Forum RPG sur la série Once Upon A Time
 
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 crawling in my skin • Ft. Regina M.

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MessageSujet: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Sam 16 Nov - 13:55



CRAWLING IN MY SKIN
Regina Mills ✤ Emma Swan


Fear is how I fall


Non, non je ne dormais pas. Enfin... pas totalement. A vrai dire, je m'étais perdue entre le tic-tac incessant de cette affreuse pendule, et le tiraillement de mon propre ennui. Des dossiers, toujours des dossiers, encore des dossiers... Je les aurais bien avalé un par un, histoire de les faire disparaître, mais je n'en avais pas eu le courage. Tout du moins, ma conscience m'avait ramené à temps sur terre, m'évitant de me retrouver pliée par une douleur abominable à l'estomac. Ainsi, et pour éviter le silence qui m'enserrait déjà depuis que j'avais quitté Regina, je m'étais allongée dans l'une des cellules. Quelques minutes, m'étais-je promis. Seulement quelques minutes. 

Quelques minutes...

« Emma... » M'éveillant finalement d'un soubresaut, je me redressais brutalement. D'abord déboussolée, je balayais la pièce du regard. J'étais... seule ? Pourtant, j'aurai juré que... Mes sourcils se froncèrent, tandis que je pressais mes doigts avides contre ma poitrine. Un marteau-piqueur semblait s'être niché là, au creux de moi-même. Une nouvelle fois, mon regard scinda l'espace autour de moi. Effectivement, J'étais bel et bien seule...

Les paupières closes, je tentais de retracer les contours des images qui m'avaient assaillis durant mon sommeil. L'évidence s'imposait, je le savais, mais aucun souvenir ne venait affirmer cela. Pourtant, je le ressentais encore. C'était... c'était... c'était quoi ? Un sentiment ? Une émotion ? Oui, une émotion bien présente en moi. Une émotion qui me rongeait délicieusement. Une émotion qui... me me submergeait souvent. Je n'étais pas certaine de m'en rappeler la nature. Mais c'était bien là. Comme une rengaine, une amie silencieuse, qui ne me laissait aucun répit.

- Merde, je suis en retard !
Non pas que je m'enjouais de retrouver la présence, ô combien aimante et accueillante de Regina, mais je n'avais pas réellement le choix. Je voyais déjà ses remontrances résonner à mes tympans. A cette pensée, un sourire éhonté étira mes lèvres. Pas que j'étais friande des conflits, mais je devais l'admettre ; j'adorais me disputer avec elle. Une seconde fois cependant, je jetais un regard distrait à l'horloge qui, depuis cinq petites minutes déjà indiquait dix-neuf heure. Elle allait me tuer, désormais j'en étais certaine. Telle une tornade, je fermais donc le commissariat, attrapais ma veste, mon sac, et décampais à la hâte.

Dix-neuf heures quinze. Oups ! Je grimaçais, tout en trottinant jusqu'à l'imposante bâtisse. Je restais simplement là, bras ballants, un tantinet idiote face au silence. J'enfonçais alors mes mains dans les poches arrières de mon pantalon, pour les ressortir aussitôt. J'essuyais la peau moite de mes doigts contre mes cuisses, puis les enchaînais dans mon dos. Cette fois-ci, un soupire m'échappa. Ma nervosité me semblait tellement ridicule que j'aurais pu en rire. Au lieu de cela, j'accrochais mon regard aux branches élégantes du pommier, là-bas, que je devinais dans la pénombre. Un sourire illumina discrètement mon visage. Je me souvenais présentement de ce fameux jour où, par un excès d'amertume j'avais meurtris ce dernier. Quelle colère avais-je vu passer sur le minois si délicat de Regina !  Je secouais doucement la tête.
Je devais absolument trouver une excuse, même bidon, n'importe quoi pour justifier ce malheureux retard. Rien ne m'empêchait d'avouer la vérité, à savoir que ; je m'étais endormie, mais je n'étais pas certaine que cela ne plaide en ma faveur. Je réfléchissais rapidement, tout du moins le plus rapidement possible malgré mon esprit encore embrumé, tandis que je trépignais nerveusement derrière la porte. Bon... j'allais improviser, comme je le faisais souvent lorsque je la rencontrais. Ainsi, après avoir inspiré profondément, je pressais mon doigt contre l'interrupteur. 


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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Mar 10 Déc - 22:20


    La toute première étape de mon plan diabolique pour me débarrasser d'Emma Swan avait été un succès. Le but étant de lui laisser croire que je pouvais être une bonne personne, et que j'avais enterré la hache de guerre en lui permettant de partager mon fils. Quoi de mieux pour gagner sa confiance ? Sa mort n'en serait alors que plus cruelle. Hmm, c'était jouissif. J'en frissonnais de joie. Seulement, il y avait quelque chose de bizarre qu'il s'était passé entre nous ce matin. Cela ne...n'avait pas ressemblé à l'une de nos disputes habituelles. Je songeais qu'Emma avait elle aussi quelque chose derrière la tête me concernant. Je l'ignorais...mais j'allais bien finir par le découvrir. En attendant, j'étais fière de moi, fière de ce que j'allais réussir à accomplir. M'attirer les bonnes grâces de la sauveuse ne serait qu'un jeu d'enfant. Alors jouons...l'heure du rendez-vous n'allait pas tarder à venir. Et je devais me préparer pour la réunion à la mairie. Cela ne m'enchantait pas vraiment de devoir m'y rendre, et encore moins de confier la garde d'Henry à Swan. Mais...depuis que j'avais annoncé la nouvelle au garçon, il semblait être le plus heureux des enfants. Je me souviendrais toujours de ce sourire illuminant son visage lorsque je lui avais dit que sa mère adoptive viendrait passer la soirée avec lui en mon absence. J'étais heureuse de le voir si heureux, mais...d'un autre côté cela envahissait mon cœur d'une profonde tristesse. Décidément, je resterais à jamais une horrible harpie pour Henry. M'enfin...bientôt je l'aurais que pour moi toute seule. Et cette pensée me fit retrouver le sourire, tandis que j'apporte les dernières retouches à ma tenue pour la réunion. Jupe tailleur noire et courte, escarpins de cuir véritable et veste en velours avec épaulettes...finalement, j'avais l'air de me rendre à une soirée plutôt qu'à une réunion politique. Mais Madame le Maire se doit d'être toujours bien habillée et diaboliquement séduisante. J'agrémente toujours le tout d'une note de rouge pétant sur mes lèvres. Et me voici prête. À ma montre, il est 19h. Emma devrait être là. Elle aurait même dû arriver quelques minutes en avance, par mesure de précaution. J'espère qu'elle allait venir, et pas trop de retard, le manque de ponctualité avait le don de m'agacer. Déjà que ça m'agaçait de la voir, mais si en plus, elle jouait de nouveau avec mes nerfs...

    19h05 et toujours aucune nouvelle de la blonde. Je soupire et commence à faire les cent pas dans ma chambre. Tout de même, c'était un peu fort, je lui offrais l'opportunité de passer du temps avec mon fils et elle se permettait d'être en retard ! De plus, cette idiote allait me mettre en retard à la réunion que je devais présider ! Intérieurement je bouillonnais de ne pas la voir arriver. Jusqu'à ce que j'entendis la sonnette retentir. J'espère que c'était bien elle. Je descends alors les escaliers en trombe, puis laisse claquer violemment les talons de mes escarpins sur le parquet pour aller lui ouvrir la porte. L'agacement pouvait aisément se lire sur les traits de mon visage, crispé, et la veine du front gonflée lorsque je suis en colère. J'ouvre la porte en trombe, stressée d'être en retard et d'autant plus agacée de voir l'expression niaise d'une Emma Swan dans la lune alors qu'elle a plus d'un quart d'heure de retard. Mon regard sévère planté dans le sien, la méchante Reine avec la sainte horreur d'être contrariée reprend alors le dessus.

    « Vous vous fichez moi Miss Swan ! Vous avez plus d'un quart d'heure de retard ! Comment l'expliquez-vous ? J'avais dit 19h et vous, vous...c'est quoi votre problème, vous n'êtes qu'une... ! »

    Et mince, j'avais oublié le but de ma mission. Je ne pouvais pas lui cracher toute ma contrariété à la figure, cela risquait de tout gâcher. Je pris alors sur moi pour me calmer, la faisant entrer. Mais, restant tout aussi agacée, j'attrape rapidement mon long manteau et mon sac à main, prenant une grande inspiration. Henry vient de descendre précipitamment les escaliers en courant pour venir se jeter dans les bras de Emma. J'inspire de nouveau en voyant la scène, toute pleine d'amour niais et que...je n'aurais sans doute jamais. Un peu décontenancée, je passe une main dans mes cheveux pour les rejeter en arrière.

    « Bref, ce n'est pas grave. J'espère simplement ne pas arriver trop en retard à ma réunion. Bon...je vais vous laisser. Miss Swan, n'oubliez pas. Pas de sucreries au dîner, les devoirs, pas de télé, veillez au brossage de dents et au passage aux toilettes avant de dormir. C'est tout. Je serais de retour pour minuit. À tout à l'heure. »

    Aussi droite et fière comme une tour de cathédrale, je ne leur adresse même pas un dernier regard avant de sortir rapidement de la maison, le cœur un peu lourd.



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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Mer 5 Fév - 12:40



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J'inspirais profondément, un peu tendue à l'idée d'être face à la fureur de Regina. Pas que je trouvais un retard particulièrement grave, mais je savais pertinemment qu'elle ne le verrait pas du même œil. Je me maudissais intérieurement. Nos rapports s'étaient améliorés depuis quelques jours. Je n'irai pas jusqu'à affirmer que nous vivions un amour inconditionnel, mais il y avait du mieux. D'ailleurs, je me surprenais parfois à lui arracher quelques sourires, que je supposais, sincères. Elle faisait des efforts. De gros efforts. Il me suffisait d'observer la manière avec laquelle elle crispait sa mâchoire quelques fois. Peut-être qu'avec le temps nous deviendrions amies ? Bizarrement, cette idée m'étira un large sourire. « Amies », cela sonnait bien à mon oreille, comme une douce mélodie. Je n'aurai su expliquer ce qui m'enjouait autant. En réalité, je n'étais pas certaine de vouloir en savoir davantage. Alors, espérant sans doute que cela suffise à balayer ces quelques images, je passais une main sur mon visage. La fraîcheur de ma paume me fit frissonner. Les jours semblaient s'enfermer lentement dans un ciel souvent grisâtre, dont le vent froid cinglait le corps. Je frictionnais mes bras, cherchant dans ce geste la moindre petite vague de chaleur susceptible d'apaiser mes membres. Un instant, je songeais une nouvelle fois à Regina, à ce mécontentement que j'allais encore essuyer. Un soupire m'échappa, laissant à travers l'obscurité une veloute de fumée blanche, que je suivais du regard. Cette vision apaisa les craintes qui nouaient inlassablement mon estomac. Puis, comme une claque, la porte s'ouvrit à la volée.

Visiblement contrariée, Regina se tenait devant moi. Je percevais nettement la veine saillante de son front battre le rythme colérique de son cœur. Une grimace déforma légèrement mes traits, tandis que je reculais d'un pas. J'étais presque certaine qu'elle enfoncerait un jour, aux dires de mon fils, la main dans ma poitrine pour m'arracher la vie. Alors silencieuse, je l'écoutais déballer sa mauvaise humeur. Mieux valait dans ces cas là ne pas en rajouter. Cependant, je me tendis à l'insulte que je devinais poindre, mais qui ne vint pas. Je fermais quelques instants les paupières, prenant sur moi pour ne pas, finalement, l'envoyer paître. Au lieu de cela, je lui adressais un large sourire, et approchait mon visage du sien.
- Bonsoir Regina. Comment allez-vous ? Oh ! Moi très bien, je vous remercie.
Ne parvenant à taire un certain sarcasme, je croisais les bras sur ma poitrine sans quitter son regard du mien. Heureusement, Henry choisit cet instant pour débouler comme une furie. Prise de cours, je reculais de quelques pas lorsqu'il se rua contre ma taille. J'entourais alors mes bras autour de lui, non sans ébouriffer tendrement sa petite tignasse brune.
- Salut gamin.
Pendant cette altercation, je n'avais pas détourné mes yeux de son visage. Ainsi, je pus distinguer l'émotion qui la traversa. J'aurai voulu avancer ma main vers elle, l'attirer dans cette étreinte douce et rassurante, mais un mur de marbre semblait encore nous séparer. Alors, contournant à ma façon cela, je m'arrachais doucement aux bras de mon fils.
- Bon courage pour votre réunion.
J'osais un rictus mais, déjà elle s'éloignait. Sa silhouette s'évanouit alors dans la nuit, comme une ombre éternelle que l'on aurait oublié d'aimer depuis bien des années.
- Emma ! Viens !
M'extirpant de cette contemplation, je passais enfin le seuil de la porte, entraînée par un petit garçon bien trop impatient.


La soirée s'était passée sans encombre. Nous avions regardé un dessin animé, joué à quelques jeux, mangé chez Granny après un repas que j'avais lamentablement raté, puis il était parti se coucher, heureux de cette soirée mère/fils.
Allongée désormais sur le canapé, je contemplais le plafond silencieusement. La fatigue commençait elle aussi à m'étreindre, et il ne fallut pas longtemps pour que je sombre à mon tour...


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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Lun 10 Fév - 21:07

    Agacée par le retard d'Emma, je lui avais quand même sommé les différentes indications à suivre concernant la garde d'Henry. Je ne m'attendais pas à ce qu'elles soient remplies à la lettre, forcément. Swan n'était encore qu'une enfant dans sa tête, il ne fallait pas trop lui en demander. Une enfant ne peut avoir un enfant. Je me doutais bien que leur soirée ne ressemblerait pas à une soirée mère-fils, mais plutôt à une soirée entre frère et sœur, probablement. Enfin. Je savais qu'Henry serait ravi...qu'Emma pourrait avoir une occasion de faire ses preuves auprès de moi, et moi...de mener à bien la première phase de mon plan. Je n'avais pu m'empêcher de cacher ma petite exaspération en voyant la mère et le fils se retrouver pour une étreinte câline. J'avais détourné le regard avant de partir pour ma réunion, d'un pas rapide. Je souris légèrement à la remarque d'Emma, me souhaitant bon courage. Ceci dit je n'avais pas répondu, ni même ne m'était retournée vers elle. J'avais en vitesse pris ma voiture et partie pour la réunion à la mairie.

    Celle-ci ne fut pas des plus passionnantes. Comme toujours, je me tenais assise sur l'estrade face à l'assemblée et j'énonçais diverses propositions concernant la ville. Mais où était donc passé le temps où mes concitoyens étaient tellement apeurés de se voir retirer leurs biens, qu'ils me donnaient raison sur chaque point ? Cette réunion ne se déroula pas comme à l'accoutumée, personne ne semblait apprécier mes propositions, et le ton avait rapidement monté. Je ne m'y attendais pas du tout. Alors telle que tout le monde me connaissait, je n'avais pas apprécié cette insolence de la part de mes fidèles sujets, et je m'étais aussitôt énervée.

    « Comment osez-vous remettre en doute mon autorité ? J'ai toujours fait ce qu'il y a de mieux pour cette ville ! Je sais que j'ai raison, je vous somme de m'obéir ! »

    Ce fut probablement la phrase de trop, que je n'aurais peut-être pas dû dire étant donné que je me faisais passer pour une « démocrate », mais je m'étais emportée. J'étais à bout, tout simplement. Tout ce qu'il s'était passé jusque maintenant...j'étais épuisée, et mes nerfs avaient lâché. Cette phrase de trop qui m'avait value un trop grand nombre de reproches et d'insultes, que j'avais été contrainte de me prendre en pleine face sans broncher, si je ne voulais pas finir brûler vive sur la place publique, sur le champs. Enfin, j'exagérais un peu, mais face à une foule en insurrection, on ne sait jamais ce qu'il peut arriver. Et comme je n'avais aucune magie, je ne pouvais pas remettre les pendules à l'heure. J'étais coincée, j'étais obligée d'accepter leur mécontentement. Puis, avec lâcheté, je m'enfuis rapidement sans demander mon reste.

    Le regard triste, la mine déconfite, je rejoins finalement ma demeure. Séchant les légères larmes qui venaient de perler sur mes joues, j'enlève mon manteau et range nonchalamment ma mallette de travail. Poussant un gros soupire attristé, je vais à la cuisine me servir un bon verre de whisky. Emma est endormie sur le canapé, alors je prends quelques minutes pour reprendre mes esprits et mes grands airs de femme droite et fière, inébranlable. Je m'avance alors dans le salon, mon verre à la main, et me penche sur la jeune femme blonde pour la secouer un peu, histoire de la réveiller. Son petit air enfantin que son sommeil lui donnait...malgré moi j'esquisse un petit sourire. Cette vision avait quelque chose d'apaisant. Je chuchote alors, dans un murmure doux :

    « Miss Swan...Réveillez-vous. Je suis rentrée...vous pouvez rentrer chez vous. »



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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Mar 11 Fév - 8:03



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Tout semblait flou, comme dans une ronde où l'ivresse étourdirait les sens. Il n'y avait pas grand chose pourtant, quelques fleurs éparpillées çà et là, une prairie d'un vert étincelant, d'un vert aveuglant. Et cette femme, là-bas, qui tendait sa main gantée de noir vers mon visage. A mon tour, je tentais d'atteindre les doigts tremblants d'émotions face à moi. Je m'approchais, de quelques pas seulement, sans jamais pouvoir effleurer ne serait-ce que ses ongles. Je couinais d'amertume, tandis que le vent se levait subitement, que le ciel se couvrait inévitablement. Ma bouche articula un mot qui ne trouva pas de son. Je luttais. Je luttais contre l'alizé devenu glacial, contre mon corps que je sentais attirer vers l'arrière, contre les éléments qui s’enchaînaient indéniablement. Je balbutiais à nouveau ; un nom que je ne compris pas mais qui semblait d'une évidence presque ridicule. Mes membres se tiraillaient, se tendaient à leur paroxysme, tandis que je forçais sans relâche pour regagner mon seul repère. Mais, là-bas, au loin, l'apparition disparut. Mon cri résonna à travers mon propre esprit ; je sursautais.

Là, penchée au dessus de mon visage, Regina prononçait des mots que je ne compris pas immédiatement. Je déglutissais, les muscles encore crispés par cette illusion. J'ouvris la bouche, prête à lui répondre quelque chose, mais rien ne s'extirpa de moi. Je passais alors une main hésitante et fébrile sur mon visage, balayant les quelques mèches qui me barraient les yeux, puis inspirais profondément.
- Excusez-moi... je me suis endormie.
Je me redressais, un peu étourdie et endolorie par mon rêve.
- Henry a fait ses devoirs, il a brossé ses dents et s'est couché. Votre maison n'a pas explosé, n'a pas été inondé et n'a pas pris feu.
J'avais déballé mes informations sans prendre le temps de respirer, tandis que je grimaçais en posant la paume de ma main sur l'assise du canapé.
- Par contre... je me suis brûlée en essayant de faire à manger.
Je contemplais ma blessure de guerre avec une expression enfantine, presque songeuse.
- Du coup on a mangé chez Granny.
Je lui laissais à peine le temps d'en placer une, comme si je craignais ses réactions. Peut-être en était-ce le cas. A vrai dire, il était souvent bien difficile d'appréhender le comportement de Regina. Elle était d'une telle impulsivité, et d'une telle imprévisibilité... J'osais cependant un rictus digne d'une fillette, espérant secrètement ne pas avoir à essuyer une nouvelle fois la fureur de mon interlocutrice. Je pris enfin le temps d'observer ses traits visiblement tirés par je-ne-sais quels maux, faisant froncer mes sourcils d'incompréhension et d'une étonnante inquiétude.
- Votre soirée s'est mal passée ?
Je sentais bien qu'elle s'efforçait d'arborer cet air froid et implacable qui lui était propre. Mais ce soir, la fatigue pouvait se lire nettement dans son regard, par les lumières tamisées, aussi noir que la nuit. Je tendais une main vers elle, puis me ravisais lorsque les images imprécises de mon rêve me revinrent en mémoire. Je jetais un coup d’œil au verre d'alcool qu'elle tenait fermement entre ses doigts, et soupirais discrètement.
- Auriez-vous un verre pour moi ?
Encore une fois, je me surpris à éprouver une certaine sympathie pour cette femme qui, pourtant, faisait de ma vie un véritable enfer. Si, à en croire Henry, j'étais réellement le fruit du véritable amour entre Blanche-Neige et le Prince Charmant, cela devait sans doute s'expliquer. Comment avait-il pu en arriver jusque là ? Évidemment, les contes berçaient d'illusions les enfants depuis des générations, mais de là à les prendre pour argent comptant... Pourtant, quelque chose de majestueux s'échappait indéniablement de Regina. Je n'aurai su dire s'il s'agissait là de sa posture, ou encore de cette froideur qu'elle imposait. Alors, dans un dernier effort de compréhension, de parfaite hérésie, j'empoignais délicatement son poignet.
- Je comprends parfois pour quoi Henry vous prend pour une reine.
Je lui souriais, un peu maladroitement, tandis que je retirais cette poigne amicale, presque tendre, que j'avais posé sur elle.
Décidément, j'avais réellement besoin de repos.


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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Mer 12 Fév - 22:30

    Je me suis dis que, voir Miss Swan endormie sur mon canapé alors qu'elle était sensée surveiller mon fils, pourrait être une bonne excuse pour me passer les nerfs sur elle, suite à cette longue réunion à la mairie et fort désagréable pour moi. Ceci dit, j'avais vite changé d'avis en secouant légèrement la silhouette fine et élancée de la blonde, même si sa dégaine n'était pas du tout féminine. On aurait dit une enfant, allongée là. Comme je l'avais pensé, Emma ressemblait d'avantage à une sœur pour Henry qu'à une mère. Savait-elle au moins ce que cela signifiait, être mère ? J'en doutais sérieusement. Je m'étonnais moi-même de ne pas l'avoir trop brusquée en la réveillant. En temps normal je lui aurait jeté un verre d'eau froide à la figure en hurlant DEBOUT MISS SWAN, mais une petite trêve ne nous ferait pas de mal. La jeune femme se réveilla alors en sursaut, s'excusant de s'être endormie. C'était la moindre des choses, oui. Une baby-sitter n'était pas sensée s'endormir avant le retour des responsables légaux...Enfin. J'hausse simplement les épaules, m'abstenant de tout commentaire. Je n'avais pas la force de lui sortir quelque chose de déplaisant.

    « Ce n'est rien... »

    Seulement, suite à cela, je n'avais pas eu le temps d'en place une seule. Le bagou si peu habituel de Miss Swan m'avait d'ailleurs étonnée une nouvelle fois. Mes yeux s'en étaient légèrement écarquillés, et je m'étais un peu reculée sans risquer que l'un de ses postillons gicle jusqu'à mon visage. Néanmoins, je l'avais écoutée raconter le fil de leur soirée. Emma m'arracha même un sourire en évoquant le fait que ma maison était toujours en bon état. Je pris ensuite une petite gorgée de whisky. Comme je m'y attendais, elle n'avait pas été fichue capable de faire un dîner, et tous deux avaient finit par finir chez Granny, donc une nourriture non saine. Je bombai la poitrine et ouvrai légèrement la bouche pour m'apprêter à en placer une, mais Emma continua dans sa lancée. Bon, tant pis. Je me résignai, me forçant de ne faire aucun commentaire une fois de plus. Après tout...Henry n'allait pas mourir si une fois de temps en temps il allait au restaurant. Comme tous les enfants il avait besoin d'un petit plaisir. Je ne voulais juste pas que cela devienne une habitude. La jeune blonde me quémanda ensuite un verre. Tout était allé un peu trop vite, j'avais été un peu longue à la détente en secouant légèrement la tête comme si j'avais été prise d'un spasme, qui eut comme effet immédiat de me réveiller à mon tour et de me faire retrouver l'usage de la parole.

    « Oh, la soirée, le...la réunion vous voulez dire. Si, si, ça s'est bien passé. Je..je vais vous servir un verre de whisky. »

    Je tourne ainsi les talons pour me diriger vers la cuisine, prenant à mon tour une petite gorgée. Je vais donc servir un verre pour Emma et revient le lui apporter. J'hausse un sourcil à sa remarque sur la Reine. Cette fois, je lui réponds un peu sèchement :

    « Je ne vous permets pas, Miss Swan. Vous n'avez aucune idée de ce qu'Henry veut dire par là. »

    L'air agacé cette fois, je dépose le verre de la blondinette devant elle sur la table, un peu sèchement, ce qui fait que le verre trébucha légèrement et un filet de whisky déborda du récipient et coula de la table sur les chaussures d'Emma. Je pousse alors un juron, et, un peu confuse, je me dépêche d'aller chercher une éponge pour essuyer mes bêtises. Je me mets à genoux sur le tapis et frotter furtivement la chaussure du Shériff.

    « Pardonnez-moi...je suis maladroite, je ne sais pas ce qu'il m'est passé par la tête. Je ne voulais pas m'énerver. »

    Je me redresse alors, manquant de peu de trébucher en arrière par manque d'équilibre, et probablement aussi à cause de l'alcool, puis je reprends mon propre verre et vais me poser dans le fauteuil, en face du canapé. Je me cale bien au fond du dossier, puis je croise les jambes sous ma jupe. Je porte mon verre à mes lèvres pour une nouvelle gorgée de whisky. D'une petite voix, plutôt faible et fatiguée, je murmure :

    « J'espère...qu'Henry a passé une bonne soirée. Néanmoins, vous manquez encore beaucoup d'expérience maternelle, miss Swan. Il va falloir que vous appreniez tout ça...et je ne pourrais pas toujours être là pour le faire. Concilier un travail aussi prenant que Maire, et celui de mère célibataire... » Je laisse échapper un soupire. « ...C'est difficile. »



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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Mar 25 Fév - 8:24



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Je la contemplais à travers mon regard encore endormie. Je n'avais pas encore touché à mon verre d'alcool et pourtant, le halo de lumière qui émanait de la petite lampe, derrière sa tête, la rendait semblable à un ange. Je papillonnais des yeux, détournant un instant mon attention de cette illusion perdue. Tout semblait étrange près d'elle. Même moi. Mon corps réagissait de manière excessive, dès qu'elle posait sur moi ses deux grandes prunelles brunes dans lesquelles j'aimais me perdre souvent. J'avalais par de grandes inspirations cet oxygène qui semblait me manquer lorsque je me trouvais aussi proche d'elle. Je remuais un peu la tête, et déglutissais, tandis que mes joues prirent une teinte légèrement rosée.
- Non... c'est juste que vous êtes pleine de charisme et de prestance. Et puis vous êtes be...
Je m’insurgeais intérieurement, retenant le compliment qui allait se former malgré moi. Depuis quand étais-je si audacieuse et aimante envers elle ? En réalité, je préférais ne pas trop y réfléchir. Tout cela devenait bien trop étrange pour moi. Je fixais alors les quelques perles de whisky ruisselant le long de mes bottes, espérant sans doute trouver à travers elles une échappatoire. Regina s'agenouilla devant moi afin d'éponger sa maladresse. Écarquillant les yeux, je bloquais ma respiration. Cette proximité me fit frissonner. Quelques images embarrassantes et charnelles me vinrent en tête, m'obligeant à me redresser sans prévenir. Je la regardais un long moment, visiblement tétanisée par mes propres songes, et glissais une main tremblante dans mes cheveux.
- Je... laissez ce... ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave.
Une chaleur étrangère, ou peut-être trop familière, tendit mes muscles. Une nouvelle fois, je me trouvais partager entre la politesse, et l'envie de prendre mes jambes à mon cou. Mon corps n'étant pas décidé à prendre une quelconque décision, j'attrapais le verre encore pleins pour y ingurgiter une longue gorgée. Le liquide brûla délicieusement ma gorge, et déploya son venin à travers mon organisme. Un soupire de soulagement s'échappa de ma bouche, comme si l'alcool suffisait à balayer les quelques scènes illusoires de mon esprit. Finalement, je me rasseyais. Un peu agitée, je croisais et décroisais les jambes, changeais de position, pour m'affaler légèrement contre le dossier, les mains sur mon visage. Un jour, je ferai une crise cardiaque.

Je serrais presque douloureusement le verre entre mes doigts, me trouvant une nouvelle fascination pour le contenu légèrement brun qui ondulait à l'intérieur. En réalité, je n'étais plus certaine de pouvoir poser mes yeux sur Regina, après les images qui m'avaient assailli quelques minutes plus tôt. Je me mordais nerveusement la lèvre, essayant encore d'oublier le pincement que j'avais sentie au creux de mon estomac. Je ne pouvais même pas mettre cela sur le compte de l'alcool. Pourtant, j'étais persuadée que mon esprit se serait contenté de cette explication foireuse. Timidement, je relevais lentement mon regard. Ses chaussures à talons entrèrent alors dans mon champ de vision, puis ses longues jambes, l'ourlet de sa jupe, les boutons de son chemisier, et... Mais sa voix me fit sursauter. Je répondais immédiatement à son regard.
- Je sais, je... je n'ai pas eu de... d'exemple je... Je vais y arriver. Il faut simplement que je prenne mes repères. Mais ça ira.
Je n'étais pas réellement convaincue par mes propos, mais peu importait. Henry était également mon fils, et je ne voulais pas prendre le risque de le voir partir à nouveau. Alors, hésitant un instant, je finis par ajouter, d'une voix très basse :
- Vous m'apprendrez ?...
Me sentant légèrement idiote pour le coup, je dissimulais ma gêne derrière une nouvelle gorgée de whisky.
- Vous... Henry m'a beaucoup parlé de vous. Je crois que... d'une certaine manière, il vous estime beaucoup.
J'osais finalement un sourire, tendre.
- Il vous aime.

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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Sam 1 Mar - 22:20

    Avais-je bien entendu la réponse de Emma suite à cette remarque sur une Reine...Je n'en étais pas sûre. Pourtant, il me semblait bien qu'elle était sur le point de dire que j'étais belle. J'hausse un sourcil. Que veut-elle, qu'attend-elle ? La jeune femme ne m'a jamais parlé ainsi. Nos échanges étaient la plupart du temps houleux. Pourquoi un soudain changement de comportement à mon égard ? J'allais profiter de cette petite soirée pour obtenir des réponses. D'un côté, cela me facilitait la tâche concernant mon plan. J'aurais moins d'efforts à faire de mon côté pour qu'elle m'apprécie. Je suis ainsi retourner m'asseoir, sur un fauteuil en face d'elle, qui monopolise mon canapé. Enfin, elle n'était pas bien épaisse, mais je me voyais mal aller me place juste à côté d'elle. J'ignorais pourquoi mon geste de politesse pour essuyer le whisky sur sa chaussure avait l'air de l'avoir perturbée. Certes, c'était la première fois que je me plaçais à genoux à ses pieds, mais c'était juste l'affaire de quelques secondes le temps de passer un coup de serviette humide. J'ignorais ce qui la rendait si mal à l'aise. En me redressant, je me retrouve nez-à-nez avec elle et l'interroge du regard par un nouveau sourcil haussé. Je vais me rasseoir, cependant, pour continuer de siroter mon whisky. Nous entamons alors une discussion plus que passionnante sur le rôle maternel. Je ne manquais pas de faire remarquer à Emma son manque de discernement et de sérieux pour prendre soin de Henry. Après tout...je devais commencer par gagner la confiance du shériff, et lui faire partager la garde de mon fils serait un grand pas. J'eus presque une petite moue d'empathie et de pitié en l'entendant dire qu'elle n'avait pas eu de modèle familial. Ce qui était vrai. C'était en partie ma faute. Ceci dit, Mary Margaret aurait très bien pu choisit de ne pas l'abandonner, aussi. Mais au final, je la trouvais mignonne, cette petite Emma. Elle faisait sa fière, sa redoutable jeune femme, mais son attitude présentement tendait à montrer qu'elle n'était pas si forte que cela. Elle avait l'air d'une petite fille perdue, une âme en peine. D'ailleurs, j'écarquillai un peu les yeux en l'entendant marmonner me demander de l'aide pour que je lui...apprenne. Apprendre à être mère ? Et bien ça par exemple. Je ne pus m'empêcher d'étouffer un petit rire.

    « Vous apprendre ? En voilà une bien étrange proposition. Mais après tout, pourquoi pas. »

    Chouette, Emma venait grandement de me faciliter la tâche une nouvelle fois. Elle réclamait d'elle-même mon aide, je n'aurais ainsi pas beaucoup d'efforts à faire pour gagner sa confiance. Je me mis à réfléchir un instant. Pourquoi ne pas commencer l'opération dès ce soir ? Avec un petit coup d'alcool dans le nez, cela n'allait pas être difficile de me forcer à me montrer gentille...Je termine donc mon verre de whisky et le repose sur la table, esquissant une petite moue à cause du liquide fort passant dans mon œsophage. D'ailleurs au passage, on ne peut pas dire que j'aie bénéficié d'un modèle familial non plus. Je la regarde alors, bien calée au fond de mon fauteuil.

    « Sachez d'abord qu'être mère c'est bien autre chose que de savoir faire la cuisine, la lessive et changer des couches. »

    Et j'en sais quelque chose. Je déglutis alors face à la nouvelle remarque de Miss Swan, concernant Henry. Les larmes m'en vinrent presque aux yeux. Je préférais ne pas m'attarder là-dessus. J'esquisse simplement un sourire sincère, murmurant :

    « Oh...merci, Emma. »

    Je venais même à peine de me rendre compte que je l'avais appelée par son prénom. Un peu mal à l'aise, je me lève alors du fauteuil.

    « Pardonnez-moi je vais quelques minutes aux toilettes. »

    Quelle maladroite je fais, j'ai bien faillit me prendre la table basse, en titubant légèrement à cause de l'alcool. Mais la dose est trop peu importante pour que je perde totalement l'équilibre. Je me rends ainsi aux toilettes faire ce que j'y ai à faire, restant quelques minutes à songer. Henry m'aime...vraiment ? Je soupire. Je n'ose y croire. Je dois montrer à Emma que je ne suis pas si maléfique. Que je fais preuve de bonne foi. Je finis alors par rejoindre la blondinette. Mais cette fois je m'assois à côté d'elle, sur le canapé, mes mains croisées sur mes cuisses.

    « J'espère en tout cas que vous dîtes vrai. Que Henry me...enfin. C'est justement ce que j'aimerais vous apprendre. Quand on est maman, la chose la plus importante est d'apprendre à l'enfant...le besoin d'aimer. »

    Je ne dis rien de plus, la laissant méditer là-dessus.



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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Dim 2 Mar - 0:04



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J'aurai pu me noyer dans cet océan brun qui, semblait onduler paisiblement entre mes doigts. Au contraire de lui, mon corps s'animait d'une agitation interne que je ne parvenais pas à contrôler. La proximité qu'elle avait créé malencontreusement en essuyant sa maladresse m'avait complètement retourné. Je sentais mes joues s'empourprer davantage, et mon cœur battre plus fort encore. Je l'entendais résonner à mes tympans, comme une mélodie entêtante qui me rappelait l'inévitable. Inévitable que, je n'étais toujours pas prête à prononcer. Pourtant, je ne pouvais plus le nier désormais... Alors j'inspirais profondément, maudissant ce breuvage, maudissant Regina. C'était de sa faute tout cela. Comment en aurait-il pu être autrement ? Une colère que je ne compris pas me submergea, tandis que j'engloutissais la fin de mon verre peut-être trop rapidement. Il fallait bien que je rejette la faute sur quelqu'un après tout. Et, étant donné que nous n'étions que deux à cet instant, je ne pouvais reporter le problème que sur elle. D'ailleurs, j'étais certaine que dans tous les cas, je n'aurai pointé du doigt aucune autre personne. Je détournais le regard, espérant me raccrocher à quelque chose, mais elle était là, partout où j'essayais de me reposer. L'alcool étourdissait mes sens. Je le sentais s'immiscer délicieusement à travers mon système nerveux, attiser la brûlure au creux de mon estomac. Je n'arrivais même plus à regretter ce malheureux vers de whisky.
- Merci, marmonnais-je maladroitement.
J'avais conscience de mon ridicule. Qui l'aurait cru ? Emma Swan, la pauvre petite orpheline, pourtant si forte, qui demandait timidement des conseils à celle qu'elle... qu'elle... Je serrais les dents. Je la détestais. Et cela n'était pas autrement ! Fermant alors mon visage pour accompagner mes propres songes, je me redressais. Les jambes un peu écartées, en une posture masculine, je la toisais longuement. Dans ma tourmente, je cherchais encore à me voiler la face. Pourtant, presque aussitôt, mes traits s'adoucir, et un sourire étira légèrement mes lèvres.
- Je n'avais jamais envisagé mon rôle de mère avant qu'Henry débarque devant chez moi. Même lorsque j'ai appris pour ma grossesse, lors de l'accouchement ou les années qui ont suivis. Pourtant... il n'y a pas eu un jour sans que... je ne pense à lui.
Je baissais les yeux, quelque peu touchée de dire tout haut un fait que je n'avais jamais avoué jusque là. J'inspirais profondément, et forçais un rictus. Je ne tenais pas à paraître fragile face à elle. Pourtant, quelque chose me disait que c'était trop tard. Je hochais la tête, la suivant des yeux alors qu'elle s'absentait quelques instants. Je profitais de ces quelques minutes pour me détendre, rejetant ma tête vers l'arrière, les paupières closes. Je n'avais qu'une idée en tête ; fuir cette maison, cette pièce, ce canapé, cette... femme. Le tintement de ses talons sur le sol me fit d'ailleurs penser que j'aurais pu quitter les lieux en son absence. Quelle idiote ! Je me giflais intérieurement, tandis que j'adressais un sourire poli à la propriétaire des lieux. A nouveau, la proximité que cette dernière imposa me statufia. Elle était tellement proche, que ma jambe en effleurait la sienne. Je papillonnais des yeux. L'alcool ne m'aidait pas à avoir les idées claires, encore moins à maîtriser les soubresauts de mon corps. J'écoutais les quelques mots qu'elle prononçait sans vraiment les comprendre, jusqu'à ce que le mot « aimer » ne résonne douloureusement. Je posais ma main sur son genoux, un peu maladroitement.
- Il... il vous aime. Vraiment.
Je me mordais la lèvre, alors que les siennes attiraient mon regard. Elles avaient cette teinte pourpre, cette saveur qui m'intriguait sans conteste. Non, désormais je ne pouvais plus faire comme si de rien n'était. Je déglutissais, la bouche soudainement sèche. Quelque chose, une voix au loin, sans doute ma conscience, m'intimait l'ordre de partir, mais... j'en étais bien incapable. Elle était si proche... si... désirable que... Un frisson me secoua de part en part, me faisant baisser les yeux quelques instants. De l'extérieur, je devais ressembler à une adolescente face à ses premiers émois. Finalement, je soutins à nouveau son regard brun, tremblante d'émotion.
- Il... il m'a dit que vous étiez une mère aimante, malgré... votre froideur apparente. Qu'il savait... au fond de lui... que vous...
Sans vraiment le comprendre, je m'étais approchée de son visage, comme irrémédiablement attirée vers elle. Son souffle caressait doucement ma peau, tandis que j'essayais encore de lutter contre cette envie insensée.
- … que vous feriez tout pour lui.
Mais je ne pus réprimer plus longtemps cette douloureuse pulsion. Mes lèvres franchir les quelques petits millimètres qui manquaient, rencontrant enfin désespérément les siennes...
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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Mar 4 Mar - 20:43

    J'avais pensé que Miss Swan avait probablement bu son verre un peu trop rapidement à mon goût. Après tout, ce qu'on buvait chez Régina Mills était toujours d'une grande qualité et le fait que mon hôte traitait mon whisky cher et précieux comme une vulgaire vodka bas de gamme, me montrait une fois de plus qu'Emma manquait cruellement de classe. Et dire que cette femme a du sang royal dans les veines...elle n'avait absolument rien d'une princesse. On aurait plutôt dit une fille de paysan. M'enfin. Après tout, peut-être que l'alcool l'aidait à dissimuler cette étrange gêne que j'avais l'air de susciter en elle. Il est vrai que Miss Swan avait toujours semblé un peu gênée en ma présence, sûrement parce que je l'impressionnais par ma supériorité. Mais ce soir-là, son attitude était d'autant plus étrange. Elle n'avait pas l'habitude que je paraisse si « humaine ». Elle avait dû probablement même oublié que je pouvais l'être. Je ne lui avais jamais montré, en même temps. Il y a un début à tout, dira-t-on. Emma aussi était mignonne finalement...à parler de Henry. J'eus presque un moment d'absence où tout mépris et suffisance disparurent de mes traits de visage. J'avais toujours considéré Emma comme une mère sans cœur, à avoir abandonner Henry. Mais ses paroles n'avaient rien de faux. Je n'avais jamais envisagé que la jeune femme ait pu souffrir de cet abandon. Hey mais attendez une minute ! Étais-je en train de faire preuve d'empathie et de ne pas regretter de faire semblant de partager MON fils avec elle ? Non. Et non. Mon air de méchante Reine devait reprendre le dessus. Mais il n'y parvint pas. Car Emma poussa le vice au plus haut point, prétendant finalement qu'Henry m'aime probablement profondément. J'en eus presque la larme à l'oeil. J'ai dit presque. La gorge serrée, j'avale difficile ma salive en essayant de rester impassible. Mais comment le pourrais-je ? Moi qui avais toujours pensé que le petit garçon que j'avais élevé pendant dix ans ne m'aimait pas car il avait deviné que j'étais la Méchante Reine. J'avais très envie de croire la jeune femme blonde. Après tout, pourquoi Henry serait-il allé dire ça à Emma ? Alors qu'il lui confiait tout. Allant même jusqu'à essayer de lui faire croire à l'existence de ma malédiction.

    « Oh alors vous...vous ne pensez pas que je suis...une Méchante Reine ? »

    J'avoue être un peu gênée. J'ai la sensation que la soudaine proximité de Miss Swan me pompe tout mon oxygène, j'ai du mal à garder ma respiration calme. Mes yeux se baissent légèrement sur sa main posée sur mon genou. Elle osait ainsi un contact physique...un contact qui se voulait doucereux. Bizarrement je n'avais pas cherché à la repousser. Mais son visage s'approchant du mien me fit déglutir, un peu mal à l'aise, me sentant un peu étouffée par sa proximité. J'essaye de reculer un peu la tête, la fixant dans les yeux. Mais cela n'est pas suffisant, je ne m'y attendais absolument pas mais Emma posa ses lèvres sur les miennes, comme dans un geste désespéré. J'écarquille alors les yeux, le cœur battant. Mais qu'est-ce qu'il lui prenait ? Bon sang ! Misère. Que faire ? J'étais tellement prise au dépourvu. Je ne pouvais pas non plus décemment lui crier dessus, tout mon plan serait fichu. Les joues ayant prit une légère teinte rose, je pose mes mains sur les épaules de la blondinette et la recule doucement de mes lèvres.

    « Miss Swan...qu'est-ce que.. ? Vous avez trop bu ou quoi ? Qu'est-ce qui vous a pris ? >.< »



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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Mer 5 Mar - 0:24



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Le monde avait cessé sa ronde. Je le sentais se suspendre autour de moi, comme si chaque élément avait, l'espace d'un instant, interrompu son existence. Mon corps ne semblait plus répondre aux signaux de mon cerveau. Je m'étais liquéfiée, irrémédiablement, contre ses lèvres.  Je sentais mon cœur battre le tempo à chacune de mes tempes, devenant une mélodie douloureuse et infernale. Je ne savais plus. Perdue dans cette parfaite illusion, je peinais encore à croire mon acte. Avais-je réellement franchi les limites de l'irréparable ? Était-ce un rêve ? Encore l'une de ces scènes que mon esprit volubile créait lui-même durant mon sommeil ? Regina. Elle était bien là : sa bouche contre la mienne, sa respiration contre ma peau brûlante, son corps si proche du mien... Non... ce n'était plus un de ces fantasmes illusoires. J'avais véritablement enfreint les barrières de l'indécence.

A peine eut-elle posée ses mains sur mes épaules, que je reculais vivement. Les yeux écarquillés, comme si je réalisais enfin la portée de mon geste, je m'accrochais tant bien que mal à ses prunelles brunes. Il me fallait me rattacher à quelque chose. Qu'avais-je... fait ?... Je passais doucement un doigt tremblant sur ma lèvre, savourant encore secrètement le goût de ce baiser volé. Le visage désormais rouge, je restais muette, incapable de prononcer le moindre mot. Qu'allais-je bien pouvoir lui dire après cela ? Être sincère ou... mettre cela sur le compte de l'alcool ? J'inspirais profondément. Il fallait que je trouve quelque chose. Il fallait... mais le whisky m'étourdissait doucement la tête, et mes songes n'étaient plus cohérents. J'en voulais plus. Cette idée me fit frémir d'envie, alors que les images se dessinaient malgré moi. Regina... Son souffle, ses lèvres, sa peau. Je baissais alors le regard vers cette main, désormais cramponnée à son genou. Le désir semblait pulser au bout de mes doigts, comme un vertige, une chute dans laquelle je sombrais sans aucune lutte.
- Je... je ne sais pas...
Une sensation d'étouffement, de suffocation me prit le corps, me poussant à me relever sans mégarde. Je passais une main sur mon front, dans mes cheveux, arpentant la pièce nerveusement. Dieu, mais qu'est-ce qui m'étais passée par la tête ? Pourquoi tout mon être réclamait-il le sien de la sorte ? Tout cela semblait tellement insensé, tellement irréel !
- Je ne comprends pas, je...
Mais je m'enlisais, à travers cette course perdue d'avance. J'avais bel et bien embrassé Regina. Rien ne pourrait effacé cela. Je baissais alors les yeux, arborant l'attitude d'une enfant prise en faute.
- Pardonnez-moi...
Pourtant, j'avais conscience en mon fort intérieur que si cela avait été à refaire... je l'aurais fait sans hésitation aucune. D'ailleurs, la manière dont j'effleurais, inconsciemment, ma bouche en témoignait. Je sentais encore la douceur de ses lèvres, leur goût si sucré... L'inavouable me frappa alors de pleins fouet : je la voulais. J'ignorais encore jusqu'à quel point, mais le désir que j'éprouvais à l'instant devenait douloureux à contenir.
- L'alcool sans doute... ajoutais-je sans beaucoup de conviction, pour ne pas dire aucune.
Je pressais ma main contre mon ventre, espérant faire taire la brûlure qui s'y était installée. Mais en vain. Elle semblait s’accroître toujours davantage lorsque mon regard se posait malencontreusement sur elle. Il fallait que je parte. J'en étais certaine désormais. Je craignais de lâcher prise à nouveau, de  m'effondrer devant elle sous cette avalanche de questions. Qu'est-ce qui m'arrivait ? Elle était la mère adoptive de mon fils ; celle qui, depuis le départ, me poussait à partir. Alors pourquoi !?... Qu'avait-elle de plus, de moins ? Pourquoi...
- Je... je crois que je vais y aller. Je ne me sens pas très bien...
Et pour cause, la tête me tournait affreusement. Ce n'était pas l'alcool non ; j'avais besoin de prendre l'air, d'instaurer le plus de distance entre moi et cette femme. Les larmes, à leur tour, brouillèrent mon regard apeuré. Je n'étais pas de nature peureuse pourtant, mais là c'en était trop. C'était bien plus que ce que je ne pouvais supporter. Alors, je reculais, comme si j'avais aperçu un fantôme au loin, sans détourner mon visage effaré du sien.
- Merci... pour ce soir... enfin... pour m'avoir laissé voir Henry...
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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Jeu 6 Mar - 21:20

    La situation était assez gênante. Je devais avouer que la réaction d'Emma m'avait mise sur le derrière. L'espace d'un instant je m'étais sentie si prise au dépourvu que j'avais l'impression d'être impuissante. Ce n'est quand même pas la première fois qu'on...m'embrasse. Mais jamais, ô grand jamais par une...femme ! Et surtout Miss Swan, la deuxième indésirable dans cette ville après Mary Margaret. Mon dieu mais qu'est-ce qu'il lui était passé par la tête ? Cela semblait si...surnaturel. Surtout venant d'un monde moyen-âgeux où les relations entre femmes ou hommes étaient vraiment peu probable. C'était bien la première fois que cela m'arrivait. Jamais je n'aurais songé à me faire violer les lèvres de la sorte, par une femme, et surtout ma pire ennemie. Après tout, ce n'était qu'un rapide baiser, inutile d'en faire tout un plat. Surtout que je n'avais pas l'air d'être la plus gênée. Emma semblait perdre la tête, elle était devenue si rouge de gêne que sa tête allait probablement évacuer de la fumée par tous ses orifices. Je me demandais bien d'où elle avait puisé le courage et surtout l'envie d'oser m'embrasser. Madame le Maire, une femme froide que personne n'osait approcher mais en même temps si inaccessible que cela la rendait...désirable. Était-ce cette pensée qui avait effleuré l'esprit de la blonde ? Réfléchis, Régina. Sors un peu de ton éducation rigide et traditionnelle. J'essayais de comprendre Emma, de savoir ce qu'il lui avait pris. Cette dernière remettait la faute sur sa trop grande ingurgitation d'alcool. Mais, à moins qu'elle ait picolé en mon absence, un seul verre de whisky ne suffisait pas à expliquer ce comportement. Surtout que les personnes assouvissent souvent leurs désirs cachés avec l'alcool, soit disant que ça aide à les « libérer ». En me basant sur cette théorie, et en repensant aux multiples signes que j'avais lamentablement manqué dans l'attitude d'Emma, ne pensant pas le moins du monde à ce à quoi j'étais en train de penser à présent. Pourtant maintenant c'était clair comme de l'eau de roche. Je devais bien me rendre à l'évidence...Miss Swan devait en pincer pour moi. Je ne pouvais pas trop l'accepter. C'était trop étrange. Mais je ne pouvais pas me permettre d'être intolérante et mauvaise, alors que j'étais si près du but. Si j'avais raison sur le fait qu'Emma me voulait, j'avais une opportunité incroyable. J'avais donc décidé de rester douce. Je n'avais pas décroché un mot depuis le geste de la jeune femme, et je la regardais tenter de se trouver des excuses, rouge comme une pivoine, pour finalement se lever pour s'apprêter à partir. Je ne pouvais pas décemment la laisser me filer entre les doigts. Je me lève alors à mon tour, et je m'approche d'elle. Je reste naturellement à distance raisonnable pour le moment. Et je lui lance un regard un peu inquiet, la traitant comme si rien ne s'était passé.

    « Je ne peux décemment pas vous laisser prendre votre voiture après ce que vous avez bu, Miss Swan. En tant que Maire, je vous sommerais d'être raisonnable et de laisser le temps à votre corps d'évacuer l'alcool avant de prendre la route. »

    Je m'avance alors vers elle. Lentement, laissant claquer mes talons aiguilles sur le plancher. Je tend mon bras vers elle, jusqu'à lui prendre doucement la main. J'accompagne mon geste d'un sourire tendre, me retrouvant beaucoup plus proche d'elle.

    « Mais en tant qu'amie...je t'offre l'hospitalité, Emma. Reste donc ici cette nuit. J'ai un grand lit. Et Henry sera tellement heureux de te voir avec nous au petit déjeuner demain matin... »

    Intérieurement, sans le montrer, je souriais narquoisement devant l'effet insoupçonné que je procurais à Miss Swan...



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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Jeu 6 Mar - 23:20



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La situation avait quelque chose d'affreusement ironique. Regina me détestait ouvertement, et ne se faisait souvent pas prier pour m'envoyer promener nonchalamment. Il fallait admettre que je le lui rendais plutôt bien. Une certaine rivalité s'était installée entre nous, comme si cette lutte ferait gagner l'une ou l'autre dont la coupe n'était autre que notre fils. Il nous était impossible d'être cinq minutes dans la même pièce pour un échange cordial et moi, je trouvais le moyen de l'embrasser. Je me serai bien flanquée une paire de gifles pour cela, mais je me contentais de reculer encore. Je sentais la fraîcheur du hall caresser mon dos, m'indiquant que la sortie n'était plus très loin. J'aurais pu soupirer de soulagement, d'apaisement, mais Regina choisit cet instant pour s'approcher de moi. Deux ou trois verres de plus et je lui aurais sûrement intimé l'ordre de reculer. Au lieu de cela, je me statufiais entre le salon et l'entrée. Droite comme un « i », j'avalais difficilement ma salive. Que me voulait-elle encore ? N'en avais-je pas assez fait pour la soirée ?

Quelle merde ! J'étais parfaitement capable de conduire. Le verre de whisky m'avait étourdi l'espace d'un instant, certes, mais je pouvais largement prendre le volant sans mettre ma vie, ou celle des autres en danger. Mes muscles se tendirent, tandis que je me maudissais intérieurement. Je devais trouver un moyen de quitter cette demeure. Comme si la solution à mes problèmes se trouvait là, je balayais la pièce du regard. En effet, quelques fenêtres, une baie vitrée ; je pouvais tout aussi bien prendre mes jambes à mon cou sans un mot et rentrer chez moi. D'ailleurs, je sentais que c'était là, la chose la plus raisonnable à faire. Mais mon corps ne voulait toujours pas bouger. Je m'insurgeais intérieurement, maudissant ces membres qui n'étaient pas là lorsque j'en avais le plus besoin. Alors je détournais le regard, les joues toujours aussi rouges.
- Je rentrerais à pieds, ce n'est pas...
Mais la main de Regina attrapa la mienne, m'arrachant par la même occasion les quelques derniers mots qui moururent sur ma bouche. Un délicieux frisson agita mon épiderme, alors que je ne pouvais décemment plus détourner mon regard du sien. J'en avais la certitude désormais, cette femme allait me rendre cinglée. D'ailleurs, le mot était bien faible ! Son tutoiement et mon prénom entre ses lèvres firent céder mes dernières volontés.
- Merci...
Je percutais finalement la portée de ses mots et me raidit davantage. Venait-elle de sous-entendre, implicitement, que nous allions partager le même lit cette nuit ? Mon Dieu ! Cette idée me fit frémir de plus bel, attisant cette délicieuse brûlure qui ne s'était toujours pas éteinte. Les yeux quelques peu écarquillés, je tentais de calmer les tressauts de mon cœur. Quelque chose me disait, sans mauvais jeu de mots, que ce dernier ne survivrait pas à cette soirée. J'inspirais alors profondément, la gorge nouée, retirant doucement ma main de la sienne. Sa peau avait brûlé la mienne ! Cela ne se distinguait pas à l’œil nu, mais je pouvais encore sentir sa chaleur irradier mes doigts. Je repliais mon bras, serrant mon poing endoloris contre ma poitrine.  
- Un... grand lit, répétais-je, légèrement ahurie
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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Dim 9 Mar - 22:20

    Pauvre petite Emma, complètement abasourdie par cette proposition, qui n'avait rien d'un rencard ou d'une invitation à faire je-ne-sais quoi dans les draps et d'ailleurs je ne préfère même pas savoir. Mon dieu...comment pouvait-elle...avec une femme... ! Bref. J'étais bien curieuse de savoir comment elle s'y prendrait...euh mais non mais à quoi je pense là ? C'est idiot d'avoir ce genre de pensée maintenant, tout ce qui m'intéressait était de débarrasser ma vie et celle de mon fils de la présence de cette blonde, une bonne fois pour toute. J'avais pris sa main en l'invitant à dormir dans mon lit, de toute façon elle n'avait pas d'autre endroit pour dormir puisque je n'avais pas de couverture supplémentaire pour le canapé et je n'avais aucune autre chambre à part la mienne et celle d'Henry. Et puis j'avais ainsi ma part de responsabilités si le Shériff venait à avoir un accident sur le chemin du retour. Malheureusement c'était puni par la loi de laisser repartir quelqu'un éméché par l'alcool au cas où il soit dangereux pour lui-même mais surtout pour les autres. Ce ne serait pas montrer le bonne exemple pour la Mairesse...J'adresse alors un petit sourire chaleureux à Emma en lâchant doucement sa main.

    « Suivez-moi je vais vous faire visiter notre étage. »

    Je pars alors devant elle, grimpant doucement les escaliers en esquissant un sourire narquois après m'être retournée dos à elle. Je me doutais qu'elle devait probablement mater avec insistance les courbes de mon petit derrière qui se déhanchait à chaque marche escaladée. Au bout de quelques marches je me retourne vers elle pour la tirer de ses pensées je ne sais de quelle nature.

    « Alors ? Vous venez ? »

    Ah, enfin Miss Swan se décide à se lancer à ma suite. À l'étage, je lui montre alors la chambre où Henry dort sûrement à poings fermés depuis longtemps, puis en continuant dans le couloir je lui indique la grande salle de bain munie d'une baignoire et d'une douche, et naturellement de toilettes à côté. Pour finir, au bout du couloir, je l'emmène ainsi à ma propre chambre. Une grande pièce munie d'une grande armoire, un grand miroir et d'un grand lit.

    « Voilà. C'est ici que vous passerez la nuit. Je vais vous prêter une chemise de nuit. »

    Sans vraiment lui demander son avis, je commence à farfouiller dans mon armoire pour lui dénicher l'une de mes vieilles chemises de nuit que j'ai porté jadis, enfin que j'avais acheté il y a environ un mois. Une vieille, quoi. Je lui tend en souriant, puis j'attrape mon propre pyjama. Une chemisette et un pantalon de soie argentée.

    « Je vous laisse prendre vos repères, je vais me changer à la salle de bain. »

    Et bien oui, je n'allais quand même pas me changer devant elle. Nous n'étions pas encore suffisamment proches, tout de même. Je laisse ainsi Emma seule dans ma chambre, j'espérais qu'elle aurait la brillante idée de se changer aussi et de ne pas m'attendre sans rien faire, à part rester assises bêtement sur mon lit, l'air ahuri. Je m'éclipse alors dans la salle de bain pour enfiler le pyjama et brosser mes dents. Je reviens au bout de quelques minutes, et comme j'eus vu juste, Emma n'était toujours pas changée. Je retins une remarque désobligeante. Je devais rester gentille.

    « Bon et bien...si vous aussi vous voulez utiliser la salle de bain... »



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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Lun 10 Mar - 19:52



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- Très bien.
Pourtant, encore immobile, je la regardais s'éloigner lentement. Mon corps semblait s'être statufié irrémédiablement, comme si par un seul regard elle m'avait jeté un sort. Si on en croyait les élucubrations de mon fils, cette théorie était plausible. En réalité, peut-être aurai-je préféré cette solution. Au moins, de cette manière, je n'aurai pas eu à remettre en cause les réactions excessives de mon être. Mais rien n'avait de sens dans cette hypothèse ; la magie n'existait pas, Regina n'était pas la Méchante Reine et je n'étais certainement pas la Sauveuse. Pour sauver d'autres personnes, ne fallait-il pas savoir se sauver soi-même ?... Cette question résonna longuement dans mon esprit, tandis que je me sentais glisser inexorablement dans les méandres de la déraison. La voix quelque peu rauque de la Maire m'arracha de cette soudaine torpeur. Je relevais finalement mon regard vers elle, esquissant une légère grimace embarrassée.
- Excusez-moi.
Le cœur affolé par l'idée de passer une nuit près d'elle, je grimpais les marches jusqu'à l'étage, hésitante. Je ne pus m'empêcher de détailler timidement les courbes qu'elle m'offrait si généreusement. D'ailleurs, l'espace d'un instant, j'aurai pu jurer qu'elle en rajoutait un peu. Au lieu de cela, je baissais les yeux vers la pointe de mes chaussures, bien à l'étroit dans cette demeure pourtant si vaste.

Toujours aussi muette qu'une carpe, je la suivais dans chaque recoins de la maison. Jetant souvent quelques regards curieux et intéressés, je ne pouvais contredire le goût de Regina pour la décoration. Tout était d'une élégance et d'une classe égal à la propriétaire. Je me retins bien de le lui faire remarquer, craignant d'enfoncer davantage mon cas. Je me contentais de sourire quelques fois, ou de hocher bêtement la tête.

Plantée au milieu de la luxueuse chambre, je ne savais où déposer mon regard. Je sentais les murs se refermer progressivement autour de moi, comme si je n'avais été qu'un malheureux petit insecte au milieu d'une foule de géants. Je me surpris même à regretter la présence, trop souvent, maternelle de Mary-Margaret. Mon Dieu, mais qu'est-ce que je faisais ici ?... Un moment, je m'attardais sur le lit parfaitement fait. D'autres images envahirent mes songes, faisant vibrer le creux de mon estomac d'impatience et d'envie. Je me forçais alors à inspirer calmement, les paupières closes, pour ne pas littéralement exploser. Je réceptionnais le vêtement qu'elle me tendit sans réellement comprendre, puis l'observais disparaître dans la salle de bain. Enfin, j'avalais bruyamment une gorgée d'oxygène, comme si je m'étais arrêtée de respirer tout le temps où elle s'était trouvée là. Mes doigts, curieux, effleurèrent quelques objets de décorations, les contours d'un cadre où se trouvaient enfermés Regina et Henry, puis m'asseyais finalement sur le rebord du lit. Son parfum semblait s'accrocher irrémédiablement à ma peau, s'imprégner dans chacune de mes cellules. Je frissonnais doucement.
- Oh, oui. J'y vais.
Tête baissée, je me réfugiais dans la salle de bain. Je retirais mes vêtements un à un, avant d'enfiler la tenue qu'elle m'avait si gentiment prêté. Je remarquais enfin qu'il s'agissait là d'une chemise de nuit. Mes yeux s'arrondirent, alors que je prenais un peu de recul pour m'observer dans le miroir. Cette dernière m'arrivait mi-cuisse, et semblait d'une qualité hors de prix. Une grimace étira légèrement mes traits. Jamais, je n'avais porté ce genre de chose avant. Me sentant quelque peu ridicule, je retournais près d'elle, tirant le plus discrètement possible sur le tissu pour dissimuler ma peau pâle.
- Mer-merci... bafouillais-je, les joues devenues rouges par la gêne.
Je m'empressais de la rejoindre sous les draps. Recroquevillée sur le rebord du lit, je lui faisais désormais dos, le souffle hésitant, trahissant la bataille que je menais intérieurement.
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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Sam 15 Mar - 22:15

    Tandis que je prenais le temps de me changer dans la salle de bain pour enfiler ma chemise de nuit, laver mes dents et tout le tutti...j'étais en train de réfléchir à la suite de mon plan. Je ne savais pourquoi, mais Emma avait l'air totalement ensorcelée. Qu'avais-je fait ? Mis à part lui proposer un toit et lui démontrer un peu de douceur féminine ? Je n'arrivais toujours pas à admettre la douloureuse vérité qui s'étalait devant mes yeux. Je sais reconnaître une homme amoureux. Alors...en quoi serait-ce différent pour une femme ? Je ne concevais pas vraiment que Miss Swan puisse être...attirée. Attirée charnellement par ma prestance. Elle était comme, hypnotisée. Pourquoi ? Je ne pouvais le comprendre. Je n'avais conçu, ni côtoyé, des personnes pouvant aimer une autre personne du même sexe. En même temps, dans le monde dont nous venons, ce genre de pratique n'est pas tolérée et quasiment...inexistante au grand jour. Bien que ça devait sûrement exister. Mais c'était moi la Reine...tyrannique comme je l'étais, mes habitants avaient si peur de moi qu'ils ne pouvaient rien faire de travers. Bref, tout ça pour dire, que l'homosexualité et moi ça fait deux. Je n'avais jamais été confrontée à cela. D'un côté je ne pouvais pas blâmer mon hôte. Après tout j'étais consciente que j'avais un certain nombre d'atouts pour...plaire. Ce côté sévère et distant, orné d'une touche de féminité et de charisme, tout cela pouvait avoir un effet chez certaines personnes. Beaucoup disaient que j'avais ce côté mystérieux qui donnait envie de me séduire. Il faut dire aussi qu'Emma...j'avais bien remarqué qu'elle n'a jamais été très féminine. Même dans sa façon de marcher ou parler. Un peu brute sur les bords. Alors c'était bien possible. Enfin bref. Mon dieu je repensais à notre bref baiser échangé. Ça m'avait un peu perturbée. Il vaudrait peut-être mieux que je me débarrasser d'Emma rapidement, tant que j'en avais l'occasion. Tant qu'elle était dans mon lit...Je me regarde dans le miroir, plissant les paupières fermement. Cette nuit, Emma Swan allait mourir. Je retourne alors d'un pas décidé dans ma chambre, où je rejoins mon hôte qui n'est toujours pas changé et qui se dépêche d'aller alors à la salle de bain. Je profite de sa courte absence pour mettre au point mon plan. Je devais m'en débarrasser rapidement, ou cela allait devenir dangereux. Pendant qu'elle dormira, à mes côtés, je lui glisserais de l'arsenic entre les lèvres. Il m'en reste encore un peu. Je n'ai pas tout donné à Grégoire pour empoisonner Mary-Margaret. J'en avais un peu gardé pour moi. Je le laisserais agir...puis, une fois morte, je rassemblerais mes derniers restes de magie pour débarrasser son corps de toute trace de poison. Une mort inexplicable, quel bonheur. Je jubilais intérieurement de savoir que d'ici demain, mes deux plus redoutables ennemies seront dans la tombe. Et qui pourra-t-on accuser ? La gentille Madame le Maire qui voulait juste faire des efforts pour laisser à la mère biologique de son enfant, l'opportunité de passer plus de temps avec lui ? Non. Même Henry pourra en témoigner. Emma revient alors, au bout de plusieurs minutes. Je lui adresse un tendre sourire.

    « C'est un plaisir, Miss Swan. Tu sais...je...j'essaye de faire des efforts. Je ne veux plus que...vous tous, vous me voyez comme...ce que je ne suis pas. Je suis probablement...juste une mère trop protectrice. Alors, j'ai tendance à me rétracter...Souvent. »

    Après cette petite révélation, qui avait une once de vérité tout de même, je viens m'allonger aux côtés d'Emma, sous la couette.

    « Mais tu me crois n'est-ce pas ? Quand je dis que...je fais des efforts ? Emma... »

    Dans un geste qui pourrait presque passer pour trop faux, ou bien trop beau pour être vrai, je viens me coller dans le dos de la blondinette.



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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Sam 15 Mar - 23:36



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- Oui, bien sûr. Je vous... te crois, bafouillais-je, douloureusement tendue.
Je n'étais pas certaine d'avoir réellement entendu ce qu'elle m'avait dit. D'ailleurs, je me fichais pas mal de ce qu'elle pouvait bien déblatérer désormais. Je ne souhaitais qu'une chose ; dormir enfin. Au moins, j'étais certaine qu'ainsi, mon corps me laisserait tranquille. Inspirant profondément, presque de soulagement lorsque la lumière disparut et qu'elle se mouva près de moi, je fermais les yeux. Cependant, son souffle vint caresser ma nuque. Sa respiration ondulait paisiblement contre ma colonne vertébrale, nouant mon estomac davantage.
- Re.. Regina ?... articulais-je
Troublée, je frissonnais malgré moi. Cette proximité ranimait cette délicieuse chaleur que j'avais ressenti lors de mon baiser volé. Je serrai les poings contre ma poitrine, espérant encore calmer les tremblements excessifs de mes membres. Tout ceci était ridicule. Qu'avait bien pu me faire cette femme pour me mettre dans un état pareil ? Certes, je n'avais jamais pu réellement maîtriser mes réactions à ses côtés, seulement cette fois, cela n'avait aucun sens. Ma respiration prenait cette cadence légèrement affolée, comme si j'avais couru un marathon. Cette fois, pour être discrète c'était raté. Comment allais-je expliquer cela ? Je serrai les dents, douloureusement, jusqu'à sentir ma mâchoire grincer.
- Re.. Regina tu... vous devriez...
Mais je ne pus terminer ma phrase. Mes dernières volontés s'étant envolées sans que je ne puisse les rattraper, je me retournais subitement. Dans l'obscurité, je distinguais son visage visiblement surpris, tout juste éclairé par les quelques rayons fugitifs de la lune. Mon doigt effleura sa peau ; longeant sa joue, pour suivre la courbe de son cou. Là, baignée seulement par cette lumière pâle et laiteuse, elle ne m'avait jamais semblé aussi belle. Quelque chose, un sentiment que je ne sus définir dans cette scène me coupa le souffle. J'aurai voulu lui dire... En réalité, il y avait tellement à dire en cet instant. Mais, au lieu de cela, j'approchais doucement mes lèvres des siennes. Fébrile, je les effleurais délicatement, savourant le délicieux nœud au creux de mon ventre. Son prénom m'échappa une énième fois, dans un murmure hésitant, mais brûlant de désir. Une voix, au fond de moi, m'intimait l'ordre de fuir à nouveau, comme si cela était désormais plus qu'une nécessité ; une question de survie. Seulement, je n'en fis rien. Au contraire, je déposais doucement ma bouche sur la sienne...

Au bord du précipice, je laissais ma main effleurer son épaule. Je traçais du bout des ongles quelques figures invisibles que nous seules pouvions deviner. Je savourais le goût addictif de ses baisers, les paupières closes, craignant que tout ceci ne soit encore qu'une élucubration fantasque de mon esprit. Pourtant, lorsque ma main se referma délicatement sur son sein tout juste couvert de sa veste de pyjama, je sus que je ne rêvais pas. Plongeant mon regard dans le sien, je retirais ce geste bien trop osé. Une lueur de crainte brilla alors dans mes prunelles écarquillées, tandis que je me mordais désormais la lèvre nerveusement.
- Je... chuchotais-je, sans trop savoir comment justifier mes actes.
Il y avait-il seulement justification à apporter ? Il était désormais trop tard pour cela. Alors, et comme pour balayer toutes interrogations, je me penchais davantage au dessus d'elle, déposant à la naissance de sa gorge un baiser tremblant d'émotion...
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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Dim 16 Mar - 0:30

    Pourquoi m'étais-je collée contre elle ? C'est à se demander. Réponse simple, c'était un test. Je voulais savoir si vraiment Emma songeait à ce que je pensais. Enfin, naturellement, de mon côté je ne pensais pas à...ce qu'Emma pensait probablement. Et c'était même sûr. Aussitôt sur mon corps avait frôlé son dos, je sentis la jeune Swan se contracter et devenir comme...figée par ce simple contact. Mon dieu, j'étais tout de même bien curieuse de savoir ce que je lui avais fait pour la rendre dans cet état. Peut-être qu'elle finira par me le dire dans la nuit...car étant donné sa gêne plus qu'apparente, je doutais qu'elle puisse dormir maintenant. La lumière était désormais éteinte, mais de mes petits yeux sombres j'épiais les moindres réactions de mon hôte. Elle avait finit par se retourner contre moi. Je dois avouer qu'à mon tour je me retrouvais un peu gênée par cette nouvelle proximité. Je ne pus m'empêcher de repenser à notre bref frôlement de lèvres tout à l'heure, sur mon canapé, et cette pensée me fit déglutir légèrement, qui se remarqua à peine. Non pas que j'avais apprécié. Mais je devais avouer que j'étais quand même un peu touchée. Elle me faisait presque de la peine, sachant qu'elle allait mourir bientôt. Ainsi, dans un geste qui semblait au bord du désespoir, Emma recommença, et elle osa poser de nouveau ses lèvres sur les miennes. J'écarquille un peu les yeux de nouveau, et comme avant je recule légèrement le visage pour mettre fin à ce contact.

    « Emma... » murmurai-je. Je ne sais pourquoi ma main se redressa sans que je ne puisse la contrôler, comme si je m'apprêtais à caresser le visage de la blonde. Comme une espèce de réflexe de tendresse. Mais...non ! Je m'étais immédiatement stoppée. Ce qui n'était pas le cas de la jeune femme. Ses lèvres recommencèrent à se poser sur les miennes, et cette fois-ci je ne bronchai pas.

    Je m'étais simplement légèrement raidie. Mon dieu...avait-elle...envie de...oh non, je ne pouvais pas y penser. Et puis d'abord, comment s'y prendrait-elle ? Je pense que même elle n'en savait rien. Et pour cause, Emma avait l'air d'une adolescente vierge qui allait découvrir les joies du plaisir charnel avec son premier petit ami. Je déglutis de nouveau en sentant sa main courir un peu partout...sur mon visage, descendant jusqu'à mon épaule. Je ne pus retenir un frisson. D'un côté je devais avouer que c'était mignon. Enfin non ! Je ne dois pas penser ça. Cette fille, demain matin, elle sera morte. Et je craignais que si je repoussais ses gentilles petites caresses, qu'elle finisse par fuir pour de bon et tout mon plan tombe à l'eau. Tandis que toutes ces pensées se tortillaient dans mon esprit, je ne sentis pas la main d'Emma descendre sur mon sein, mais lorsqu'elle l'agrippa doucement j'eus un sursaut. La jeune femme retira donc immédiatement sa main. Mon dieu...sérieusement ? Je me figeais tellement que je commençais à avoir chaud. Ce n'était pas Emma qui me donnait chaud, j'étais plutôt stressée en fait. Que devais-je faire ? Autoriser la blonde à franchir les barrières du raisonnable ? Ou me rétracter en l'envoyant promener et risquer de tout gâcher alors que j'étais sur le point d'aller droit au but. Mon dieu...oh et puis zut.

    « Tu...Tu as envie de moi, n'est-ce pas ?... » Je m'étais lancée. J'allais être fixée, bien que l'attente de sa réponse me faisait tressaillir encore plus. Qu'est-ce que j'allais faire si elle me répondait oui ? J'allais lui laisser mon corps ? Impossible, je...je ne savais pas quoi faire. Je me risquais alors à poser une autre question, parler pour évacuer mon stress que j'essayais à tout prix de dissimuler.

    « Réponds-moi franchement Emma. Que...Qu'est-ce que je t'ai fait pour que...tu... ? »

    Bon je n'avais pas réussit à finir, les mots ne sortaient pas. Mais j'espérais que la blondinette comprenne parfaitement ce que j'avais essayé de dire, et ne veuille pas me demander de question bien concrète.



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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Dim 16 Mar - 1:46



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Silencieusement, je contemplais de nouveau ses traits, habituellement fermés, désormais inquiets. Je baissais un instant les yeux vers le col de son pyjama malencontreusement entrouvert. D'ici, je ne percevais que la naissance de sa poitrine. Cette vision suffit à me faire frémir ouvertement. J'appuyais alors mon front contre sa clavicule, la bouche devenue sèche par tant d'efforts. Maîtriser le feu qui me consumait délicieusement devenait difficile. Ma main remonta alors doucement dans sa chevelure brune pour s'y perdre. Espérant peut-être que cela ne freine mes ardeurs, je crispais quelque peu mes doigts entre ses mèches ébènes. J'inspirais son parfum, une jambe nonchalamment logée entre les siennes, comme si je cherchais à me blottir contre son corps. Peut-être était-ce d'ailleurs le cas. En réalité, je ne tentais plus d'émettre une quelconque hypothèse sur les réactions que je pouvais avoir lorsqu'elle était là. Je n'avais plus aucun doute ; je m'étais incontestablement perdue.

Sa voix résonna finalement, venant briser ce silence embarrassé et incertain qui s'était installé. J'avalais difficilement ma salive, n'osant soutenir de nouveau le regard inquisiteur de Regina. Que pouvais-je bien répondre à cela ? Bien évidemment, le mensonge était tentant. Seulement, les gestes que j'avais eu à son égard ne plaidaient pas en ma faveur. Il ne restait donc qu'à dire la vérité. Un frisson remonta le long de mon échine, me faisant trembler doucement contre elle.
- Je...
Mais la gêne que j'éprouvais à l'instant étouffait chaque mot que j'aurais voulu prononcer. De quelle manière pouvait-on avouer à une personne, une femme de plus, que l'on détestait et qui nous le rendait bien, que l'on avait effectivement terriblement envie d'elle ? C'était absurde. Me sentant désormais à l'étroit, comme si tout se resserrait autour de moi tel un étau, je redressais la tête. Mon regard croisa le sien une énième fois et, je ne pus m'en détacher plus longtemps. La brûlure se fit plus vive alors, me poussant à dépasser encore une fois les limites de l'indécence. Mes lèvres retrouvèrent les siennes pour un baiser plus appuyé, preuve de la réponse que je ne parvenais à formuler verbalement. Ensevelie sous cette vague intense d'émotions, je descendis progressivement ma bouche, afin de suivre la ligne de son cou. Le goût de sa peau me fit gémir honteusement, tandis que j'effleurais sa hanche du bout des doigts.

- Je ne sais pas, finis-je par souffler, en réponse à sa deuxième question, je... je ne comprends pas... mais je... j'ai terriblement envie de toi.
Cet aveu me fit grimacer. Finalement, je l'avais dit. Je tremblais davantage, aussi apeurée qu'un animal sauvage que l'on tenterait d'approcher. Que pouvais-je bien faire désormais ? Les mots étaient enfin posés, et s'apparentaient davantage à une sentence. Je fermais donc les paupières, le corps douloureusement crispé, attendant un cri, une gifle, ou bien un rire moqueur. Dans tous les cas, j'étais certaine qu'elle me jetterait hors de ce lit, hors de cette maison. Le nez contre sa gorge, je soufflais péniblement, en proie au vertige du désir.
- Je... je vais y aller, je crois...
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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Dim 16 Mar - 16:28

    Le cœur battant et la respiration légèrement haletante par le stress, je ne lâchais pas Emma des yeux, guettant le moindre de ses faits et gestes. Je déglutis de nouveau en tentant de le cacher au maximum, lorsque je sentis l'une de ses jambes à moitié nue se loger entre les miennes, quasiment nues également. Qu'est-ce qu'il se passait ? Je me moquais d'Emma, mais moi aussi j'avais l'impression de vivre une première fois. Enfin, c'en était une, au fond. Déjà que les hommes osaient rarement me toucher, mais une femme... ! Bref. Je ne savais que faire. Miss Swan attendait sûrement un râle de mécontentement de ma part, ou bien que je la repousse violemment pour lui indiquer qu'il était hors de question qu'elle me touche. Mais au contraire, je me laissais faire, stressée à un haut point, sans oser repousser la moindre de ses avances. Je ne voulais pas la faire fuir...Je devais aller jusqu'au bout. Même si Emma se faisait de plus en plus insistante, agrippant mes lèvres cette fois plus fougueusement. Contre ses lèvres, je plisse légèrement les paupières sans toujours ne pas oser le lui rendre. Je tentais d'imaginer qu'il s'agissait de lèvres masculines, pourquoi pas celles de Daniel. Mais après tout...je notais une différence. Tant de douceur dans ce baiser...c'était...Oh mais non mais à quoi étais-je en train de penser encore ! Je m'en fichais, cette satanée fille serait morte d'ici demain, de toute façon. Bon alors...autant lui laisser un dernier plaisir ? Oh mince...Je n'osais avoir ce genre de pensée. Comment allait-elle...mais, mon dieu mais c'est qu'elle commençait à descendre ses lèvres vers...Oh mon dieu. La réponse tant attendue frappa soudainement le silence qui s'était installé dans la pièce, mêlé à de petits gémissements dissimulés de nous deux. Je ne m'étais pas trompée, Emma avait plus qu'envie de moi. Bon...et maintenant ? Moi en tout cas je n'osais bouger. Mais la jeune femme avait l'air si gênée de sa réponse, encore, qu'elle enchaîna immédiatement sur le fait qu'elle voulait s'en aller. Quoi ? Mais...non ! Je ne pouvais pas la laisser fuir. Reste là, Swan bon sang ! Tu vas tout gâcher avec ta gêne apparente. Zut de zut, qu'est-ce que je pouvais faire maintenant ? Je n'allais tout de même pas...bon, et puis tant pis. C'est pour la bonne cause. Je ne voulais pas qu'elle s'en aille, alors ma main vient se poser sur la sienne. Dans un geste tendre, mes lèvres viennent se poser sur son front, tandis que son visage est blottit contre mon cou. Je lui murmure alors tendrement :

    « Non, attends...tu...Tu peux rester. Laisse...Laisse-toi aller. »

    Mon dieu, je ne me rendais pas bien compte de ce que je venais de dire. Mais je l'avais dit. Je ne pouvais plus reculer. Je venais de donner le feu vert à Emma, maintenant le compte à rebours était lancé. Et en sentant ses lèvres si près de mon cœur...de ma poitrine, je frémissais de peur.



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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Dim 16 Mar - 18:13



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Les lèvres de Regina effleurèrent mon front, tandis que je me maudissais intérieurement. Prête à partir, ma respiration cessa à ce simple contact. Je relevais timidement mon visage, plongeant mes prunelles égarées et apeurées au fond des siennes. Venait-elle de m'autoriser, de nous autoriser cet affront ? Je fronçais quelque peu les sourcils, n'étant pas certaine de bien comprendre. A dire vrai, je n'étais surtout pas réellement sûre de vouloir le réaliser. Regina semblait se laisser aller, s'offrir implicitement, mais une once de raison me suspendait, là, au dessus de sa poitrine. Le corps tendu à son paroxysme, je serrais douloureusement le drap entre mes doigts. Pouvais-je seulement me laisser aller ? Et qu'allais-je bien pouvoir faire ? Je connaissais les rapports entre un homme et une femme, mais là... Pourtant, je sentais qu'un simple souffle de sa part guiderait chacun de mes gestes. J'effleurais doucement la cicatrice de sa lèvre, du bout de l'index, fascinée par les lignes pulpeuses de sa bouche.
- Je...
Mais il n'y avait pas de mots, il n'y en avait plus besoin à cet instant. Jaugeant secrètement ses réactions, je me penchais une fois de plus vers elle. Ma langue suivit l'arrête de sa mâchoire, pour déposer un baiser brûlant contre son cou dévoilé. Je ramenais une main entre nos deux bustes, afin de retirer lentement les boutons qui, maintenait encore le vêtement sur sa poitrine. Lorsque les pans du tissu glissèrent le long de ses côtes, dévoilant ainsi sa peau ambrée, je ne pus m'empêcher d'ouvrir grands les yeux. Le nœud au creux de mon estomac électrisa tout mes sens, me poussant à déposer mes lèvres sur sa clavicule, fébrile. Surplombant désormais sa silhouette élancée de la mienne, je contemplais les courbes harmonieuses de ses seins. Subjuguée par son époustouflante beauté, je parvins à réprimer un léger son qui, résonna au creux de ma gorge. Je n'étais plus certaine de la marche à suivre et pourtant, le dos de ma main frôla la pointe de son cœur. Un délicieux frisson me submergea. Comment avais-je pu vivre aussi longtemps sans épouser les contours d'une femme aussi magnifique ? Cette idée me fit sourire discrètement, comme s'il s'agissait là d'une pseudo révélation. Mes lèvres gouttèrent, à leur tour, la saveur si exquise de son buste. Quelques instants, je contournais ses deux monts dressés, sans doute encore intimidée. Puis, prenant finalement mon courage à deux mains, je les embrassais, le souffle court. Quelle sensation étrange de caresser de la sorte une femme. Je n'aurai su exprimer moi-même ce que j'éprouvais à l'instant mais, d'une certaine manière, je m'y sentais à ma place.

Tremblante, je hissais mon corps sur le sien, désireuse de retrouver la douceur de ses lèvres. La paume de ma main parcourait délicatement sa peau, tandis que, de l'autre, je retenais le poids de mon buste. Je pressais donc, quelque peu maladroite, ma bouche sur la sienne, cherchant à approfondir, malgré moi, cet échange. Ma langue effleura timidement la sienne, dans un appel teinté de pudeur, et d'envie. Osant, sans doute, l'irréversible, je descendis mes doigts curieux le long de sa cuisse. Le cœur battant, comme s'il allait s'extirper hors de mon être, je plongeais mon regard dans le sien. Mon front vint se poser contre le sien, tandis que je ne parvenais plus à contenir l'affolement de mon souffle. Mon poignet se glissa entre l'élastique de son pyjama et la peau douce de son ventre, faisant reposer ma main contre sa féminité. Un gémissement m'échappa, et je ne pus faire autrement que de dissimuler ma gêne dans le creux de son cou...
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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Lun 17 Mar - 17:46

    La partie était lancée, j'avais plus ou moins donné le feu vert à Emma, si c'était vraiment la seule chose qui la ferait rester. J'essayais alors de me comporter comme la femme froide et sûre d'elle que j'avais toujours été, cela pour dissimuler au maximum la gêne que j'éprouvais. Pourquoi est-ce que j'étais si terrorisée à l'idée d'abandonner mon corps à une femme, alors qu'avec les hommes j'avais souvent l'habitude de finir par me donner de la même façon si cela faisait parti de l'un de mes plans démoniaque, pour obtenir ce que je voulais au final. Je ne sais pourquoi avec Emma c'était différent. Je me forçais à penser que c'était uniquement parce qu'il s'agissait d'une femme, rien de plus. Pourtant, au fond de moi, j'étais bien forcée d'admettre qu'il y avait autre chose. Mais quoi ?...telle restait une question sans réponse, dans mon esprit. Tandis que j'avais finit par laisser Miss Swan rester, j'essayais de trouver réponse à cette question, ou plutôt à cette réaction incontrôlable de stress qui me tendait les membres. Pourquoi avais-je si peur des gestes d'Emma ? Alors qu'ils n'avaient pas l'air différents de ceux...d'un homme. En quoi était-ce différent après tout ? Cela reste...du plaisir charnel et rien d'autre. Je dirais même que...ces gestes, de la part de cette femme, étaient...bien plus doux. Plus tendres. Plus...respectueux. Oui, ça devait être ça. Le pourquoi du comment mon corps réagissait comme ça. Peut-être n'avais-je pas l'habitude d'autant de respect et de douceur. Enfin, bien sûr, je ne suis pas en train d'insinuer que j'éprouve quoique ce soit pour Swan et que j'apprécie ses caresses ! Non, bien sûr que non. Demain matin cette fille sera morte. Oui...oui, elle sera morte. Je prends alors une grande inspiration et laisse la jeune femme frôler ma cicatrice puis embrasser mon cou. Allez Régina, un peu de courage. C'est l'affaire d'une petite heure, après Emma s'endormira paisiblement et tu pourras aisément l'empoisonner.

    Mon dieu, Swan se met à défaire les boutons de ma chemise de nuit. En plus je ne porte pas de sous-vêtements. Certes il fait noir, et heureusement, j'espérais ainsi qu'Emma ne remarque pas que mes yeux s'étaient légèrement écarquillés. Je la laissais tout de même faire, bien sûr, mais je ne savais pas pourquoi je sentis mon cœur se mettre en marche et battre à tout rompre au fur et à mesure que la jeune femme se donnait l'accès à cette première partie de ma nudité. Mon dieu...ma poitrine nue s'offrait à elle, et fort heureusement Emma semblait trop occupée à savourer la vue pour remarquer que j'étais terrorisée. J'essayais à tout prix de ne pas trembler. Mais je ne pus cependant retenir un sursaut lorsque je sentis les lèvres de la jeune femme se poser sur ma peau nue, descendant petit à petit sur ma poitrine. Deux seins qui n'étaient pas d'une grosseur extraordinaire, qu'Emma put aisément prendre en bouche et les embrasser avec douceur et tendresse. Mon dieu. Mais qu'est-ce que je lui laissais faire là ? C'était...ce n'était pas si désagréable. QUOI ? Non ! Je ne devais pas penser ça ! C'était...Swan...Beurk. Je fixais le plafond, les yeux grands ouverts et les lèvres entre-ouvertes. Je me forçais de ne pas libérer un petit couinement. Mais je tremblais comme une feuille. J'étais tellement stressée qu'Emma franchisse les barrières de l'interdit et laisse ses mains se promener...plus bas. Mon dieu, on aurait dit une vierge effarouchée, qui se donnait pour la première fois. C'était absolument ridicule. Pourtant, mes mains glissèrent dans la chevelure blonde d'Emma, comme si je cherchais à encourager ses baisers sur ma peau. Mais la jeune femme s'arrêta, puis grimpa carrément sur mon corps, se retrouvant quasiment à califourchon sur moi. Calme-toi, Régina. Ce n'est...ce n'est...Emma revint alors l'embrasser, me coupant dans ma pensée. Elle avait dû sentir mon cœur battant la chamade tant j'étais stressée. Trop de pression. Miss Swan essayait d'atteindre ma langue, profitant que j'avais la bouche entre ouverte. Je déglutis légèrement. Puis finalement, je finis par répondre pour la première fois à l'un des baisers d'Emma. Mais je me contentais de frôler légèrement sa langue, puis je refermais la bouche. Jusqu'à ce que...Mon dieu. Mon hôte avait osé. Elle...Elle avait...Je me raidis, en sentant sa main contre mon intimité. Je..Je ne...c'était trop pour moi. J'étais toute émoustillée, mais...Je n'étais plus si sûre de moi. Enfin, je ne l'avais jamais été depuis le début. Sauf que maintenant j'étais forcée d'admettre la vérité. Je recule mon visage des lèvres d'Emma et plonge mon regard dans le sien. Je murmure...

    « Emma...Je...Excuse-moi. Je...je suis nerveuse. »



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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Lun 17 Mar - 20:11



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Fébrile, j'inspirais les effluves de son parfum avec frénésie. La main délicatement posée sur cette partie si intime de son anatomie, je n'osais entreprendre le moindre mouvement. La peur m'enserrait désormais, comme un poison venimeux. Je papillonnais des yeux, tentais de reprendre mon calme, mais mon corps semblait en décider autrement. Tremblant de tous mes pauvres membres, je sentais la chaleur émaner de son intimité réchauffer doucement mes doigts. Cette sensation embrasait, d'ailleurs, davantage mes sens, si bien que je ne pus empêcher un énième son s'extirper de moi. J'avalais difficilement ma salive, maudissant toutes ces sensations que je ne parvenais à maîtriser. Je me sentais aussi vulnérable qu'une petite fille, là, presque recroquevillée contre cette peau que tout mon être réclamait. Dans ma tourmente, je percevais l'écho affolé de son cœur résonner contre ma poitrine. Avait-elle peur, elle aussi ? Je n'aurais su le dire réellement. Mon trouble était bien trop grand pour que je puisse appréhender le sien. Je me fis violence alors, redoutant de passer pour une parfaite incapable, et curieuse d'en découvrir davantage. Cependant, la voix, légèrement brisée de Regina interrompit le silence depuis trop longtemps installé. Timidement, je relevais les yeux, pour plonger au creux des siens. Une inquiétude que je ne lui connaissais pas se lisait ouvertement sur son visage. La crainte se fit plus vive, me poussant à éloigner mes lèvres des siennes.
- Je... je... pardon je... je ne voulais pas...
Confuse, je quittais entièrement ses bras. Je me détestais. J'ignorais ce que j'avais fait de mal, ou bien de travers, mais une chose était sûre ; elle s'était refermée. Je la regardais, paniquée, cherchant au fin fond de son regard la moindre lueur à laquelle me raccrocher. J'étais certaine qu'après cela, Regina m'interdirait tout contact avec Henry. Une main nonchalamment glissée dans mes cheveux, je tentais de remettre mes idées au clair. Mais je ne parvenais plus à réfléchir ; tout semblait tourner et virer, comme dans une ronde interminable. L'angoisse et le désir se mélangeaient l'un à l'autre, provoquant une nausée que je dissimulais contre le dos de ma main.
- Je suis désolée...

Affolée, je cherchais désespérément mes vêtements des yeux. Il fallait... je devais, mettre le plus de distance possible entre cette pièce et moi. De toute manière, une petite voix me soufflait, avec jubilation, que la propriétaire des lieux ne tarderait plus à me jeter dehors. Aveuglée par la pénombre ambiante, je faisais les cents pas, contournant inlassablement le lit pour récupérer mes effets. Je ne cessais de bredouiller des excuses incompréhensibles, sans parvenir à articuler correctement. Qu'est-ce qui m'avait pris en même temps ? Comment aurais-je pu croire, l'espace d'une seconde, que cette femme puisse vouloir de moi ? Visiblement, tout se mélangeait dans mon esprit en une cacophonie sans nom. Je me sentais tiraillée entre ce que j'avais pu faire de travers, et ce que voulait réellement Regina. Un bruyant soupire m'échappa, alors que je m'insupportais moi-même. Pourquoi avais-je poursuivis la conversation après son retour ? Pourquoi avais-je finalement accepté son invitation ? Pourquoi... trop de pourquoi. J'inspirais profondément, retrouvant un peu de cette constance tant attendue.
- Écoutez Regina, je suis confuse, je... pardonnez-moi. Cela n'aurait jamais du se produire. Je ne voulais pas vous... enfin, ne pensez pas que...
Mais les mots ne voulaient toujours pas sortir. Sans vraiment le réaliser, j'avais de nouveau installé une distance, par ce vouvoiement que nous appréciions habituellement. En réalité, j'essayais seulement de garder la face devant cette femme qui, incontestablement, me perdait...
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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Lun 17 Mar - 21:28

    Et merde. C'était le cas de le dire. À cause de ma gêne apparente et de mon stress idiot de petite fille « coincée », je sentais que j'allais tout faire rater. Je savais au fond de moi que j'aurais dû faire comme si j'en avais vraiment, terriblement envie. Et surtout, quelle idiote j'avais été de lui avouer que j'étais nerveuse, alors que...tout cela...n'avait aucune importance pour moi, n'est-ce pas ? C'était juste une partie de sexe, qui en plus n'impliquait pas que je fasse quoique ce soit puisque visiblement, cela suffisait amplement à mon hôte d'effleurer ma peau pour se satisfaire. J'avais juste à me laisser faire, et...Je trouvais le moyen d'avoir peur. Pourquoi ? Mais pourquoi ? Cette maudite Emma Swan va m'énerver jusqu'au bout. Depuis quand est-ce que Régina Mills, the Evil Queen, paraissait nerveuse pour entreprendre de mener à bien son plan démoniaque ? Je me maudis. Comme je m'y attendais, la pauvre blondinette devait être tellement gênée à cette annonce qu'elle se précipita pour échapper à mon contact physique. Je me redresse alors un peu pour la regarder se lever du lit, et tournoyer dans la pièce sans vraiment savoir quoi faire d'elle. Je me mords la lèvre, la respiration encore un peu haletante. Mais intérieurement, je m'énervais après cette sale blonde qui s'était sentie si mal à l'aise qu'elle avait carrément décidé de tout arrêter, persuadée de m'avoir très certainement offusquée. Qu'elle est pénible ! Et mon plan alors ! Comment elle pouvait penser à me laisser tomber maintenant, alors qu'elle était sur le point de s'accorder un dernier plaisir avant de mourir ?? Non, définitivement, elle n'avait pas le droit de me laisser dans un moment si crucial. ...Crucial ? Mon dieu...Oh non. Pas ça. Je déglutis légèrement. Et je profite qu'Emma soit trop occupée à s'excuser et tourner en rond pour passer très doucement ma main entre mes cuisses. Je n'ose même pas regarder ce que je fais. La vérité me frappe de plein fouet. Non...mais non...Qu'était-ce donc cette petite...substance, liquide et chaude, qui...Mon dieu. C'est pas vrai. Cette femme, malgré toute la haine et le mépris que j'éprouvais à son égard, elle avait quand même réussit à me...m'émoustiller. Me donner envie. C'est pas possible. Je rêve éveillée. En plus elle voulait s'en aller, alors que j'étais...Je soupire. Et puis, finalement, le rappel de mon plan, et surtout l'appel du plaisir charnel dont semblait témoigner mon intimité légèrement humide, je finis par prendre une grande inspiration. Emma commençait à se rhabiller, sûrement plus mal à l'aise que je l'étais.

    Alors oui. Je cesse de m'énerver. Je reprends peu à peu mon self control de femme impassible. Cette fois j'étais prête. Profitant une nouvelle fois de l'obscurité, je retire sans hésitation le vêtement qu'Emma avait commencé à m'enlever. J'enlève d'ailleurs tout le reste, calmement, sans la quitter des yeux. Une fois complètement nue, je me lève du lit à mon tour. Dans la pénombre, la blondinette ne distinguant que ma silhouette, je m'avance vers elle, en murmurant de ma voix grave et suave :

    « Emma... »

    D'un léger claquement de main, la lumière fut. Oui car chez les Mills on a toutes les nouvelles technologies les plus chères à mettre en place. Cependant, ce ne fut pas une lumière directement aveuglante, mais plutôt une faible lueur qui ne faisait pas mal aux yeux. Mais tout de même...suffisamment éclairée pour qu'Emma puisse désormais avoir une vue prenante et complète sur mon corps nu. Mon dieu mais qu'est-ce que je faisais...Enfin. Je devais la faire rester et dormir dans mon lit coûte que coûte. Ne cessant toujours de la quitter des yeux, je m'approche d'avantage d'elle, jusqu'à me coller complètement contre son corps. Je n'avais pas eu beaucoup de mal, Emma semblait comme figée. Une main glissa timidement sur son épaule, et ce fut alors à mon tour de lui donner un baiser. Pas un langoureux baiser, je m'étais contentée de poser mes lèvres sur les siennes, puis je murmurais contre celles-ci :

    « Reste avec moi... »

    Cela voulait tout dire. J'espérais qu'Emma le comprenne, et ne fuie pas cette fois.



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MessageSujet: Re: crawling in my skin • Ft. Regina M.   Lun 17 Mar - 22:33



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Je soufflais de soulagement, tandis qu'au loin, je distinguais vaguement mon jean, nonchalamment posé sur le sol. Mon cerveau me cria alors que la sortie était proche. Rapidement, je m'empressais de rejoindre le petit tas de vêtement disposé dans un coin de la pièce. Enfin, le temps sembla pourtant se suspendre. Je n'eus pas réellement l'occasion d'aller récupérer mes biens. La voix de Regina avait surgis de nul part, comme un grondement sourd et grave. Cessant alors tout mouvement, je m'immobilisais près du lit, le cœur battant. A vrai dire, je craignais ses remontrances acerbes, son éternelle furie. Mon visage se tendit, dessinant une grimace embarrassée. Un instant, j'eus l'idée de me jeter par la fenêtre, mais la chute me sembla bien trop abrupte. Finalement, je bombais le torse, prête à encaisser les coups de toute ma prestance. Mon cœur cognait douloureusement à mes tempes, mais je l'occultais. J'ouvris la bouche, espérant pouvoir en placer une avant de subir sa fureur, seulement, aucun son n'en sortit plus...

Les yeux légèrement plissés, je tentais de m'accommoder à la lumière qui régnait désormais dans la chambre. La vision qui s'offrit alors à moi me fit déglutir. Une vague de chaleur remonta le long de mon échine, me forçant à entrouvrir quelque peu la bouche pour pouvoir respirer correctement. Qu'est-ce que... Mon esprit semblait ne pas vouloir comprendre. Elle était là, devant moi, entièrement nue sous la pâle lumière qui tamisait la pièce. Un vertige me prit, mais je fus bien incapable de remuer un cil. Ma bouche devint sèche, comme si je revenais d'une séance de sport. Je sentais la brûlure devenir flamme au creux de mon estomac, humidifiant malgré moi le seul sous-vêtement que je portais à l'heure actuelle. Je serrais les jambes, par un réflexe idiot, afin de contenir ce flot de désir que je sentais me submerger. Cette silhouette, que je ne parvenais plus à quitter du regard, se pressa alors contre la mienne, faisant céder les dernières barrières de raison. Mes doigts serrèrent sa taille, comme pour m'assurer qu'il ne s'agissait pas là d'un rêve, tandis que je fermais les yeux sous le contact de ses lèvres. Cette fois, je n'essayais plus d’enchaîner cette envie, ce besoin bien trop intense. Je le laissais envahir chaque petite cellule de mon organisme, me consumer sans vergogne...

- Regina..., soufflais-je, époustouflée
Mes doigts effleurèrent ses côtes, puis la pointe de ses seins, tandis que ma langue goûtait de nouveau la saveur si sucrée de sa peau ; remontant le long de son cou, pour caresser le lobe de son oreille. Je frissonnais, frémissais sans plus aucune retenue, laissant à mon être le loisir de s'exprimer librement. Plus fermement, je la repoussais vers l'arrière, jusqu'à ce qu'elle ne bascule enfin sur le lit. Je retrouvais ma place au dessus d'elle, plongeant au creux de ses prunelles brunes, un regard assombris par le désir. Ma main épousa chacune de ses formes, dans une délicatesse et une douceur infinie. Et, alors que je me penchais pour capturer sa bouche une fois de plus, j'osais frôler sa féminité. L'humidité que j'y sentis me fit gémir contre ses lèvres, faisant hoqueter mon corps de plaisir. Mon geste prit une assurance qui me surprit, me poussant à exercer une douce pression contre cette zone sensible. Je la regardais à nouveau, visiblement troublée, tout en caressant cette chair si nerveuse, le souffle court.
- Regina, soupirais-je, le front posé contre le sien.
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