers temps la situation avait changé, dixit sa colère ) que parce qu'elle faisait peur.

« -Et la dépecer ! »

Pourquoi dépecer ? Elle n'en avait aucune idée, la colère avait prit le dessus sur ses lèvres.
Le visage clair et charmant, au sourire toujours calme et parfait de Guenièvre, de la reine Guenièvre apparaissait sans cesse devant son visage, et Morgana est parcourue de l'envie dévorante de faire disparaître ce sourire, d'abîmer ce visage d'ange, de la faire hurler et de la torturer. Elle en tremblait de rage, ses mains se crispent sur le bois d'une chaise, alors que sa poitrine se soulevait avec difficulté.

Morgana se laissa tomber sur son lit, laissant sa honte disparaître derrière les rideaux du baldaquin, ses jambes cèdent. En vérité, seule la rage l'avait maintenue debout jusqu'à maintenant. La rage de ne pas s'effondrer devant eux, de ne pas leur laisser voir à quel point ils la touchaient, à quel point la haine grandissait en elle sans qu'elle ne puisse la contrôler. Elle aurait voulu voir le château et le couple royal partir en fumée. Par la rage et la fierté, elle s'était contrôlée, elle était restée debout et sans faiblir, sans fuir, était retournée dans ses appartements. Sans cela, elle se serait effondrée avant même de sortir de la salle du trône, cédant à une brusque et humiliante faiblesse.

Elle avait réussit à attendre d'être seule dans sa chambre, seule avec la lampe posée sur la table de nuit, pour se laisser aller. Allongée à présent sur son lit elle ne cessait pour autant de trembler : la respiration hachée, elle cherchait à reprendre sa respiration sans éclater pour autant en sanglots, sanglots qui ne voulaient pas, qu'elle ne voulaient pas laisser sortir, mais dont les larmes pourtant apparaissaient aux bords de ses yeux.



« Si on éradiquait radicalement les cartes de voeux et les cadeaux, Noël deviendrait une espèce de scintillant carnaval païen qui nous distrairait agréablement des rigueurs de l’hiver. »
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« Eléazar Mordred »
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MessageSujet: Re: Secrets d'alcôve entre un génie et une fée [Lez&Morg] [Flashback]   Ven 14 Juin - 22:59




Stop crying your heart out

Il se fait tard. La nuit recouvre nos chers ennemis et nos vieux amants, de belles étincelles s’éparpillent dans le ciel dont la paix est compromise. J’allume un feu royal dans la cheminée en un claquement de doigts, histoire de réchauffer ces pierres presque tombales et égayer la pièce froide dont la solitude décrépie déteint sur les murs tapissés. Je lis la petite histoire que ces tableaux brodés racontent avec force images merveilleuses. Les légendes du Roi Arthur, les chevaliers de la Table ronde, la quête du Graal, Excalibur, blablabla. Je les ai contemplés un bon millier de fois déjà. C’est fascinant, mais au bout de la cinquante sixième fois, c’est un peu lassant, vous en conviendrez. Bref, je m’ennuie comme un rat mort  – là en l’occurrence comme un génie dont les pouvoirs infinis prennent la poussière. J’attends, le spleen dans l’âme.

Toutefois, il me tarde de retrouver Dame Morgana pour notre petit rituel vespéral. Magie au rendez-vous, graves confessions au creux de l’oreiller…Une clameur gigantesque vient m’ôter tout désir d’être en présence de qui que ce soit. Là ça s’annonce épique. Les cris hystériques accourent. Le pas colérique est le prélude d’une tempête phénoménale. Et ça arrive droit sur moi. Je ferais mieux de déguerpir...me planquer ? Sous le lit ? Trop banal. L’armoire ? Pas très discret. Je file dans ma lampe au moment où la porte s’ouvre à la volée. Quelle entrée magistrale !

Je me fais tout petit, à l’affût de sa respiration enragée et de ses mots vengeurs. Une vraie furie, mais n’est-ce pas pour cela que je reste auprès d’elle, pour tenir lieu de Jiminy Cricket ? Le calme revient d’un seul coup, tombe comme une chape de plomb. Cependant, cela m’apparaît pire, bien pire ce silence insupportablement désordonné, qui résonne jusque dans les tréfonds de ma lampe. Quand le moment me semble opportun, je me matérialise dans la chambre de la jeune femme à la longue chevelure noire. Sa beauté est à couper le souffle et cet imbécile d’Arthur est un idiot fini pour ne pas la remarquer.

Je suis la douceur incarnée. Je m’incline devant la petite princesse aux yeux de pluie (ruisselante…) et j’élève la voix, une voix chaude et réconfortante pour cœurs en proie au pire désespoir.

« Si je puis suggérer un conseil, majesté, vous devriez la brûler vive, c'est nettement plus jouissif, un avis tout personnel. La torture est plus lente et ça ne laisse aucune trace de surcroît…Mais passons, je suis sûr que vous ne manquez pas d’imagination pour ce genre de…pratiques. »

Je ponctue ma tirade par un sourire sardonique puis me téléporte en un instant sur le bord du lit où je m’assois le plus tranquillement du monde. Je ne sais pas si je dois oser, mais j’ose. Je me permets une familiarité que je ne partage avec personne d’autre. Bien que je sois un être immatériel, je prends encore forme humaine, preuve que je suis inconsciemment encore attaché à mon ex-mortalité. Je dépose avec une lenteur calculée ma main sur ses cheveux, c’est à peine la caresse d’une plume ou d’une petite brise adorable. Je lui adresse le regard paternel qu’elle recherche trop souvent dans ses ombres incertaines. Je fixe les larmes qui brûlent ses pupilles de glace avec un chagrin non feint : quel gâchis. De si belles larmes pour ces gens qui n’en valent pas la peine. Je me fais un devoir de la réconforter.

« Racontez-moi, Morgana. »

C’est un murmure qui lui veut du bien, une voix amie sur laquelle elle peut compter, même les jours de pluie, même les jours comme celui-ci où la fin du monde est venue bouleverser sa vie.


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MessageSujet: Re: Secrets d'alcôve entre un génie et une fée [Lez&Morg] [Flashback]   Jeu 20 Juin - 11:33



Morgana git, allongée sur son lit, et hésite, son cœur chancelle, mais son esprit la retient; vaut-il mieux se battre contre ses larmes qui s'amoncèlent devant ses yeux verts, lutter et retourner affronter la cour, hurler son ressentiment à la face du couple royal, ou bien se laisser aller au chagrin et à la rage qui l'étreignent, laisser couler les larmes le long de ses joues pâles ?
Elle aperçoit enfin son génie, son Jafar. Au coin de son oeil, s'encadre le jeune ( et séduisant ) homme, il s'incline devant elle comme tous les chevaliers d'Arthur le font devant la reine Guenièvre; c'est son habitude, comme une part d'un rituel secret qui scelle leur complicité. Ce n'est une simple flagornerie ( après ce qui venait de se passer, qu'aurait-il eu à y gagner ? ) juste... un jeu, une complicité, un respect. Que la déesse lui permette d'emmener cette petite lampe partout avec elle jusqu'à la fin ! Elle n'a pas peur du noir, mais quand même une petite lampe à astiquer les soirs où la lune se voile...

Etait-il déjà là à son entrée dans la chambre ? Aucune idée, aucune importance. Il serait capable de se cacher dans un trou de souris, ou dans une lampe à l'huile; n'y est-il pas à l'étroit ? Rien qu'à l'envisager réduit à l'esclave entre ses parois d'or, la druidesse étouffe, agonise. Elle le préfère à ses côtés, en chair et en os, de toute manière. Morgana esquisse un sourire en le voyant à quelques pas d'elle, mais n'esquisse pas d'autre mouvement.

Morgana s'imagine, se voit se redresser sur son coude, se rassoir sur son lit pour regarder son sombre confident et l'accueillir comme il se doit dans le monde réel de sa chambre. Pourtant, la fée ne bouge pas d'un pouce, comme si elle avait subit un maléfice. « Si je puis suggérer un conseil, majesté, vous devriez la brûler vive, c'est nettement plus jouissif, un avis tout personnel. La torture est plus lente et ça ne laisse aucune trace de surcroît…Mais passons, je suis sûr que vous ne manquez pas d’imagination pour ce genre de…pratiques. » Sa voix ressemble à l'eau qui ruissèle, à l'eau qui frappe la terre après une longue sécheresse : douce, chaude, apaisante, mais innocente, exactement ce qu'il faut. Pourtant, la jeune femme s'étrangle dans un rire cynique et brisé. La blague. Quelle ironie. Chacun des mots de réconforts du génie lui tonne encore plus envie de brise le cou au cygne vertueux.

Un poids sur le lit lui indique que Jafar s'est approché. Il est là.  Morgana se redresse sur ses coudes, pour l'observer à travers les larmes qui embuent ses prunelles. Jafar. Que ferait-elle sans lui ? Son génie, son ami, son père; Il est toujours là à ses côtés, comme un mauvais diable perché sur son épaule; la jeune femme ferme les yeux, alors qu'il pose la main sur ses cheveux. Un peu de réconfort, être rassurée, juste un peu. « Racontez-moi, Morgana. » Lorsqu'elle rouvre les paupières, les larmes dégringolent sur ses joues, mais son regard s'ancre à celui de Jafar, en quête d'un amour, d'un réconfort, d'un soutien qu'elle ne peut plus trouver qu'entre les quatre murs de cette chambre: plus de frère, plus de père, plus de mère, d'époux ne parlons pas des sujets qui fâchent... Les amants qu'elle collectionne, les druides et druidesses au lointain... est-ce que cela compte ? Elle n'a que lui.

« -Elle veut me brûler vive. » finit-elle par articuler, mettant l'accent sur le pronom.

Elle. Elle, toujours elle. Guenièvre. Celle qu'elle voudrait voir morte, liée à un bûcher allumée par son propre époux. Celle qui lui a volé son amour et son trône, celle qui veut à présent sa mort. Elle la torturera. Elle lui apprendra ce que peut faire une sorcière en colère. Imaginative, créative, féérique : Morgana dans toute sa splendeur aussi bien dans ses soins, au lit ou dans ses malédictions. A cette pensée, elle a un soubresaut et serre les poings sur les draps. Elle ne pouvait pas se laisser faire comme ça ! Elle était la fée Morgane, soeur du roi Arthur ! Morgana inspire, ses yeux se durcissant malgré la barrière des larmes, quand elle croise à nouveau ceux de Jafar.

Dans un élan spontané comme elle ne s'en accorde plus, elle se jette au cou du génie, ses bras se passent autour du coup de la forme qu'a pris son ami, elle se serre contre lui. Comme s'il serait son père ou son amant, comme si l'espace d'un instant elle redevenait une petite enfant ou une frêle jouvencelle.  Lentement, elle reprend parlant vite, comme s'il allait disparaître dans sa lampe à nouveau, au creux de son oreille:

« -Il l'aime, » elle crache à présent. L'amour. N'était-ce pas ce qu'ils avaient éprouvés l'un pour l'autre la nuit de leur première rencontre ? Si cette chaleur au creux du ventre, ses regards, cette union et leurs destinées contrariées ne sont pas de l'amour, qu'est-ce que l'amour ? Cela n'a pas de sens. Jamais Morgana n'a été aussi sereine, comblée, que cette nuit là. Visiblement, ce n'est pas le cas d'Arthur.   « -Il va céder. Me condamner pour les beaux yeux de sa reine. Une vipère au visage d'ange, à la vertu vendue au plus joli coeur. »

Pas besoin d'être dotée du don double vue pour prédire ce qui allait bientôt avoir lieu; le bannissement du royaume de Camelot ( ou irait-elle ? Pleurer dans son château, disparaître du monde à Avalon ? Suivre le conseil de Cora et s'arracher le coeur dans la forêt enchantée ? ) serait la meilleure hypothèse, si son petit frère avait encore quelqu'amour ou pitié pour elle. Dans le cas contraire...Ce serait le bûcher. Les fagots de paille et de bois qu'il lui faudrait escalader avant de se faire brûlée en place publique... elle ! Elle a un rire cynique, presque un grognement ragueur..

 « - Ils me brûleront et tu seras un joli bibelot sur la table de nuit de la reine. S'ils ne te mettent pas dans quelque placard à balai. »

Elle sent les larmes couler, brûlantes, le long de ses joues glacées. Quelle honte. Depuis qu'elle est sortie du couvent pour apprendre la magie auprès de Merlin, elle ne se laisse plus allée à une telle démonstration de faiblesse: les loups rôdent dehors, autour d'elle et se tiennent prêts à la saisir au moindre faux pas. Elle doit être plus féroce qu'eux.
Mais devant Jafar, elle peut, n'est-ce pas ?



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MessageSujet: Re: Secrets d'alcôve entre un génie et une fée [Lez&Morg] [Flashback]   Dim 14 Juil - 17:52




No woman no cry

La rage dégouline du lustre, l’amertume suinte des murs, la haine fait vaciller les flammes dans l’âtre et la couleur de la tristesse déteint sur le mobilier qui semble quant à lui retenir son souffle d’outre-tombe. Je rallume vaillamment les chandelles partout dans la pièce noire d’un chagrin trop longtemps contenu dans le but de raviver un brin de chaleur dans les yeux humides qui ne me quittent point. Tout mon être s’imprègne du sel qui meurtrit ce cœur brisé. « Elle veut me brûler vive. » Dans ce cas, le châtiment de la faire griller sur un bûcher n’est-il pas de bonne guerre ?

J’en frémis d’agacement. Je peux défaire des univers, retourner la face du monde, remonter le temps, déplacer des palais, soulever monts et merveilles, mais je ne peux pas tuer. Il y a une logique qui m’échappe complètement dans les règles du jeu. Je soutiens toujours le regard de ma Reine, la seule légitime, tandis que mes pouvoirs impuissants tombent en désuétude. Je ne suis pas le génie de la situation. Faire sortir un lapin de mon chapeau, chanter une sérénade, lui faire goûter des champignons hallucinogènes n’aboutiraient à rien.

Ce qu’elle souhaite du bout des lèvres, n’est-ce pas un peu de vérité déguisée en tendre mensonge ? Ne veut-elle pas entendre des mots qui, s’ils sonnent faux, prennent l’apparence de l’espoir ? Je m’y attèle, réfléchissant à la meilleure façon d’aborder destin glorieux, victoire imminente et tout le bataclan. Mais ses bras qui m’entourent mettent fin à mes intenses réflexions proprement humaines. Le fiel de ses paroles me coupe l’envie de parler. L’humidité de ses larmes m’assaille. C’est un supplice.

Mes mains dérapent entre ses omoplates, longent la courbe de son dos avec attendrissement. Je la laisse utiliser mes bras pour en faire son refuge secret. « Ils me brûleront et tu seras un joli bibelot sur la table de nuit de la reine. S'ils ne te mettent pas dans quelque placard à balai. » Je ricane entre deux sanglots.

« C’est ce qu’on verra. Il ne faut pas m’enterrer tout de suite. »

Je la berce pendant quelques doucereuses minutes agrémentées d’une paix inespérée bien que passagère. Je ne peux pas m’empêcher de déposer un baiser chaste et naturel sur sa joue, m’attardant peut-être un peu plus longtemps que ne l’exige la décence (sans conséquence fatale malgré tout), je glisse à la commissure de ces lèvres qui ont tant crié avant de m’échapper comme si de rien n’était. Je m’empare ensuite des lignes de sa main sur lesquelles j’imprime une délicate caresse. Je ferme les yeux pour me concentrer.

« Votre règne viendra, Morgana. On vous louera autant qu’on vous craindra dans tous les royaumes et au-delà des mers. »

Mon sourire est sincère, dépourvu de toute ingratitude ou d’insolence coutumière. Je me demande intérieurement si notre séance de magie est annulée. Je n’ose pas la lui imposer, non pas ce soir, elle a peut-être d’autres confidences, un cœur à alléger. La fatigue du jour alourdit ses paupières légèrement gonflées. Pourtant, sa beauté n’en est nullement altérée. « Allons, même un grand destin doit prendre du repos. Je vous veillerai. » Je tends les bras comme pour l’inviter à rejoindre à nouveau leur confort.

Dormiras-tu cette nuit petite fille ?


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MessageSujet: Re: Secrets d'alcôve entre un génie et une fée [Lez&Morg] [Flashback]   Jeu 18 Juil - 16:47



Morgana se laisse aller dans les bras de son génie. Comme il est facile de s'abandonner, de laisser voir sa faiblesse à un homme qui ne peut vous échapper, à un homme prisonnier sa lampe. Jamais Jafar n'ira divulguer son secret à la reine, il ne la trahira pas, ne s'agenouillera pas devant le roi Arthur et sa court, il ne peut pas. D'un point de vue purement égoïste, c'est réconfortant, de savoir qu'il sera toujours là pour elle, et qu'elle peut pleurer dans ses bras sans honte. Honte pour elle, oui, elle se méprise de se laisser aller ainsi, mais au moins ne la juge-t-il pas, il la comprend.

Qu'attend-t-elle au juste ? Des mots de réconforts, des flatteries mensongères, un plan d'action ? Pas vraiment non, juste...la paix. Le droit de pleurer dans les bras de Jafar, de laisser aller toute la rage et l'amertume qui la maintiennent debout depuis trop de temps. Elle ne le peut que face à lui... Arthur, Arthur est amoureux de Guenièvre. Merlin... Il avait toujours un tête un plan plus grand qu'eux, il voyait grand, pour le bien d'Arthur et du royaume, mais la seule façon qu'à Morgana de voir grand, c'est dans son ambition et sa soif de pouvoir. Ses amants...Elles ne peut pas être vraie devant eux; Merlin comme Jafar ont l'avantage de connaître sa magie, de vouloir la cultiver en elle. Souvent ils pratiquent ensemble, dans le secret de la chambre de la jeune femme. Cette pensée, agréable, les caresses de Jafar qui effleure son dos, l'impression d'être en sécurité, hors du temps, avec le génie, l'apaisent, progressivement, mais très lentement ses sanglots cessent, remplacés par des larmes silencieuses, mais tout aussi brûlantes de rage.

« C’est ce qu’on verra. Il ne faut pas m’enterrer tout de suite. » Ni elle, d'ailleurs. Et ça elle se le promet alors qu'elle resserre son étreinte, ses doigts se crispant sur sa nuque, étreignant sa peau et ses vêtements. Elle a un rire sans joie, presque un hoquet en réponse au sien. Ils valent mieux que ça. Morgana se laisse bercer, blottie dans les bras de son génie qui lui embrasse la joue, puis les lèvres, furtivement. La brune se laisse faire, se contente de sourire et d'essuyer ses larmes d'un geste. Elle est habituée à se faire embrasser, même les plus loyaux chevaliers ont une certaine luxure dans le regard lorsqu'ils la voient passer, et elle n'a pas la fausse pudeur des dames bien-pensantes; en tant que païenne, l'amour, physique ou non est naturel et elle ne voit là qu'une preuve de l'affection qu'à Jafar pour elle, rien de plus, rien qui mérite de se troubler.

Morgana le laisse lui prendre la main, et l'observe avec tendresse alors que, les yeux clos, il effleure sa paume. Elle n'ose pas piper mot, et reste silencieuse, telle une bonne élève, avide et curieuse de savoir ce que le savoir de Jafar peut lui apporter, admirative presque. « Votre règne viendra, Morgana. On vous louera autant qu’on vous craindra dans tous les royaumes et au-delà des mers. » Bien sûr elle préfèrerait être aimée que crainte, c'est pour cela que son coeur bat encore dans sa poitrine, malgré l'insistance de Cora, mais les deux lui vont, et elle sourit doucement à la sincérité du génie. Elle veut y croire, et fera tout pour que ce rêve se réalise.

« - Quand Jafar, quand... » Morgana prend doucement la main de Jafar dans la sienne, contemple pensivement leurs doigts. « - Que la déesse te fasse avoir raison, mon cher Jafar, c'est tout ce que je souhaite. Et que tu m'aides, que tu m'enseignes ce que tu sais. »

Elle se redresse fièrement. Morgana est peut-être une simple druidesse, mais elle a le port d'une reine, tout particulièrement quand elle le regarde droit dans les yeux, les pupilles dilatées par la détermination et la passion; L'effet est quelque peu gâché par ses yeux rouges, ses paupières lourdes et douloureux, et Morgana songe qu'elle doit avoir un air affreux et pitoyable .« Allons, même un grand destin doit prendre du repos. Je vous veillerai. » De toute façon, elle n'a pas la force de le contester. Elle envisage un instant de boire de la fiole posée sur la table de nuit, pour s'assurer un sommeil prompt et réparateur, dénué de rêves et au sortir duquel elle sera prête à préparer sa vengeance, à leur montrer ce que la magie peut faire. Mais cette crise de larmes, larmes auxquelles elle n'est pas habituée, l'assomme et rempli tous ses membres de lassitude et de fatigue. Quand Jafar lui ouvre ses bras elle vient s'y installer, dans une attitude semblable à celle d'une enfant, si l'on omet l'opulente chevelure noire qui cascade dans son dos et les formes de la jeune femme.

Presque aussitôt, apaisée par la présence de Jafar, par son odeur familière, par la confiance qu'elle lui voue, Morgana rejoint le monde des rêves en toute sérénité. Mais rapidement le rêve rejoint ses pires cauchemars, elle est traînée hors de la charrette de l'infamie, attachée, huée, moquée. Dans le monde réel, le corps de Morgana se tend légèrement, s'agite. Guenièvre rit, embrasse Arthur, qui met, fièrement, royalement le feu au bûcher, et Morgana hurle, sortilèges et malédictions. Sans effet, ils rient, ils continuent à rire et nulle magie ne sort de ses doigts. Dans le monde réel, le feu s'empare des rideaux du baldaquin, y monte, les grignote avec avidité en même temps que Morgana se sent brûler sous les rires de la cour. Dans le monde réel, les boules de feu fusent sur le génie, seul individu présent, nécessaire opposant. La magie de la jeune femme pressent sa crainte, sent qu'elle est en danger et accuse inconsciemment le génie de ce danger. Le feu vole dans la pièce, s'attache à tout ce qu'il peut et brûle, brûle jusqu'à ce que Morgana se réveille en sursaut. Le répit a été bref, trop, mais elle cherche Jafar, tâtonne les draps pour trouver les bras de son génie, encore trop pleine de sommeil et de colère pour prendre pied dans le monde réel. Jusqu'à ce qu'elle écarquille les yeux, et bondisse hors du lit. Dieux qu'elle déteste le feu.

«-Qu'est-ce que... Jafar essaies-tu de me tuer dans mon sommeil ?»




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MessageSujet: Re: Secrets d'alcôve entre un génie et une fée [Lez&Morg] [Flashback]   Ven 20 Sep - 13:10




Au feu !

Les larmes de jeunes filles, de tristesse vraie, ont un pouvoir phénoménal que seuls les plus grands mages utilisent à des fins bien particulières : changer le temps, bouleverser les destinées humaines, maîtriser le hasard. Leur rareté rajoute une valeur mystique, elles sont plus précieuses que des diamants, cristaux et poussière de lune. J’en recueille quelques-unes sur ses joues tragiquement rougies et lasses de tout. Tout ce chamboulement dans sa vie. Tous ces maudits obstacles qui entravent sa route dorée.

Pourtant, rien ne semble pouvoir altérer la noblesse altière de ses traits. Si je devais prendre parti – car un génie n’est pas censé se battre pour ou contre – sans hésiter un seul instant, je choisirais de la servir elle. Je la ferais reine en un battement de cil. Je lui donnerais un roi digne de ce nom. Je ferais fructifier son royaume pour les siècles et les siècles. Je protègerais ses descendants, toute une lignée royale forte de son pouvoir, aimée de tous et crainte de ses plus fiers ennemis. Mais ce futur, hélas, est inenvisageable. Mon don pour lire l’avenir s’effrite. Je sais pertinemment ce qui nous attend, je sais la part de ténèbres qui plane au-dessus de sa beauté glacée. Je ne peux pas lui raconter les catastrophes imminentes. Je ne peux pas mettre mon grain de sel dans quelque chose qui me dépasse et défaire ainsi les rouages d’un mécanisme déjà l’œuvre, déjà enclenché et qu’on ne peut arrêter. Ce n’est pas mon rôle à moi, le génie de l’ombre et du méfait. Je ne suis qu’un piètre magicien aux maléfices formidables.

« Je vous apprendrai les arcanes magiques si bien que personne n’osera plus vous faire du mal. »

La voilà ma Belle endormie. Sa peau épouse la mienne (un peu factice, certes) tandis que je la berce comme s’il s’agissait de mon propre enfant. Y ai-je jamais songé avant…? Quand son visage s’apaise enfin, que les larmes traîtresses ont cessé de lui piquer les yeux, je l’installe confortablement dans le lit et veille sur son sommeil d’ange. Je m’assure que son souffle est régulier et que son corps ne frissonne pas dans cette chambre trop glauque à mon humble goût. Je me repais de la paix vespérale qui tombe sur nous finalement. Cependant, le sommeil est trouble, je peux le sentir. Je l’observe soudain s’agiter violemment. Un énième cauchemar. Alors que je m’apprête à lui libérer l’esprit en touchant son front, des flammes jaillissent et m’empêchent de l’approcher. Je jure intérieurement. Je dois user de mes réflexes géniaux pour éviter l’attaque surprise. Je change de forme à une vitesse ahurissante.

« MORGANAAA ! »

Au secours, à l’aide, un génie en détresse ! Je me cache sous le lit en attendant que l’attentat prenne fin, puis je m’efforce d’éteindre l’incendie. La jeune femme se réveille enfin, mais pour m’accuser moi. Dans la panique, j’écarquille les yeux et remue les lèvres mais sans que le moindre son n’en sorte. Il me faut deux bonnes minutes avant de réagir – après avoir étouffé les flammèches qui restent, friandes du rideau.

« C’est-à-dire que…hum…à mon avis, vous avez fait un mauvais rêve. Très très mauvais vu les dégâts… »

Il va falloir lui apprendre à gérer ses pouvoirs, même quand elle est inconsciente car je ne donne pas cher de la peau de Guenièvre voire Arthur voire moi-même. Je m’envole vers elle pour lui prendre les mains encore brûlantes de magie consumée.

« Je suis un protecteur, pas un meurtrier. »

Je la fixe droit dans le blanc des yeux, qu’elle voie par elle-même la vérité en face. Exténué, je m’assois sur le lit dérangé. J’ai eu chaud. Malgré tout, je lui adresse un petit sourire en coin, anticipant mes paroles, qui, je le sais, la réjouiront certainement.

« Une leçon s’impose. »

Le magister a parlé.



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