Forum RPG sur la série Once Upon A Time
 
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 Les courses de la discorde

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MessageSujet: Les courses de la discorde    Mer 12 Fév - 1:38


Les courses de la discorde


Une semaine ! Oui une semaine entière sans la moindre goutte d'alcool (au petit déjeuner). Je le confesse, ça n'est pas une grande victoire, mais un premier pas. J'ai besoin de changement, je crois que la vie que je mène depuis mon réveil, ne me conviens pas ou plus. Je n'arrive pas à imaginer toute cette vie construite sur un modèle de banalité déconcertant. Alors, je me plais à imaginer qu'il fut un temps j'étais une espèce ordure, un enfoiré sans nom, le pire des connards à juste titre. C'est plus facile de se placer du mauvais côté de la barrière quand on ne sait plus comment prendre sa vie en main. Et puis merde quoi ! Ça y est le réveil sonne ! Je commence à 9 h pile et entre nous je ne suis pas vraiment coutumier de la ponctualité. Mes élèves ne l'étant pas non plus, nous ne nous blâmons pas, mais les collègues sont à l'inverse un peu plus tatillon sur le sujet. Qu'ils aillent se faire f...au diable. Oui étant professeur de littérature je me dois de m'exprimer dans un registre on ne peut plus soutenu, bien qu'il m'arrive parfois d'avoir envie d'être un peu plus familier à l'égard de ces imbéciles qui n'ont rien d'autre à faire que de juger.

Après une douche éclair et un rasage tout aussi rapide, j'enfile mon costume d'enseignant, avale un café bien noir et engloutit une petite pâtisserie pour la route. Je prends ma chemise et mon sac en bandoulière, rejoint mon épave et prend la route pour rejoindre le « paradis de mes journées » Je me faufile dans les couloirs noirs de monde, il n'est pas encore 9 heure et cela se ressens. Avant de passer dans ma classe, je fais un détour par le distributeur, car il me faut ma petite collation matinale et manque de chance l'appareil est hors d'usage. Merde, c'est ma journée, je le sens ! A n'en pas douter elle risque d'être longue et je risque de ramer pas mal. Je renonce à ma collation et rejoint ma salle de classe, je m'installe à mon bureau, il me reste encore cinq petites minutes avant que la sonnerie ne retentisse au loin. Par réflexe je prends mon portable et m'assure de n'avoir reçu aucun message, ce qui est le cas, mais je ne peux m'empêcher d'en rédiger un.


Greg




Salut ! La semaine commence et je ne peux même pas m'offrir un café, machine hors d'usage. Il faudra penser à notre offrir une petite donation madame le Maire, parce qu'être privé d'un café noir avant d'affronter une horde d'ados boutonneux, est une vraie torture et je pèse mes mots. Sinon dis-moi est-ce que ça te tente un diner ? Ce soir ? Toi, moi et Henry soyons fous. Tiens-moi au courant, je vais affronter les gosses. Bonne journée. »





Aujourd'hui, 8h49

Une fois le message envoyé je range mon mobile et dans une parfaite synchronisation, la sonnerie retentit. La journée commence ! O les cœurs !



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MessageSujet: Re: Les courses de la discorde    Mer 26 Fév - 23:30

    Regina, pour une fois de pas si mauvaise humeur que d'habitude, s'active comme chaque matin à réveiller Henry, lui préparer son petit déjeuner, et se préparer elle-même pour aller travailler à la mairie. Madame le Maire qui, d'habitude, ne reçoit pas de sms mis à part pour des affaires, est plutôt étonnée de voir son téléphone vibrer de si bon matin. Tandis que le café chauffe, elle regarde le sms et sourit en le lisant. Alors, elle répond à son ami Raspoutine :

    « Je ne sais pas encore pour la donation. Je verrais donc cela ce soir avec vous. Mon fils ne sera pas là, je le confie au shériff Swan pour la soirée. Donc ce sera en tête à tête. Je passerais faire des courses. Bonne journée. »



    Helena :

    Le jour se lève sur Storybrooke, j'entends au loin mon réveil sonner, j'ai beau tendre le bras pour l'arrêter, je n'y parviens pas. Et j'ai la flemme monumentale de faire de plus amples efforts, alors je le laisse sonner jusqu'à temps qu'il s'arrête. D'ailleurs, j'attends trop longtemps. Tellement apaisée par la fin de ce bruit pénible de sonnerie, je finis par me rendormir malgré moi. Cela m'arrive souvent. Toujours après la première sonnerie du réveil j'ai tendance à comater encore plusieurs minutes au lit. Sauf que manque de chance, parfois il y a des ratés. Cette fois-là, je ne m'étais pas contentée de comater, je me suis carrément assoupie. Au bout d'une demi-heure, je me réveille alors en sursaut. Je me redresse, jette un œil au réveil et...oh mon dieu ! Les cours commencent dans dix minutes ! Et comme je commence avec ce vieux ronchon de professeur de littérature, qui n'apprécierait sûrement pas que j'arrive en retard et ne se retiendrait probablement pas pour me renvoyer de cours. Mais je ne pouvais pas me permettre de rater un cours de littérature, c'était bien trop ennuyeux à rattraper. Je saute aussitôt du lit et je me dépêche de prendre une douche, juste laver le plus nécessaire, je m'habille et ne prend même pas le temps de me passer un coup de maquillage, je m'empresse de quitter mon appartement. Heureusement que la fac n'est pas loin. Malheureusement, dix minutes n'ont pas suffit pour la douche et l'habillage. Même si j'ai été rapide, me voici devant la fac avec quelques minutes de retard. Je m'empresse ainsi de rejoindre la salle de cours de littérature. Un peu penaude, je frappe à la porte, et entre timidement. Les joues rosées, me faisant toute petite, je demande poliment :

    « Bonjour, euh, excusez-moi pour le retard, je... »

    J'attendais ainsi la permission d'entrer, histoire de savoir si le professeur serait d'humeur clémente et me laisserait entrer, ou sinon si il allait me jeter à la porte.



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MessageSujet: Re: Les courses de la discorde    Jeu 6 Mar - 20:06


Les courses de la discorde


Et voilà, j'entends au loin la sonnerie retentir et privais de mon café matinal, je prends la direction de ma salle de classe prêt à affronter les éléments. Au passage je sens mon portable vibrait, je suis rassuré, car je n'ai, pour une fois, pas omis de le mettre sur silencieux. J'affiche l'écran et constate que ma très chère Regina n'a pas traîner pour me répondre, alors sans plus attendre je lui adresse à mon tour :

« OK, ça me va très chère, on pourra parler affaire plus aisément si tu vois ce que je veux dire :P Pour les courses c'est sur mon chemin donc... au pire on peut éventuellement les faire ensemble »

A peine le sms envoyé me voilà bousculer par une horde d’élèves prêts à jouer les Hussein Bolt pour ne pas être en retard et écoper d'une punition.

« Hey, vous ne pouvez pas faire attention bande de crétins ! » leur hurlais-je au passage, mais rien n'y fais les affreux mécréants rejoignent leur salle de classe et je me retrouve par terre à ramasser mes ouvrages. Décidément, les parents ne savent plus tenir en laisse leur infâme progéniture, c'est désolant. Arrivé à destination je souffle, sors mon trousseau de clés et ouvre péniblement la porte. J'avance d'un pas lourd vers mon bureau y dépose mes affaires, efface le tableau qui n'a, comme à son habitude pas était effacé la veille. J'en arrive à me demander ce que le personnel technique fiche ici. D'abord le distributeur en panne et maintenant ma salle de cours à peine nettoyée. Décidément on se tourne sacrément les pouces ici. Mais je n'ai pas le temps de maugréer d'avantage, il me reste à peine quelques minutes avant de débuter les hostilités. Armé de ma crée blanche, je trace les premières lettres du thème d'études que j'ai soigneusement concocté à mes chers élèves aujourd'hui « Le mal et la providence » Une fois toutes les lettres en place, satisfait de mon travail je sors mes fiches, quelques livres, mon fidèle dictionnaire et l'objet d'étude « Candide de Voltaire » La sonnerie retendit une dernière fois et en l'espace d'une minute ma salle de cours prend vie.

-Bien, bien, installez-vous, ne traînons pas, car je vous l'annonce sans prendre de pincettes, le cours d'aujourd'hui sera long et intense

-Le pied quoi m'sieur !

-Sean, je ne suis pas contre le fait que vous vous exprimiez, car n'est- ce pas le but de ce cours ?

-Si m'sieur !

-Bien et à l'avenir je préférais vous entendre dire quelque chose d'utile pour changer.

Le sarcasme, une arme redoutable quand on manie les mots avec dextérité, mais ne suis-je pas payé pour ça, leur apprendre l'expression, le maniement des mots ? Bien sûr je le confesse, il m'arrive parfois d'être blessant à l'égard de certains comme le dénommé Sean qui est une de mes cibles favorites. Mais j'aime aussi remettre en place les élèves qui cherchent à tout prix l'obtention de la bonne note et de la bonne appréciation du professeur. Je ne fais pas de différence entre les nuls, les passables et les bons élèves.

-Bien sortez donc vos livres. J'imagine que tout le monde n'a pas pris le temps de lire cet ouvrage bien que je vous ai laissé trois semaines pour le faire. 100 pages c'est trop pour vous à n'en pas douter, malgré tout je vais tenter de m'adapter et d'amoindrir les notions trop complexes pour ceux et celles qui à ce stade, sont déjà sur le bord de la route. Bien commençons.

A peine ais-je eu le temps de terminer qu'une porte, visiblement celle de ma salle de cours, s'ouvre à la volée pour laisser apparaître une jeune fille blonde. A ce moment précis j'aurai dû être faussement outré, jouer la colère et jouer de moralité pour blâmer le retard de cette jeune fille, mais rien ne se passa ainsi. Mon regard se posa sur elle et le temps s'arrêta, l'espace d'un instant je revis un autre visage tout aussi semblable au sien. Traits pour traits les mêmes expressions, le prénom d'Andrea remonta à la surface et tout un tas d'images me revinrent comme des souvenirs tendres.

« Bonjour, euh, excusez-moi pour le retard, je... »

Elle me sorti de mon trouble et pour m'assurer d'avoir repris le contrôle, j'activais ma fonction sarcasme.

-Les excuses ne sont pas valables pour un retard, car je n'accepte traditionnellement aucun retard. Cependant, le cours n'ayant pas officiellement commencé je ne vais pas perdre du temps à vous faire la morale. Aller donc vous asseoir !

Elle m'avait perturbé, mais je ne devais pas perdre la face devant les autres, pas de traitement de faveur, malgré tout quelque chose d'étrange semblait émanait de cette jeune fille.

-Donc reprenons. Aujourd'hui par le biais de Candide de Voltaire nous allons étudier comme vous pouvez le voir, les thèmes du mal et de la providence ...

La première heure passa comme une lettre à la poste, la deuxième en revanche fut un peu plus douloureux pour les faibles esprits de cette classe. Par chance la sonnerie allégea leur peine et les délivra de mon emprise littéraire.

-Bien, remettez-moi vos copies s'il vous plaît. N'oubliez pas dans une semaine la traditionnelle petite évaluation de fin de cours. Cette fois, faites-moi plaisir et montez au-dessus de la moyenne, mon marqueur rouge s'essouffle

Chacun à leur tour me rendirent leur « chef d'oeuvre » pour ensuite quitter ma prison et en rejoindre une autre. Un à un ils venaient s'acquittaient de leur devoir et je songeais déjà au mien en observant l'amas de feuille qui prenait de la hauteur. Ma classe se vidait progressivement, la jeune fille blonde fut la dernière à passer devant moi. Elle sorti une double copie de son sac et me l'a tendit visiblement peu sûre de ce qu'elle faisait.

-Hélèna ? Votre prénom ne me dis rien, d'ailleurs je vois qu'il n'y a pas de nom de famille, c'est contraignant ça. C'est votre premier cours n'est-ce pas ? Ou alors je pers la tête... Bon pour le retard j'espère que c'est la dernière fois.

Etrangement cette jeune fille que je n'avais à priori jamais vu, me semblait familière et chose encore plus étrange, pour la première fois depuis mon arrivée, j'étais aimable. Je pris sa copie et la plaça au sommet de ma pile



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MessageSujet: Re: Les courses de la discorde    Dim 23 Mar - 15:55

    Régina se demandait bien pourquoi est-ce que son cher ami demandait à faire les courses pour le dîner ensemble, mais après tout cela pouvait être amusant. Et au moins, ils seraient tous les deux, enfin tous les trois puisque Henry viendrait aussi, d'accord sur ce qu'ils aimeraient manger. Madame le Maire, toujours aussi démonstrative et relativement peu douée avec les nouveaux téléphones portables, répondis d'un simple « Ok. » sans vraiment penser à demander plus de détails sur l'heure de la rencontre, quel supermarché etc. Régina quoi.

    Helena :

    Alors que j'étais persuadée que j'allais me faire renvoyer, je baissais d'ailleurs la tête un peu penaude en attendant la sentence du professeur Radzinsky, finalement celui-ci me laissa entrer en cours sans m'y renvoyer. Je lève alors les yeux vers lui, un peu surprise, une expression sur le visage du genre « ...Really ? » mais non, apparemment je ne rêvais pas. J'étais bel et bien autorisée à rester au cours. Bon. Alors je ne dis rien de plus mis à part bredouillant un :

    « Oh, me..merci.. »

    Puis j'allais m'asseoir au fond de la classe, à l'une des rares places qu'il restait. Histoire de ne pas me faire remarquer d'avantage. Le cours put alors commencer, aujourd'hui apparemment nous allions étudier Candice de Voltaire. Plutôt étrange que nous apprenions la littérature française, enfin je crois que c'était français, alors qu'un cours sur des écrivains anglophones tels que Shakespeare par exemple, aurait été plus judicieux selon moi. Mais bon, après tout il était tout aussi intéressant de comparer la littérature des différents pays. Même si personnellement je n'y m'y étais jamais vraiment intéressée. La littérature en général. J'étais plutôt une scientifique dans l'âme, je n'aimais pas trop les métaphores, je préférais le concret des mathématiques. Ainsi je n'avais jamais été très attentive aux cours de littérature et mes résultats témoignaient d'ailleurs de mon manque d'attention. Encore une fois j'étais distraite, regardant de temps à autre par la fenêtre, en manque d'évasion. Lorsque les deux ennuyeuses de cours s'achevèrent, chacun passèrent au bureau du professeur pour leur remettre leurs copies. L'un de mes camardes me tira de mes rêveries.

    « Helena, c'est l'heure ! »

    Je sursaute légèrement, lui souriant un peu bêtement.

    « Ah...oui ! »

    En retard par rapport aux autres, comme d'habitude, je range en hâte mes affaires avant d'aller retrouver le bureau de Radzinsky pour lui remettre ma copie. Étrangement, aucune réflexion sur mon manque d'attention au cours, peut-être n'y avait-il pas porté attention non plus. La preuve, il pensait que c'était mon premier cours. Ma tête ne devait pas lui revenir. Constatant que j'avais effectivement oublié d'inscrire mon nom de famille, je sors en hâte un stylo et inscrit « Doe ».

    « Ah excusez-moi, j'oublie chaque fois mon nom. Enfin, celui qu'on m'a donnée...désolée. Et je suis vos cours depuis le début de l'année. »



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MessageSujet: Re: Les courses de la discorde    Dim 23 Mar - 16:52


    Suite à ma remarque, la jeune blondinette avait sorti son stylo pour y inscrire « Doe » dans la case correspond au patronyme. Je fus surpris, ce patronyme ne m'était pas inconnu et pour cause je l'avais, au même titre que David Nolan, portait durant une longue période. Dans ma tête beaucoup de questions fusaient. « Doe » n'est pas un nom de famille comme les autres. Cette jeune fille était- elle dans le même cas de figure que moi ? Sans identité ? Non, je crois que je me fais des films, j'interprète trop de choses, je vois des signes partout. Mon puzzle est tellement incomplet que je pioche partout pour combler les trous, il faut impérativement que je me reprenne.
    Elle me tend à nouveau la fiche que je reprends et glisse dans le paquet.

    -Ah excusez-moi, j'oublie chaque fois mon nom. Enfin, celui qu'on m'a donnée...désolée. Et je suis vos cours depuis le début de l'année.

    -Doe ? Quel bien étrange nom de famille ! Une fois encore je fus surpris par cette jeune demoiselle en plus de cela elle venait de me faire savoir qu'elle suivait mes cours depuis le début de l'année, soit quelques mois. Comment se fait-il que je ne la remarque que maintenant. C'est étrange, très étrange ! Avais-je un voile sur les yeux durant tout ce temps? A croire que oui.

    -Vous suivez mes cours depuis le début de l'année ? Comme pour me convaincre, je pris entre mes mains la liste des élèves et du bout du doigt, j'observais un à un les patronymes de chacun de mes élèves. Arrivé à la lettre « D » effectivement je découvris « Hélèna Doe ». Autant pour moi, elle ne mentait pas.

    -Ah oui effectivement, vous y êtes inscrite ! Mais je pense que si vous vous investissiez un peu plus lourd du cours, je n'aurai pas à devoir chercher votre nom sur ma liste. La prochaine fois, faites un effort, aussi petit soit-il. Je ne vous mangerai pas miss Doe.

    Je range alors mes affaires dans mon sac en bandoulière et quitte la salle de classe pour en regagner une autre et dispenser les deux dernières heures de cours de ma journée. Sur mon passage, je ne me retourne pas pour regarder la jeune fille, bien que l'envie m'y prenne. Comment ai-je pu ne pas remarquer cette élève ? Je remarque tout le monde d'habitude. Il se passe vraiment des choses étranges depuis quelques temps.

    Deux heures plus tard, assommé d'avoir répété la même chose durant tout mon cours, je sors légèrement sur les nerfs. Je regagne le parking, pose mes affaires à l'arrière de ma voiture, un léger courant d'air remonte jusqu'à ma nuque, par réflexe je me retourne et là je suis face à un type massif, il a quelques cheveux blancs et porte un habit de concierge. Il est droit comme un « i » et m'observe avec insistance, j'en ai des frissons.

    -Hey c'est quoi votre problème ? lui lançais-je. Une voiture passe entre nous et l'instant d'après l'homme a disparu. C'est quoi ce bordel ? Je me masse les yeux comme pour me convaincre d'avoir rêvé et sans plus attendre je rejoins ma voiture pour en finir au plus vite avec cette sale journée. Sans plus attendre je fais démarrer le moteur sauvage et bruyant de ma vieille américaine. En route je prends mon téléphone et envoie un sms à Regina :

    « C'est moi ! Je serais là dans une dizaine de minute ! Finalement je passe directement chez toi. Ca te va ? J'ai la flemme de faire un détour par chez moi et je ne suis vraiment pas d'humeur. A tout de suite »



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MessageSujet: Re: Les courses de la discorde    Dim 6 Avr - 22:22

    Helena :

    Quel étonnement que mon professeur n'ait pas daigné reconnaître mon nom sur la liste. Ironie, bien sûr. J'avais l'habitude de passer inaperçue. Une enfant oubliée, orpheline, dont personne ne se souciait vraiment de l'existence. Je n'avais toujours aucune idée d'où je venais, aussi avais-je décidé de suivre les cours à la face, sans vraiment savoir où ça me mènerait mais au moins j'avais autre chose en tête. Autre chose qui me permettait d'oublier qu'on m'avait gratifiée du nom de famille « Doe », le même nom que l'on donne à tous les illustres inconnus retrouvés comme ça, sur le chemin. Et parmi tant d'autres, je n'avais aucune importance. Le professeur Radzinsky venait encore une fois de me le prouver en ayant pas daigné retrouvé mon nom sur la liste, ni même ne m'avoir remarquée depuis le début de l'année. Nous étions nombreux, certes, mais bon. Il me fit alors remarquer ensuite que si je m'investissais plus dans ses cours il m'aurait remarquée. Sûrement. Mais j'étais d'un naturel discrète et je n'osais pas m'imposer. J'agissais comme cela à tous les cours. Je n'étais pas un cancre, j'avais de bonnes notes, mais je ne posais simplement jamais de questions. Légèrement gênée, je me contente de répondre :

    « Désolée, Monsieur. »

    Puis, je m'empresse de quitter la salle. Je me rends aux toilettes des filles pour me rafraîchir le visage, mais Radzinsky sorti peu après moi de sa salle semble troublé par quelque chose. Pourtant il n'y a que le concierge et...Je soupire. Peu importe. Tout le monde dit que ce professeur a quelques soucis de toute façon. Et beaucoup de gens à Storybrooke semblent en avoir aussi. Finalement, je suis plutôt bien dans ma solitude.


    Régina :

    La journée venait de s'achever pour moi aussi, alors je rentrais paisiblement à la maison après avoir récupéré Henry à la sortie de l'école. Comme d'habitude je lui prépare son goûter et il se dépêche de rejoindre sa chambre pour y passer le reste de la soirée, sans vraiment avoir de longue discussion au préalable. Je n'avais eu à peine le temps de le mettre au courant de notre dîner de ce soir avec Grégoire. J'hausse les épaules. Tant pis. Il s'en rendra bien compte de toute façon. À peine après m'être posée tranquillement au canapé, je reçois de nouveau un message. Grégoire, de nouveau. Ce n'était pas plus mal qu'il vienne me chercher directement ici, parce que dans l'immédiat j'avais la flemme de ressortir encore. Il était en plus visiblement de mauvais poil. Génial...ces courses allaient être merveilleuses. Une nouvelle fois je répondis simplement « Ok. »



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MessageSujet: Re: Les courses de la discorde    Dim 13 Avr - 11:27


    Me voilà donc installé dans ma voiture que je démarre non sans peine. C'est une vieille américaine qui ne fonctionne malheureusement pas au quart de tour.


    -Et merde !


    Je sors à nouveau de l'épave qui refuse de démarrer aujourd'hui. J'ouvre le capot, rien d'anormal à première vue. Saleté de bagnole ! Je ferme le capot et retente le coup croisant les doigts pour que la carcasse métallique démarre. Ma patience est mise à rude épreuve aujourd'hui et une panne « mécanique » est tout sauf la bienvenue. J'enclenche le contact et... miracle ma voiture redémarre l'air de rien. Je reprends enfin la route et quitte le parking de l'école, il n'y a pas grand monde sur la route, surement que la plupart des habitants ont terminé leur journée de travail et qu'ils se sont tous précipité chez eux afin de profiter des quelques hypothétiques heures de repos qu'ils leur restent avant de reprendre demain. Mon regard se perd sur quelques visages familiers avant de me concentrer à nouveau sur la route, je quitte alors la grande place et prend la direction du quartier où vie Regina.



    J'arrive sur le pont qui se trouve près de la forêt, il commence à faire nuit à présent, j'allume mes phares qui chassent instantanément les ténèbres de l'horizon et à ce moment précis quelque chose d'étrange se passe. Ces mêmes phares que je viens d'allumer s'éteignent sans raison et voilà que la radio s'allume alors que je n'ai pressé aucun bouton. Il y a trop d'interférence pour que je ne puisse comprendre ce qui se dit. J'arrête à nouveau ma voiture, les phares se rallument et les interférences se font plus audibles, les grésillements laissent entrevoir quelques paroles bien distinctes.



    « Raspoutine…Raspoutine »



    Effrayé par ce que je crois entendre, je sors précipitamment de ma voiture et par réflexe je regarde dans toutes les directions afin de démasquer l'auteur de cette plaisanterie de mauvais goût. Mais comme j'aurai pu m'en douter personne ne se montre et je suis seul au milieu de nulle part, il fait nuit, froid et je suis tout sauf rassuré. Par chance lorsque je réactive le contact, l'épave se remets à démarrer et sans plus attendre je presse l'accélérateur pour reprendre la route. Cinq minutes plus tard me voilà arrivé, je me gare dans l'allée face à l'imposante demeure victorienne. Avant de sortir je prends une grande inspiration, me masse la nuque et regarde dans mon rétroviseur avant et là je le vois, ce type qui était sur le parking de l'école et me fixait avec insistance avant de disparaître derrière un bus.



    « Hey ! » criais-je en sortant de ma voiture pour me confronter à l'étranger qui de toute évidence avait encore disparu. Je me masse les tempes et prend une grande inspiration. Ca va aller me dis-je intérieurement, tout va bien se passer. Je vais retrouver Regina on va passer une bonne soirée ensemble, je vais même rencontrer Henry. Tout va bien ! Sans plus attendre je me dirige vers le petit portail qui mène à l'allée, je monte les trois marches du perron et frappe. De l'autre côté de la porte j'entends le claquement d'une paire de talons sur le marbre froid de la demeure. Moins d'une seconde plus tard, Regina me fait face, je chasse de mon esprit ce qui vient de se passer et lui sourit légèrement histoire de ne rien laisser paraître



    « Voilà, je suis là ! Désolé pour le retard, un petit contre temps. Tu es prête pour aller faire quelques courses ? »


    Je me décale pour la laisser passer, elle a déjà ses clés en main. Evidement que nous allons prendre sa voiture, je crois qu'au vue de l'état déplorable de la mienne c'est préférable. Je l'a rejoint et prend place côté passager en soufflant légèrement. J'espère oublier cette maudite journée au plus vite. Une fois à l'intérieur du confortable véhicule, je mets ma ceinture et sans trop savoir pourquoi je me mets à penser à la jeune fille répondant au nom d'Helena. Mon esprit est ailleurs, je reste silencieux tout en pensant à elle. Elle ressemble traits pour traits à la femme qu'il m'arrive de voir dans mes rêves, c'est étrange.



    « Demain je consulte un psy ! » dis-je à voix haut. Et oui je venais de le dire tout haut à mon plus grand désarroi. Je me rattrape aux branches et tente de sauver les apparences en ajoutant « Je voulais dire, demain je rends mes copies ! Je suis fatigué, je dis que des conneries ! »



    A-t-elle remarqué mon lapsus ? Oui ! A-t-elle remarqué quelque chose d'étrange ? Oui ! Me prend-elle pour un fou ? Je l'ignore à cet instant et je n'ai pas envie de m'attarder sur la question. Une fois la voiture garée, je m'extrais sans plus attendre et rejoins l'intérieur du magasin tout aussi vite, ce qui me vaut au passage une remarque de Regina.



    « Les magasins ferment tôt aussi, donc on n'a plutôt intérêt et pas molasser. Alors qu'est-ce qu'on prend ? »



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MessageSujet: Re: Les courses de la discorde    Dim 25 Mai - 14:00


    La journée à la mairie pour une fois s'était achevée plus tôt que prévu, ce qui n'était pas pour me déplaire, car comme dit précédemment je n'étais pas forcément de très bonne humeur aujourd'hui. C'est d'ailleurs peut-être aussi pour ça que la journée s'était finie prématurément, le conseil municipal avait décidé de s'arrêter là pour aujourd'hui à cause de la mauvaise humeur de Madame le Maire. Inutile de la contrarier, n'est-ce pas ? Alors c'était ainsi, j'étais rentrée sans trop demander mon reste. Ce soir je passais la soirée avec Grégoire, que je devais attendre pour aller faire des courses. Passionnant, n'est-ce pas ? Cela ne m'enchantait pas vraiment d'être vue au supermarché, mais avais-je vraiment le choix ? En plus je doutais fort qu'Henry veuille prendre part à cette petite soirée. Lorsque je rentrai chez moi, il était déjà rentré et cloîtré dans sa chambre, comme d'habitude. Inutile d'aller lui demander de venir faire les courses avec nous. Grégoire ne tarda pas à arriver peu après ma propre arrivée. Je n'eus aucun mal à entendre le moteur bruyant de sa vieille voiture qui venait de se garer non loin de mon jardin. Je renfile aussitôt mon manteau noir et prend les clés de ma mercedes. Après tout, je n'avais pas l'intention d'être vue au supermarché avec une poubelle comme la voiture de Grégoire. Ah, bien sûr je m'équipe également d'une grande poche en plastique pour y mettre les denrées. Peu avant qu'il ne vienne frapper, j'ouvre directement la porte. J'hausse un sourcil à son excuse.

    « Ça va, on a encore le temps. De toute façon je viens de rentrer également. »

    Grégoire se pousse alors légèrement pour me laisser passer, je passe donc devant lui pour aller ouvrir la voiture. Une fois tous les deux dedans, je démarre sans plus attendre. Autant que cette histoire de courses soit vite réglée, ça ne m'enchante pas vraiment. Cependant, une remarque de mon ami attira mon attention. Pourquoi mentionnait-il le fait d'aller voir un psy ? Étrange. Je me demandais ce qu'il avait vu. Toutefois je fais mine de ne pas y prêter attention. Je lui demanderais une fois que nous serons revenus à la maison. Concentrée sur la route, je répondis un simple :

    « Oh. »

    Sans plus. Je n'avais pas vraiment envie d'entamer une conversation en conduisant. Une fois sur le parking du supermarché, Grégoire se précipite au dehors pour entrer dans le magasin. Je soupire et le rejoint sans grande conviction.

    « Hé, doucement ! Je n'ai pas envie de marcher vite. Bon, prenons une bouteille de champagne, et de quoi faire des toasts au caviar. » fis-je sur un ton tranchant.



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MessageSujet: Re: Les courses de la discorde    Lun 26 Mai - 14:12


Les courses de la discorde


Une fois dehors, la fraîcheur hivernale frappa mon visage, j'étais fatigué sans trop savoir pourquoi, énerver d'avoir passé une aussi mauvaise journée. Ma vie commençait à prendre une tournure amère, loin de me plaire. J'avais l'impression d'étouffer, alors que je respirais normalement, j'avais l'impression d'être aveugle, alors que ma vue était à priori bonne. Peut-être avais-je juste besoin d'un peu de sommeil ou d'une bonne soirée en charmante compagnie. C'est beau de rêver n'est-ce pas ? Regina elle-même semblait de mauvais poil et elle était tout, sauf charmante. Je ne disais rien, mais son comportement commençait à m'offenser voir m'agacer. Je n'arrivais pas à comprendre ce qui se passait entre nous. J'avais beau faire des efforts, me convaincre que tout allait bien, mais rien n'y faisait, ma mauvaise conscience gagnait du terrain et ne cessait de m'atteler dans ma tête, que cette femme à laquelle je tenais tant, n'était qu'une manipulatrice, qu'elle se jouait de moi et que je n'étais qu'un pion de plus dans sa partie d'échec. Après tout, ne suis-je pas en droit de me poser des questions ? Elle se fiche de moi, je lui balance que demain je consulte un psy, lapsus, maladroit que je tente de masquer derrière une justification pourrie et en guise de réponse, elle se contente d'un « Oh ! ». Pourquoi je m'attache autant, j'ai l'air d'un toutou qui court après la balle. Je l'ai aimé, je n'en doute pas, mais elle, m'a-t-elle aimé un jour ? L'ai-je fais souffrir pour qu'elle agisse de la sorte ? Pourquoi je me pose autant de question ?


Après être sortie de mes « méditations intérieures » je repris le contrôle en enclencha le mode « grognon ». La nuit était tombée, il faisait froid et au vu de l'heure, les commerces de Storybrooke n'allaient pas tarder à fermer. Si nous voulions avoir de quoi dîner, il fallait nous activité à présent.


« - Les magasins ferment tôt aussi, donc on n'a plutôt intérêt et pas molassé. Alors qu'est-ce qu'on prend ? »


Regina sortit de sa « somptueuse » voiture, ne manqua pas de me lancer un regard noir en guise de désapprobation, puis me suivit d'une pas actif à l'intérieur du magasin. Elle ne cessait de soupirer et je comprenais bien malgré moi, que ça n'était pas la motivation qui l'animait présentement. Elle ne cessait de regarder à gauche, puis à droite, de peur d'être vue ici, je présume. Alors je donnais la cadence et marchais vite pour mettre un terme à cette « torture ».


« Hé, doucement ! Je n'ai pas envie de marcher vite. Bon, prenons une bouteille de champagne, et de quoi faire des toasts au caviar. »


Son ton était aussi glacial que son attitude, je serrais alors la mâchoire et me tournais pour lui faire face et lui rendre l'appareil, espérant être tout aussi froid qu'elle, afin de lui faire comprendre qu'être désagréable n'était pas forcément la meilleure solution


« - Si ça t'emmerde autant d'être là, reste dans ta voiture à attendre. Et tu es bien gentille Gina, mais laisse-moi te rappeler une chose. Toi, tu es Madame le Maire, moi, je suis prof titulaire. Toi, tu jouis de bien des privilèges, moi le seul privilège que j'ai, c'est d'avoir une place de parking attitrée. Toi, tu as un salaire confortable, moi j'ai juste ce qu'il faut pour vivre. Alors, désolé de te décevoir, mais on va éviter le champagne et le caviar et se contenter de quelque chose d'un peu plus abordable. »



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MessageSujet: Re: Les courses de la discorde    Jeu 29 Mai - 1:31

    Lasse, agacée, fatiguée par je ne sais quelle raison, cette histoire de courses d'irritait plus qu'autre chose au final. Et j'avais hâte d'en finir. Pourtant, je ne le montrais pas vraiment puisque je trainassais mollement jusqu'au magasin. Je n'avais pas envie de m'attarder pendant cent six ans ici non plus, voilà pourquoi j'avais directement proposé d'acheter ce dont j'avais envie sur le moment. Enfin, ce n'était pas vraiment une proposition, c'était plus un ordre qu'autre chose. Sauf que ça n'avait pas l'air de vraiment plaire à Grégoire, et celui-ci prit immédiatement la mouche en se retournant vers moi et commença à s'énerver après moi sur le même ton que le mien, ce qui eut le don de me faire réagir. Figée, écarquillant les yeux d'un air offusqué, tout en l'écoutant se défendre avec des raisons...qui étaient entendables, certes pour des gens de son rang social sûrement. Mais pas pour le mien. Le laissant s'énerver, je m'empresse de répliquer aussitôt en haussant le ton :

    « Dis donc, baisse d'un ton avec moi, hein ! Tu ne vas pas me faire pleurer sur ton sort en prétendant qu'un professeur titulaire comme tu dis, n'es pas fichu capable de mettre 30$ dans une simple bouteille de champagne ! Surtout qu'on aurait partagé les frais, alors je te défends de me parler comme ça. Au lieu de tout de suite m'agresser, tu pouvais tout simplement me faire part de tes propositions à toi ! Oh, et puisque tu le prends comme ça, alors d'accord, je retourne à ma voiture. Prends ce que tu veux. Mais si tu t'attends à débarquer chez moi pour le dîner avec des pizzas et des bières, alors ce n'est même pas la peine de venir. Tu te crois où ? Chez moi c'est pas McDonald's à la bonne franquette ! Sur ce, débrouille-toi. »

    Je tourne alors les talons et me dirige vers la sortie du magasin, profondément offusquée et agacée.



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MessageSujet: Re: Les courses de la discorde    Jeu 29 Mai - 14:03


Les courses de la discorde


Le discours était franc, elle n'avait pour ainsi dire prit aucune « pincette » à mon égard. Ok, elle a passé une mauvaise journée, ok elle est facilement irritable, mais est-ce une raison pour me parler comme ça ? Je me sens mis plus bas que terre, je ne suis même pas vexé, juste en colère. Une fois sa réplique terminée, « Madame » tourne les talons et me laisse au milieu du rayon sous le regard, lointain, de l'hôte de caisse. Je pousse un long et bruyant soupire et fouille la poche de mon jean à la recherche de ma carte bancaire. Moi qui pensais sortir un petit billet et privilégier un repas à la bonne franquette, je dois revoir mes prétentions à la hausse.

Je traîne des pieds et me dirige vers d'autres rayons. J'embarque sur mon passage de quoi réaliser des toasts, puis j'avance dans le rayon « alcool » et m'arrête devant toute une rangée de bonnes bouteilles. Je pourrais prendre la pire piquette et accessoirement la bouteille la moins chère, mais cette chère Regina habituée au standing et à la bonne boisson, le devinerait en une gorgée et me lancerait à nouveau une remarque acerbe. Alors, je regarde les étiquettes et prends la bouteille la plus chère. Puis je retourne sur mes pas et prend la direction du rayon frigorifique. Des fruits de mer, ça devrait en théorie faire plaisir à « mon amie ». Alors je scrute les bacs frigorifiques à la recherche d'un truc « intéressant ». A l'autre bout de la superette, les portes s'ouvrent à nouveau et laisse réapparaître ma despotique Regina. Ses talons claquent vivement le marbre du sol et je devine que la jeune femme n'est qu'à quelques pas de moi. Je l'attends et lorsqu'elle est à bonne distance je me retourne et lui lance :

« - Je suis censé te faire la révérence ? Ou alors peut-être que je devrais subtiliser les mots trop familiers par d'autre un peu plus soutenus ? Sache néanmoins, que j'ai moyennement apprécié ton petit speech de tout à l'heure. Inutile de me rappeler qu'on ne vient pas du même milieu, je suis assez grand pour le comprendre tout seul. Donc voilà, j'ai pris la bouteille la plus chère, je cherche des fruits de mer et j'insiste sur le fait de tout payer moi-même comme un grand. Et par pitié, arrête de faire de moi le salaud qui passe son temps à t'aboyer dessus. Tu as passé une mauvaise journée, j'ai passé une mauvaise journée. Tu es de mauvaise humeur, je suis de mauvaise humeur, mais contrairement à toi, j'ai essayé de faire un effort. Alors comme je veux éviter d'allumer le feu, je te propose de choisir ce que tu veux dîner et j'aviserai par la suite. Sache toutefois que j'ai horreur des pizzas et de la bière, mais ça tu es censé le savoir non ? »

Après lui avoir cloué le bec, je reprends mon exploration à travers les allées du magasin, espérant désamorcer les tensions. Conscient qu'elle ne fera pas le premier pas, je ralentis la cadence et l'attends

« - Bon aller, tu viens, je ne vais pas tout choisir seul »



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Les courses de la discorde

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